Cherchez Freebe dans la liste officielle des plateformes agréées : son nom n’y figure pas. La liste publiée par la DGFiP le 29 juillet 2026 recense 145 opérateurs immatriculés, et Freebe n’en fait pas partie. Ce n’est ni un oubli ni un dossier en retard. L’éditeur a revendiqué un autre statut en juin 2026, celui de Solution Compatible, et confie toute la couche réglementaire à SuperPDP. Votre conformité passe donc par un acteur dont vous n’entendrez presque jamais parler.
Cette architecture n’a rien d’un bricolage. Bercy décrit lui-même deux voies de raccordement : passer par une plateforme agréée directement, ou y accéder au travers d’une solution compatible. Situer Freebe demande donc un détour par la liste officielle des plateformes agréées immatriculées, qui rend visible ce que l’outil est et ce qu’il n’est pas.
Reste le calendrier, qui ne bouge pas. Toutes les entreprises assujetties doivent pouvoir recevoir des factures électroniques au 1er septembre 2026. Les TPE, PME et micro-entrepreneurs basculent à l’émission obligatoire au 1er septembre 2027. Un an sépare les deux chantiers, et Freebe ne les traite pas de la même façon.
Oui, Freebe est conforme. Non, Freebe n’est pas une Plateforme Agréée. C’est une Solution Compatible branchée sur SuperPDP, qui porte l’immatriculation DGFiP et opère les échanges réglementaires. Vous continuez à créer vos factures dans Freebe. Le transport, l’annuaire et les données fiscales passent par SuperPDP.
Le diagnostic vous sort trois plateformes classées selon votre statut.
Freebe est-il une Plateforme Agréée ?
La question revient dans presque tous les comparatifs, et la réponse y est souvent fausse. Deux statuts coexistent depuis la réforme, avec des droits très différents. Voici ce que Freebe prend en charge et ce qui lui échappe.
| Question | Réponse |
|---|---|
| Freebe est une Plateforme Agréée ? | Non |
| Statut revendiqué | Solution Compatible |
| Plateforme agréée utilisée | SuperPDP |
| Réception des factures | Oui, dans l’interface Freebe |
| Émission électronique | Oui, via Freebe puis SuperPDP |
| Format annoncé à l’émission | Factur-X |
| E-reporting | Annoncé automatique par l’éditeur |
| Inscription à l’annuaire | Depuis les paramètres Freebe |
| Autre compte à gérer au quotidien | Non |
| Cible | Micro, EI, GIE et sociétés |
Freebe est une Solution Compatible
L’administration a créé deux signes distincts en 2025 : une marque de garantie « Plateforme agréée » et un label « Solution compatible ». Le second désigne un logiciel de gestion qui prépare et affiche vos factures sans jamais toucher au circuit réglementaire. Une solution compatible ne peut ni transmettre une facture dans le schéma officiel, ni remonter vos données fiscales à la DGFiP. Elle doit s’appuyer sur une plateforme immatriculée pour le faire à sa place.
Freebe s’est déclaré Solution Compatible dans un communiqué publié le 22 juin 2026 sur son propre blog. L’éditeur y assume le choix : rester sur son cœur de métier, l’outil de gestion des indépendants, plutôt que de porter une infrastructure réglementaire. Le raisonnement se défend. Encore faut-il que le lecteur sache ce qu’il signe.
Plusieurs comparatifs présentent encore Freebe comme une plateforme agréée. Le registre officiel de la DGFiP tranche : seule l’immatriculation compte, et un statut affiché sur le site d’un éditeur ne la remplace pas. Freebe n’y figure pas, et n’a pas vocation à y figurer.
SuperPDP est la PA utilisée derrière Freebe
SuperPDP est une plateforme agréée française conçue en API d’abord, pensée pour les éditeurs de logiciels autant que pour les entreprises. Freebe s’appuie sur son API de conformité pour la transmission des flux. Le périmètre couvert dépasse largement le simple transport de fichiers.
SuperPDP annonce la prise en charge des formats Factur-X, UBL 2.1 et CII, l’inscription des entreprises dans l’annuaire, l’émission et la réception, l’e-reporting, la remontée des statuts de cycle de vie et l’interconnexion via le réseau Peppol. Sur son offre directe, le compte en ligne reste gratuit jusqu’à 1 000 factures par mois, avec une vérification d’identité facturée 2 € HT. Ces conditions concernent SuperPDP en direct, pas nécessairement ce que Freebe négocie pour ses utilisateurs.
Est-ce aussi conforme qu’une PA directement intégrée ?
Sur le plan réglementaire, oui. Le communiqué de Bercy accompagnant la publication de la première liste des plateformes agréées est explicite : les entreprises devront recevoir leurs factures par l’intermédiaire d’une plateforme agréée, directement ou au travers d’une solution compatible. Le montage Freebe entre donc dans le schéma prévu, sans dérogation ni tolérance.
Le vrai écart se situe ailleurs. Avec une PA intégrée, un seul acteur porte l’immatriculation, l’interface et la responsabilité. Avec Freebe, la chaîne compte un maillon contractuel de plus. L’article 1737 du Code général des impôts prévoit d’ailleurs une amende spécifique de 50 € par facture, plafonnée à 45 000 € par an, pour une plateforme agréée qui manquerait à ses obligations de transmission. Cette responsabilité pèse sur SuperPDP, pas sur Freebe.
En pratique, le compromis se lit ainsi. Vous conservez un outil construit autour du quotidien freelance, avec sa gestion du temps et ses déclarations. Vous externalisez la couche réglementaire à un tiers que vous n’avez pas choisi. Si Freebe changeait de partenaire, ou si SuperPDP perdait son immatriculation, votre migration dépendrait de l’éditeur.
Comment recevoir ses factures électroniques avec Freebe en 2026 ?
La réception est l’échéance courte, celle du 1er septembre 2026. Elle concerne toutes les entreprises assujetties, y compris les micro-entrepreneurs sans TVA à reverser. Freebe ouvre le parcours d’inscription par vagues depuis juin 2026, et la manipulation demande une dizaine de minutes.
Comment inscrire son entreprise dans l’annuaire
Le parcours démarre dans Paramètres, puis Facturation électronique, avec un bouton « Poursuivre avec Freebe ». Vient ensuite un formulaire assorti d’une vérification d’identité. Cette étape passe par Datakeen, le prestataire retenu par SuperPDP, et repose sur vos papiers officiels. La documentation Freebe la présente comme une obligation légale, non comme une sécurité additionnelle.
Quatre cases suivent : l’accord formel pour émettre des factures électroniques, la participation à la phase pilote, l’inscription immédiate de votre SIREN comme adresse de réception, et l’autorisation donnée à Freebe de gérer votre compte SuperPDP. Une fois validée, l’entreprise entre dans l’annuaire Peppol immédiatement, et dans l’annuaire français dès le lendemain si vous participez au pilote. La marche à suivre générique reste détaillée sur notre page dédiée à l’inscription à l’annuaire central.
Pourquoi Freebe demande une autorisation SuperPDP
Voilà le point que presque aucun comparatif ne restitue. Vous ne choisissez pas seulement Freebe : vous mandatez Freebe pour gérer votre compte SuperPDP. La case d’autorisation crée ce mandat. Sans elle, aucune facture ne transite. La documentation de l’éditeur le formule sans détour : c’est pratiquement le seul moment où vous verrez SuperPDP apparaître dans votre expérience Freebe.
Deux détails techniques méritent un contrôle après l’inscription. Dans l’annuaire français, une raison sociale affichée en « ND » signifie simplement que vous avez refusé de paraître dans les bases publiques. Une adresse de facturation marquée « non active » indique que vous n’avez pas activé la réception avant le 1er septembre 2026. Côté Peppol, une seconde ligne portant le suffixe _replyto apparaît : c’est une adresse de retour technique, utile lorsque la plateforme de réception diffère de celle d’émission.
Que voit-on lorsqu’une facture fournisseur arrive ?
Le fournisseur interroge l’annuaire à partir de votre SIREN, identifie Freebe comme destination, et sa plateforme route la facture. Le document atterrit dans votre espace, déjà structuré, sans téléchargement ni ressaisie. Freebe annonce ensuite deux actions possibles : valider ou refuser, en un clic.
Le refus n’est pas anodin. Il déclenche un statut qui remonte au fournisseur et suspend le traitement comptable de la pièce. Les conséquences d’un rejet en réception diffèrent d’ailleurs selon qu’il vient de la plateforme ou de vous. Un rejet technique bloque l’acheminement. Un refus métier, lui, engage la relation commerciale.
Comment Freebe émettra vos factures électroniques en 2027 ?
Prenez un cas concret : consultant en micro-entreprise, vous facturez 2 000 € à une SAS française. Après septembre 2027, cette facture ne peut plus partir par e-mail. Elle doit emprunter un circuit précis, dont Freebe n’occupe que la première case.
Du devis Freebe au Factur-X
Vous créez la facture comme avant, éventuellement depuis un devis existant. Freebe la convertit ensuite au format Factur-X, un PDF/A-3 lisible par votre client avec un fichier XML structuré embarqué. Le flux part alors vers SuperPDP.
Ce point mérite d’être martelé. Générer un Factur-X impeccable ne suffit pas à être conforme. C’est l’acheminement par une plateforme agréée qui transforme un fichier en facture électronique réglementaire. Un Factur-X produit localement et envoyé en pièce jointe reste un e-mail avec un joli PDF dedans.
Comment la facture arrive chez le client
SuperPDP interroge l’annuaire avec le SIREN de votre client, identifie la plateforme qu’il a désignée, puis route le document vers elle. Les deux plateformes sont interopérables par obligation d’immatriculation. Votre client n’a donc pas besoin d’utiliser Freebe ni SuperPDP.
En retour, des statuts de cycle de vie remontent la chaîne : déposée, reçue, mise à disposition, encaissée. Freebe annonce un suivi en temps réel. Quels statuts seront réellement affichés en production au 1er septembre 2026 reste à confirmer auprès du support, la documentation publique n’étant pas explicite sur ce point.
Que se passe-t-il en cas de refus ?
Un rejet par la plateforme du destinataire renvoie un statut négatif et la facture n’est pas réputée transmise. La correction passe alors par une facture rectificative ou un avoir, selon la nature de l’erreur. Freebe gère déjà les factures d’acompte, de solde et d’avoir dans son offre classique.
Reste que la procédure de reprise après rejet réglementaire n’est pas documentée publiquement. Une amende de 50 € par facture non émise sous forme électronique s’applique pourtant, dans la limite de 15 000 € par année civile. Autant savoir à l’avance comment l’outil rattrape une facture bloquée.
B2B français, particulier ou client étranger : que fait Freebe ?
Tout ne bascule pas dans l’e-invoicing. Le régime dépend du statut de votre client et de son lieu d’établissement, pas de votre outil. Freebe annonce identifier automatiquement le type de transaction, mais la règle fiscale s’impose en amont.
| Situation | Régime applicable | Ce que fait Freebe |
|---|---|---|
| Client professionnel établi en France | E-invoicing | Facture routée via SuperPDP |
| Client particulier français | E-reporting | Données transmises, pas de facture électronique |
| Client professionnel étranger | E-reporting | Hors circuit e-invoicing français |
| Client particulier étranger | E-reporting selon l’opération | Traité comme une vente hors champ |
| Fournisseur français | Réception obligatoire dès 2026 | Facture reçue dans l’interface |
| Franchise en base de TVA | Concerné si assujetti | Même circuit que les autres |
Un cas revient souvent chez les indépendants et n’est presque jamais traité : la mission passée par Malt, Upwork ou une plateforme d’intermédiation. Le traitement dépend du montage contractuel et de l’identité réelle du cocontractant. Facturez-vous la plateforme, ou le client final via un mandat ? Freebe reconnaît lui-même que la réponse varie selon le montage. Vérifiez donc qui figure comme destinataire sur vos factures avant septembre 2027.
Freebe gère-t-il automatiquement l’e-reporting ?
L’éditeur annonce une prise en charge automatique : identification du type de transaction, puis transmission des données correspondantes. La promesse est claire. Elle mérite quand même d’être décomposée, car l’e-reporting repose entièrement sur la qualité de vos fiches clients.
Clients particuliers
Une vente à un particulier ne produit pas de facture électronique, mais elle alimente l’e-reporting B2C. Encore faut-il que Freebe sache distinguer un particulier d’une entreprise. Le CRM récupère automatiquement les données des clients professionnels français à partir de leur nom, ce qui suggère un typage par SIREN. Un client saisi à la main sans identifiant reste donc le point de fragilité à surveiller.
Clients étrangers
Une prestation facturée à une société allemande ou canadienne sort du circuit e-invoicing français. Elle relève de l’e-reporting B2B international. Le pays et le numéro de TVA intracommunautaire deviennent alors des données fiscales, plus de simples mentions d’en-tête. Un numéro absent ou erroné fausse la qualification de l’opération, donc la déclaration.
Données de paiement et encaissements
Pour les prestations de services, la réforme réclame aussi les données de paiement, c’est-à-dire l’encaissement effectif. La synchronisation bancaire de Freebe, compatible avec plus de 450 banques, alimente déjà ce rapprochement. Attention toutefois au montant de la sanction : 500 € par transmission omise depuis la loi de finances pour 2026, contre 250 € auparavant, plafonnés à 15 000 € par an. Certaines pages produit citent encore l’ancien montant.
- Code général des impôts, article 1737, sur Légifrance : amende d’émission et plafonds
- Code général des impôts, article 1788 D, modifié par la loi de finances pour 2026 : sanctions e-reporting
- economie.gouv.fr : publication de la première liste des plateformes agréées et raccordement via solution compatible
- impots.gouv.fr : foire aux questions DROM, COM et TAAF
- Documentation d’aide Freebe, article d’annonce du 22 juin 2026 et page tarifs, consultés le 12 août 2026
Combien coûtera la facture électronique avec Freebe ?
La question du surcoût réglementaire est la première que posent les utilisateurs. Elle appelle une réponse en deux temps : ce que coûte Freebe, et ce que coûte le raccordement. Les deux ne sont pas documentés avec la même précision.
Tarif actuel
La page tarifs affiche un prix unique par statut, toutes fonctionnalités incluses. Pour une micro-entreprise, le paiement annuel revient à 12,50 € par mois, facturé 150 € TTC par an, contre 15 € en mensuel. Les entreprises individuelles, les GIE et les sociétés relèvent de grilles distinctes. L’essai dure 30 jours, sans carte bancaire.
Une réserve s’impose. Une page d’atterrissage de l’éditeur consacrée à la facturation électronique annonce un outil gratuit pour les auto-entrepreneurs, sans limite de durée. La page tarifs, elle, ne propose aucun palier à 0 €. Cette contradiction interne n’est pas tranchée publiquement : demandez confirmation écrite avant de vous engager sur la foi d’une seule page.
SuperPDP entraîne-t-il un coût supplémentaire ?
Rien dans la communication de Freebe n’évoque un supplément lié au raccordement. La grille commerciale de SuperPDP prévoit pourtant une vérification d’identité à 2 € HT et un minimum de facturation annuel sur son offre directe. Ces montants relèvent de la relation entre les deux éditeurs, pas nécessairement de votre abonnement. Rien ne dit non plus ce qui se passerait si SuperPDP révisait ses tarifs en 2027.
Existe-t-il des quotas ?
Freebe annonce des devis et factures illimités, quel que soit le statut. De son côté, SuperPDP plafonne son compte gratuit à 1 000 factures par mois. Savoir si ce plafond se répercute sur les comptes Freebe demande une confirmation du support. Pour un indépendant qui émet quelques dizaines de factures par an, la question reste théorique.
Freebe vaut-il encore son prix face aux PA gratuites ?
Voilà le vrai débat de 2026. La conformité n’est plus un argument de vente, puisque plusieurs plateformes agréées la fournissent gratuitement. Payer un logiciel doit donc se justifier autrement.
Ce que vous payez réellement avec Freebe
Le transport de la facture ne coûte rien de particulier : il est mutualisé chez SuperPDP. Ce que vous financez, c’est la couche métier construite pour les freelances et indépendants : suivi du temps facturable, rentabilité par mission, déclaration URSSAF pré-remplie, livre des recettes et registre des achats, trésorerie, CRM et paiement en ligne. À 150 € par an, la rentabilité tient à un calcul simple. Si l’outil vous fait gagner deux heures par mois, l’affaire est pliée.
Dans quels cas une PA gratuite suffit
Un micro-entrepreneur qui émet dix factures par an, sans time tracking ni pilotage, n’a pas besoin d’un abonnement. Une plateforme agréée gratuite couvre alors la réception, l’émission et l’e-reporting. Freebe montre également ses limites sur les volumes élevés, les circuits de validation à plusieurs, la comptabilité d’engagement et les besoins d’ERP. Ce n’est pas un défaut : ce n’est pas sa cible.
Freebe ou Indy, Abby et Tiime pour la facture électronique ?
La différence tient à l’architecture, pas au niveau de conformité. Freebe passe par une plateforme agréée tierce quand ses concurrents portent eux-mêmes l’immatriculation. Ce n’est pas nécessairement un désavantage pour l’utilisateur, mais cela change qui répond en cas d’incident.
| Solution | Statut réforme | Prix d’entrée | |
|---|---|---|---|
FrFreebeMicro, EI, sociétés | Solution Compatible via SuperPDP | 12,50 € / mois | Comparer |
| Plateforme agréée immatriculée | Palier gratuit | Voir l’offre | |
| Plateforme agréée immatriculée | Palier gratuit | Voir l’offre | |
| Plateforme agréée immatriculée | Palier gratuit | Voir l’offre |
Les critères qui départagent vraiment sont ailleurs : compte bancaire imposé ou non, profondeur comptable, automatisation URSSAF, présence d’un suivi du temps. Sur ce dernier point, Freebe garde une avance nette. Sur la conformité seule, les trois autres suffisent sans dépenser un euro.
Que faire dans Freebe avant le 1er septembre 2026 ?
La préparation tient en une session d’une trentaine de minutes. Commencez par contrôler le SIREN et le SIRET enregistrés dans votre fiche entreprise, puis l’adresse et les mentions légales. Une erreur d’identifiant ici casse l’inscription à l’annuaire plus tard.
Ouvrez ensuite Paramètres, puis Facturation électronique. Effectuez la vérification d’identité, cochez l’autorisation de gestion du compte via SuperPDP, et activez l’adresse de réception si vous ne voulez pas attendre l’échéance. Vérifiez enfin votre présence dans l’annuaire français et dans Peppol, en contrôlant que l’adresse de facturation est bien marquée active.
Terminez par vos données clients. Contrôlez que chaque client professionnel porte un SIREN valide, et que vos clients étrangers ont un pays et un numéro de TVA renseignés. Si votre activité comporte une part importante de B2C ou d’international, interrogez le support sur les modalités d’e-reporting avant l’échéance. Le calendrier complet de la réforme vous donnera la date qui s’applique à votre profil.
Notre verdict sur Freebe pour la facture électronique
Freebe fait le travail, à condition de comprendre ce qu’il fait. L’outil reste conforme au dispositif, la réception est déjà opérationnelle pour les utilisateurs inscrits, et le parcours d’annuaire est mieux documenté que chez beaucoup de concurrents. Le mandat SuperPDP, notamment, est expliqué noir sur blanc dans l’aide en ligne.
Deux zones grises subsistent. La contradiction entre la page tarifs et la page d’atterrissage sur la gratuité mérite une clarification de l’éditeur. Le sort d’un utilisateur qui quitte Freebe, côté adressage dans l’annuaire, n’est documenté nulle part. Ces réponses relèvent du support, pas de la déduction.
Le verdict tient donc en une phrase. Vous ne payez pas Freebe pour être conforme, puisque trois plateformes agréées le font gratuitement. Vous le payez si son suivi du temps, ses déclarations URSSAF et son pilotage vous font gagner plus que 12,50 € de temps par mois.
- Freebe n’est pas une plateforme agréée : c’est une Solution Compatible adossée à SuperPDP
- Vous autorisez Freebe à gérer votre compte SuperPDP, cochez bien cette case
- Inscription à l’annuaire depuis Paramètres, puis Facturation électronique
- Réception obligatoire au 1er septembre 2026, émission au 1er septembre 2027 pour les TPE et micro
- Amende de 50 € par facture non conforme, 500 € par transmission e-reporting omise
- 150 € TTC par an en micro, contre 0 € chez plusieurs plateformes agréées
Le diagnostic compare votre besoin réel avec les plateformes agréées adaptées.
Questions fréquentes
Freebe est-il conforme si je suis en franchise en base de TVA ?
Oui, et vous êtes bien concerné par la réforme. La confusion vient d’un raccourci répandu : ne pas facturer de TVA ne signifie pas être hors du dispositif. Un micro-entrepreneur en franchise en base reste un assujetti, même s’il n’est pas redevable. Il doit donc pouvoir recevoir des factures électroniques dès septembre 2026, puis les émettre à partir de septembre 2027.
Peut-on encore envoyer un PDF par e-mail avec Freebe ?
Cela dépend du destinataire. Vers un client professionnel établi en France, le PDF envoyé hors plateforme agréée ne vaudra plus facture après septembre 2027. Vers un particulier ou une entreprise étrangère, en revanche, l’envoi classique reste possible, puisque ces opérations relèvent de l’e-reporting et non de l’e-invoicing. L’affirmation « plus aucun PDF en 2027 » est donc inexacte.
Je suis établi en Guadeloupe ou à La Réunion, suis-je concerné ?
Oui, au même titre qu’en métropole. La Guadeloupe, la Martinique et La Réunion appliquent la TVA, donc leurs entreprises entrent dans le champ de l’e-invoicing prévu à l’article 289 bis. La Guyane et Mayotte, où la TVA n’est pas applicable, restent hors e-invoicing tout en pouvant relever de l’e-reporting. Le détail par territoire figure sur notre page consacrée aux DROM, COM et TAAF.
Puis-je utiliser Freebe avec une autre plateforme agréée ?
La réglementation admet qu’une entreprise désigne des plateformes différentes en émission et en réception. C’est même la raison d’être de l’adresse technique _replyto que SuperPDP ouvre dans Peppol. Reste que Freebe n’expose aucun réglage permettant de choisir une autre plateforme agréée : l’autorisation porte sur SuperPDP. Cette possibilité est donc à confirmer auprès du support avant tout montage mixte.
Que devient mon inscription à l’annuaire si je quitte Freebe ?
Votre entreprise reste inscrite dans l’annuaire avec l’adresse de réception déclarée par SuperPDP. Changer d’outil implique donc de faire modifier cet adressage, faute de quoi vos factures fournisseurs continueraient d’être routées vers l’ancienne destination. La procédure de sortie n’est pas documentée publiquement par l’éditeur. Posez la question avant de vous inscrire, pas au moment de partir.