Toutes les plateformes agréées par la DGFiP sont rassemblées plus bas, classées par usage, chacune renvoyant à sa fiche détaillée. Le registre compte plus de 125 opérateurs immatriculés définitivement début mai 2026, contre 101 en janvier. De plus, il s’allonge presque chaque semaine, au fil des levées de réserve.
Une plateforme agréée est un opérateur privé habilité par l’État à émettre, transmettre et recevoir vos factures électroniques. Pour le cadre complet de leur rôle, notre guide de la plateforme agréée fait le tour. Le terme a d’ailleurs remplacé l’ancien sigle « PDP » en juillet 2025, par décision de la DGFiP.
Avant de parcourir la liste, un repère s’impose. Chaque plateforme porte un statut : « immatriculée sous réserve » ou « définitive ». Seule la seconde a passé tous les tests techniques. Par ailleurs, la version vivante et officielle reste celle d’impots.gouv.fr, actualisée en continu par l’administration.
La liste officielle des plateformes agréées, classée par usage
La liste ci-dessous reprend les opérateurs immatriculés, regroupés par grande famille d’usage plutôt que par ordre alphabétique. Ce classement reste indicatif : il aide à se repérer, pas à juger la conformité. Chaque nom mène à sa fiche, avec le détail des fonctions et du statut. Pour les définitions, voyez ce qu’est une plateforme agréée et la différence entre PDP et PA.
Comptabilité, gestion et expert-comptable
Ce groupe rassemble les outils de comptabilité et de facturation, des solutions pour indépendants aux plateformes mutualisées de cabinets. C’est le segment le plus recherché par les TPE et les professions libérales.
| Plateforme | Profil / usage principal |
|---|---|
| Indy | Indépendants (BNC/BIC) |
| Pennylane | Dirigeants + experts-comptables |
| Tiime | Sociétés + compte pro |
| Abby | Micro & création |
| Dougs | Compta en ligne |
| Dext | Pré-compta & OCR |
| N2F | Notes de frais |
| Sage | TPE/PME (historique) |
| Cegid | PME/ETI, suite gestion |
| EBP | TPE/PME, gestion |
| Cogilog | TPE (Mac/PC) |
| macompta.fr | TPE, compta en ligne |
| OneUp | Compta automatisée |
| Fiducial Cloud | TPE/PME |
| Kolecto | Gestion financière TPE/PME |
| Agiris | Cabinets comptables |
| Cerfrance | Réseau d’experts-comptables |
| Fulll | Cabinets comptables |
| Jefacture (ECMA) | Plateforme des experts-comptables |
| Iopole | API & cabinets |
Banque, facturation et gestion d’entreprise
On trouve ici les néobanques pro, les CRM et les suites de gestion qui intègrent la facturation. Plusieurs proposent une offre adaptée aux indépendants comme aux PME en croissance.
| Plateforme | Profil / usage principal |
|---|---|
| Qonto | Néobanque pro |
| myKinexo | Gestion TPE (groupe bancaire) |
| Euro-Information | Groupe Crédit Mutuel / CIC |
| Axonaut | CRM & gestion TPE/PME |
| Sellsy | CRM & facturation |
| Henrri | Facturation gratuite |
| Evoliz | Facturation & compta |
| Odoo | ERP / gestion intégrée |
| Dolibarr | ERP open source |
| Freebe | Freelances |
| Obat | BTP (devis-factures) |
| Qweeby | Facturation & EDI |
| Invopop | API e-invoicing |
Dématérialisation, EDI et grands comptes
C’est la famille la plus fournie de la liste. Elle réunit les spécialistes de la dématérialisation, de l’EDI et des flux achats, taillés pour les ETI, les groupes et les volumes élevés. Beaucoup s’intègrent directement aux ERP.
| Plateforme | Profil / usage principal |
|---|---|
| Esker | Automatisation P2P / O2C |
| Yooz | Dématérialisation achats |
| Generix | EDI / supply chain |
| Itesoft | Dématérialisation documents |
| Docaposte SERES | Dématérialisation (La Poste) |
| Tessi | Business process / déma |
| Pagero | Réseau e-invoicing |
| Edicom | EDI international |
| Sovos (Saphety) | Conformité fiscale internationale |
| Basware | P2P / e-invoicing |
| Comarch | EDI / e-invoicing |
| Tradeshift | Réseau B2B |
| Serensia | Quadient (dématérialisation) |
| SAP (DRC) | ERP / grands comptes |
| Axway | Intégration / API |
| Tungsten Automation (ex-Kofax) | Capture / automatisation |
| Medius | P2P / dépenses |
| DocuWare | GED / workflow |
| Open Bee | GED / dématérialisation |
| Zeendoc | GED PME |
| Cecurity.com | Archivage / coffre-fort |
| InfoCert (Tinexta) | Confiance numérique |
| Pitney Bowes | Dématérialisation / courrier |
| B2Brouter | Réseau e-invoicing |
| Paragon | Dématérialisation / BPO |
| Transalis | EDI / e-invoicing |
| SPS Commerce | EDI retail |
| TESISQUARE | Supply chain / EDI |
| Tenor | EDI |
| Cegedim | EDI / e-business |
| Symtrax | Édition documentaire |
| DocProcess | Automatisation B2B |
| Chaintrust | Automatisation factures |
| Flowie | Automatisation factures |
| Doxallia | Dématérialisation |
| Docoon | Dématérialisation |
| TX2 Concept | EDI / dématérialisation |
| Logilec | Dématérialisation |
| Effinum | Dématérialisation |
| Ventya | Dématérialisation |
Solutions sectorielles
Quelques plateformes ciblent un métier précis, avec des connecteurs adaptés à leur filière. Pour ces secteurs, une solution spécialisée évite souvent des développements coûteux.
| Plateforme | Secteur visé |
|---|---|
| Digipharmacie | Pharmacies & officines |
| DARVA (Digital’Tech) | Assurance |
| Agena3000 | Distribution & agroalimentaire |
Comment lire la liste sans se tromper
Un nom présent sur la liste ne suffit pas à fonder votre choix. Deux points méritent une vérification systématique : le statut d’immatriculation et la nature exacte de l’opérateur. Les négliger reste l’erreur la plus fréquente.
Sous réserve ou définitive : la nuance qui change tout
La procédure se déroule en deux temps. D’abord, l’opérateur reçoit une immatriculation « sous réserve » : son dossier administratif est validé, rien de plus. Ensuite, la DGFiP vérifie sa conformité technique réelle, notamment l’échange de factures entre plateformes et l’extraction des données. Cette étape débouche sur l’immatriculation définitive.
Une plateforme sous réserve ne peut donc pas encore opérer pleinement. C’est pourquoi viser un opérateur déjà définitif réduit le risque de migrer en pleine bascule. Pour creuser, comparez les deux statuts via notre page immatriculation sous réserve vs définitive, et le détail de la procédure d’immatriculation.
Une plateforme sous réserve qui ne lève pas ses réserves dans les délais voit son numéro expirer. Le statut affiché sur impots.gouv.fr prime toujours sur tout classement, y compris celui de cette page.
Une plateforme agréée n’est pas une « solution compatible »
La confusion la plus coûteuse oppose la plateforme agréée à la « solution compatible », l’ancien opérateur de dématérialisation. Une solution compatible intervient en amont ou en aval pour préparer vos factures. Cependant, elle ne peut pas assurer seule la conformité ni transmettre vos données à la DGFiP. Seule la plateforme agréée porte ces missions réglementaires.
En pratique, votre logiciel actuel peut rester une solution compatible branchée sur une plateforme agréée. Les deux ne s’excluent pas. Notre page sur la solution compatible et ses limites détaille cette articulation.
Beaucoup d’éditeurs affichent ce label sans figurer sur la liste. Une solution non immatriculée ne peut pas transmettre vos factures à la DGFiP. Vérifiez toujours le nom dans le registre officiel avant de souscrire.
Choisir dans la liste selon votre profil
Plus de 125 noms ne servent à rien sans méthode de tri. Le bon réflexe consiste à partir de votre activité, pas du catalogue. Trois familles se dégagent selon votre volume et votre organisation. Notre guide comment choisir sa plateforme agréée et notre page prix et tarifs approfondissent chaque critère.
Indépendants et TPE : viser le gratuit conforme
Pour un faible volume, plusieurs plateformes du premier tableau offrent une version gratuite et conforme. Indy, Tiime, Pennylane ou Abby en font partie. La limite tient surtout au support, souvent réduit à une FAQ, et au plafond de volume. Pour savoir jusqu’où va la gratuité, consultez notre analyse sur la plateforme agréée gratuite.
PME et ETI : volume, connecteurs et automatisation
Au-delà d’un certain volume, les critères changent : accès multiples, relances automatisées, connecteurs comptables ou ERP. Le ticket d’entrée PME tourne autour de 30 € par mois. Pour les ETI et les gros flux, les budgets grimpent et se négocient, avec des intégrations SAP ou NetSuite. Le tableau ci-dessous résume les trois grands profils tarifaires.
PA gratuite (TPE)
PA généraliste PME
PA spécialisée ETI
La liste qui fait foi : celle de la DGFiP sur impots.gouv.fr, avec le statut sous réserve ou définitif de chaque opérateur, actualisée chaque semaine.
Le réflexe de sécurité : vérifier le numéro d’immatriculation, privilégier le définitif, et ne jamais confondre « plateforme agréée » et « solution compatible ».
Une fois la bonne famille repérée, le plus efficace reste d’ouvrir un compte sur une plateforme déjà définitive et de la tester sur vos premières factures. Cela vaut mieux qu’un comparatif de plus, jamais calé sur votre activité réelle.
Questions fréquentes
La liste officielle des plateformes agréées est-elle gratuite à consulter ?
Oui, totalement. La DGFiP publie le registre en accès libre sur impots.gouv.fr. Vous y trouvez le nom de chaque opérateur, son site et son statut d’immatriculation. Aucun comparateur payant n’est nécessaire pour cette vérification de base. Méfiez-vous donc des services qui facturent l’accès à une « liste exclusive » : l’information officielle reste gratuite.
Peut-on utiliser plusieurs plateformes agréées en même temps ?
Rien ne l’interdit. Une entreprise reste libre de retenir une ou plusieurs plateformes immatriculées. En pratique, centraliser vos flux sur un seul opérateur principal simplifie nettement la gestion. Le multi-plateforme se justifie surtout pour des structures complexes, avec filiales ou métiers très différents. Pour la majorité des TPE et PME, une seule plateforme suffit.
Que risque-t-on en passant par une plateforme non agréée ?
Vos factures ne sont pas conformes, et vos clients ne les reçoivent pas via le réseau officiel. La loi de finances 2026 prévoit notamment une amende de 15 € par facture émise hors conformité. Toutefois, les sanctions ne s’appliquent pas en cas de première infraction réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une demande de l’administration. La tolérance reste donc limitée.
Une plateforme « sous réserve » peut-elle émettre mes factures dès maintenant ?
Non, pas pleinement. Tant que l’immatriculation reste « sous réserve », l’opérateur n’a pas validé tous les tests techniques exigés. Il ne peut donc pas garantir la transmission complète de vos données à la DGFiP. Attendez la confirmation du statut définitif avant tout engagement. Sinon, vous risquez de devoir migrer en pleine bascule réglementaire.
Comment changer de plateforme agréée sans perdre ses factures ?
Le changement est prévu par la réforme et reste possible à tout moment. Vos factures déjà émises et archivées vous appartiennent, et la portabilité fait partie des obligations des opérateurs. Anticipez simplement la reprise de l’historique et la reconfiguration des connecteurs. Notre guide comment changer de plateforme agréée décrit chaque étape.