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Comparatif des logiciels de facturation électronique : la méthode pour choisir sans se tromper en 2026

publié le 23/06/2026· mis à jour le 25/07/2026· 29 min de lecture

Cinquante euros par facture. C’est l’amende prévue à l’article 1737 III du Code général des impôts pour l’entreprise qui n’émet pas ses factures sous forme électronique une fois son obligation d’émission entrée en vigueur, dans la limite de 15 000 € par année civile. Le choix d’une plateforme agréée ne relève donc plus du confort administratif. Il conditionne la transmission de vos factures, la réception de celles de vos fournisseurs et, selon votre activité, l’envoi de vos données d’e-reporting.

Au 21 juillet 2026, la DGFiP publie deux listes distinctes. Notre panorama des logiciels et solutions compatibles recense les grandes familles d’outils. Ce comparatif des logiciels de facturation électronique poursuit un objectif plus étroit : ramener le marché à deux ou trois solutions adaptées à votre entreprise.

La méthode évalue quatre choses : le coût réel sur trois ans, la compatibilité avec le logiciel déjà en place, les opérations réellement réalisables et la facilité de sortie. Un point mérite d’être posé d’emblée. La conformité réglementaire ne départage rien, puisqu’elle constitue une condition d’entrée dans le comparatif, jamais un avantage différenciant.

Liste DGFiP · mise à jour du 21 juillet 2026
137 immatriculations agréées
Soit 135 opérateurs distincts, Ecosio et Kolecto détenant chacun deux immatriculations. Quinze opérateurs supplémentaires attendent leur immatriculation définitive, conditionnée aux tests d’interopérabilité.

La distinction entre les deux listes est la seule qui compte. Un opérateur du premier fichier a passé les tests d’interopérabilité en conditions réelles. Un opérateur du second a déposé un dossier complet et conforme, sans avoir encore franchi cette étape. Les deux fichiers sont téléchargeables sur la page officielle des plateformes agréées.

Transparence

Statuts vérifiés le 25 juillet 2026 sur les deux listes DGFiP du 21 juillet, textes contrôlés sur Légifrance, tarifs relevés sur les pages publiques des éditeurs. 14 plateformes présélectionnées, dont 5 analysées en détail sur 7 critères pondérés. Aucun test terrain n’a été mené à ce stade : le critère « facilité d’utilisation » n’est pas noté et les notes sont calculées sur 85 points évaluables. Certains liens vers les éditeurs sont des liens affiliés, sans surcoût pour vous et sans effet sur les notes, le classement ni les limites signalées.

Comparateur

Comparer trois plateformes agréées

Statuts relevés le 25 juillet 2026 sur les listes DGFiP. Les notes portent sur 85 points évaluables : la facilité d’utilisation n’est pas notée, faute de test terrain.

CritèreIndyPennylaneSellsy
Immatriculation DGFiP09/01/202611/12/202524/12/2025
CibleIndépendant, BNC, microTPE, PME, cabinetsPME commerciales
Prix d’entrée0 € au tarif actuel≈ 14 € HT / mois29 € HT / utilisateur
Mode de tarificationForfaitForfaitPar utilisateur
Fonctionnalités / 2013/2017/2018/20
Intégrations / 2012/2018/2017/20
Prix / 1515/1511/159/15
Facilité d’utilisation / 15Non évaluéNon évaluéNon évalué
Support / 106/107/107/10
Sécurité / 108/108/108/10
Réversibilité / 105/107/106/10
Note évaluable59/8568/8565/85
Réserve principaleComptabilité orientée BNCAucun CRM intégréDeux licences minimum
Accéder à l’offre IndyPartenaire PennylanePartenaire Sellsy

Les liens marqués « partenaire » sont des liens affiliés, sans surcoût pour vous et sans effet sur les notes.

Trois plateformes suffisent à cadrer une décision. Si votre situation est celle d'un indépendant ou d'une micro-entreprise, la comparaison se termine généralement sur les offres gratuites.

Les meilleures plateformes agréées en résumé

Aucune plateforme ne domine dans l'absolu. La recommandation bascule selon le volume de factures, le logiciel déjà installé et la présence d'un expert-comptable. Le tableau donne un point de départ par profil, développé plus bas.

La recommandation par profil

Les tarifs sont des prix d'entrée relevés le 25 juillet 2026 sur les pages publiques des éditeurs. Ils excluent le paramétrage, les utilisateurs supplémentaires et les dépassements de quota.

Profil Point de départ Alternative Prix d'entrée Réserve principale
Profession libérale Indy Pennylane 0 € à 14 € HT Récurrence et débours à vérifier
Artisan Axonaut Logiciel métier raccordé à une PA ≈ 35 € HT Pas de bibliothèque d'ouvrages
Bâtiment Logiciel métier raccordé à une PA Axonaut Sur devis Situations de travaux rarement natives
TPE avec expert-comptable Pennylane Tiime · Qonto ≈ 14 € HT Aucun CRM intégré
Commerce et e-commerce Sellsy Axonaut 29 € HT / utilisateur E-reporting B2C à cadrer
PME avec ERP Cegid · Sage Sellsy Sur devis Paramétrage facturé à part
Entreprise internationale Esker Generix Sur devis Surdimensionné sous 500 factures
Groupe multi-entités Cegid Esker Sur devis Coût de migration élevé
Cabinet comptable Pennylane Tiime · Dext Grille cabinet Adhésion des clients à obtenir

Un classement par notes globales, comme notre sélection des meilleurs logiciels en 2026, sert à repérer les acteurs solides. Il ne remplace pas un filtrage par contraintes réelles.

Les six variables qui déplacent la recommandation

La première est le logiciel déjà utilisé. Si votre outil est lui-même immatriculé, l'arbitrage se termine souvent là. La deuxième est le volume mensuel : au-delà de 100 factures, les offres gratuites atteignent leurs quotas ou leurs limites fonctionnelles. La troisième est le nombre d'utilisateurs, facturé à l'unité chez Sellsy comme chez la plupart des solutions PME.

Vient ensuite le type de clientèle : une activité majoritairement B2C bascule dans l'e-reporting, régime distinct de la facture électronique. Le besoin d'intégration arrive en cinquième, le budget seulement en sixième. Une plateforme à 0 € qui ne gère pas vos acomptes coûte plus cher en ressaisie qu'un abonnement à 35 € par mois.

Tableau comparatif des plateformes présélectionnées

Quatorze plateformes retenues sur les 135 opérateurs agréés, pour leur accessibilité, leur documentation publique et la diversité des profils couverts. Toutes figurent dans la liste des opérateurs ayant satisfait à l'ensemble des conditions, tests d'interopérabilité inclus, au 21 juillet 2026. La date indiquée est celle de délivrance du numéro d'immatriculation.

Budget

Profil

Tarification

14 plateformes sur 14 présélectionnées.

PlateformeImmatriculationCiblePrix d'entréeRéserve principale
IndyPartenaire09/01/2026Indépendant, BNC, micro0 € au tarif actuelComptabilité orientée BNC
TiimePartenaire18/12/2025Freelance, TPE0 € puis ≈ 18 € HTAutomatisations en formule payante
AbbyPartenaire29/01/2026Micro-entrepreneurOffre gratuitePérimètre limité à la micro
ShinePartenaire21/05/2026Micro, entreprise individuelleLié au compte proDevis et factures plafonnés en gratuit
Qonto18/12/2025TPE bancariséeInclus dans l'offre bancaireDépendance au compte Qonto
PennylanePartenaire11/12/2025TPE, PME, cabinets≈ 14 € HT / moisAucun CRM intégré
AxonautPartenaire08/01/2026TPE, PME, artisans≈ 35 € HT / moisSurdimensionné pour la facturation seule
Sellsy24/12/2025PME commerciales29 € HT / utilisateurDeux licences minimum
DextPartenaire11/12/2025Cabinets, gros volumes de piècesGrille éditeurPré-comptabilité, pas de devis
Fulll15/01/2026Cabinets d'expertise comptableGrille cabinetPasse par le cabinet, pas en direct
Cegid18/12/2025PME, ETI, groupesTarif sur devisParamétrage long et facturé
Sage22/12/2025PME, ETITarif sur devisModules facturés séparément
Yooz11/12/2025ETI, flux fournisseursTarif sur devisOrienté achats plus que ventes
Esker11/12/2025ETI, internationalTarif sur devisProjet d'intégration à budgéter

Deux absences méritent d'être signalées, parce qu'elles reviennent souvent dans les listes officieuses. Docaposte ne figure sur aucune des deux listes DGFiP au 21 juillet 2026. Evoliz non plus, l'éditeur passant par un opérateur tiers. Vérifiez chaque nom directement dans le fichier officiel, jamais dans une reprise.

Comparatif détaillé des cinq plateformes principales

Cinq plateformes concentrent l'essentiel des décisions d'indépendants, de TPE et de PME. Chaque fiche suit la même structure et affiche une note sur 85 points évaluables. Les 15 points de facilité d'utilisation restent non notés faute de test terrain, et aucun critère non mesurable ne reçoit de note arbitraire.

Indy : la gratuité la plus solide pour les BNC

Immatriculée le 9 janvier 2026. Indy combine facturation et comptabilité dans une offre de base gratuite, ce qui reste rare. Idéale pour un indépendant en BNC, une profession libérale ou un micro-entrepreneur qui veut un seul outil. À écarter pour une société commerciale avec stock, plusieurs utilisateurs ou une gestion analytique.

La limite tient au modèle comptable, calibré pour la déclaration 2035 et l'entreprise individuelle. Les conditions de sortie et le format d'export complet ne sont pas documentés publiquement, ce qui pèse sur la note de réversibilité. Tarifs relevés le 25 juillet 2026 sur indy.fr.

Les arbitrages face aux concurrentes directes se traitent séparément. Nous détaillons le choix entre Indy ou Pennylane selon la présence d'un cabinet, et le guide sur Indy ou Tiime pour les indépendants qui hésitent entre deux offres gratuites.

CritèreNotePreuveJustification
Fonctionnalités13/20VérifiéFacturation et comptabilité BNC, autofacturation non documentée
Intégrations12/20VérifiéSynchronisation bancaire, API publique non documentée
Prix15/15VérifiéOffre gratuite couvrant émission et réception
Facilité d'utilisationNon notéeNon testéeTest terrain à venir
Support6/10VérifiéChat et email, aucun délai contractuel public
Sécurité8/10VérifiéHébergement France, immatriculation définitive
Réversibilité5/10Non communiquéFormat d'export complet non documenté

Tiime : la réception gratuite avec alerte

Immatriculée le 18 décembre 2025. L'offre Free couvre l'émission et la réception, avec une alerte par email à chaque facture entrante. Idéale pour un freelance qui tient sa comptabilité ailleurs ou travaille avec un cabinet équipé. À écarter pour une structure de plus de trois personnes ou un besoin de relances automatisées.

La formule Smart, autour de 18 € HT par mois, débloque les automatisations. Le modèle reste propriétaire, ce qui peut renchérir une migration ultérieure. Tarifs relevés le 25 juillet 2026 sur tiime.fr.

Deux comparaisons directes précisent le positionnement. Tiime ou Abby oppose deux gratuités calibrées pour des régimes différents. Notre page Pennylane ou Tiime traite le cas d'une TPE qui hésite entre une offre gratuite et un abonnement orienté cabinet.

CritèreNotePreuveJustification
Fonctionnalités13/20VérifiéÉmission, réception et alerte, avancé en formule payante
Intégrations13/20VérifiéFlux cabinet et banque, écosystème restreint
Prix14/15VérifiéFree réellement gratuit, Smart ≈ 18 € HT
Facilité d'utilisationNon notéeNon testéeTest terrain à venir
Support6/10VérifiéEmail et centre d'aide, aucun délai public
Sécurité8/10VérifiéHébergement France, immatriculation définitive
Réversibilité4/10Non communiquéModèle propriétaire, conditions de sortie non publiées

Pennylane : le lien avec le cabinet comptable

Immatriculée le 11 décembre 2025. Pennylane organise le flux entre le dirigeant et le cabinet, avec remontée des pièces, synchronisation bancaire et circuit de validation. Idéale pour une TPE ou une PME suivie par un expert-comptable déjà équipé. À écarter si vous cherchez un CRM ou une gestion de stock.

Un détail vérifiable renseigne sur la réversibilité : l'adresse de contact déclarée par l'éditeur sur la liste DGFiP est dédiée à la portabilité des données. Peu d'opérateurs affichent une adresse aussi explicite. Tarifs relevés le 25 juillet 2026 sur pennylane.com. Notre comparatif des logiciels pour experts-comptables détaille le point de vue du cabinet.

Deux duels reviennent souvent sur ce segment. Notre page Dext ou Pennylane sépare la pré-comptabilité de la gestion complète. Le guide sur Pennylane ou Sage compare une plateforme née dans le cloud et une suite historique installée en PME.

CritèreNotePreuveJustification
Fonctionnalités17/20VérifiéAchats, ventes, TVA, validation, pas de CRM ni de stock
Intégrations18/20VérifiéAPI ouverte, connecteurs cabinet et banques
Prix11/15Vérifié≈ 14 € HT en entrée, Premium ≈ 79 € HT
Facilité d'utilisationNon notéeNon testéeTest terrain à venir
Support7/10VérifiéChat, email et relais cabinet, délai non contractualisé
Sécurité8/10VérifiéHébergement France, immatriculation définitive
Réversibilité7/10VérifiéAPI ouverte, contact portabilité publié sur la liste DGFiP

Axonaut : le tout-en-un à tarif fixe

Immatriculée le 8 janvier 2026. Axonaut réunit CRM, devis, facturation, achats et stock dans un abonnement qui ne se facture pas à l'utilisateur, ce qui change l'équation dès trois collaborateurs. Idéale pour une TPE de cinq à trente personnes. À écarter si le besoin se limite à émettre vingt factures par mois.

L'export comptable au format FEC et CSV est documenté, l'API est ouverte et le support téléphonique existe. Tarifs relevés le 25 juillet 2026 sur axonaut.com, avec un écart important entre l'offre d'entrée et la formule complète selon les modules activés.

La comparaison la plus utile porte sur le mode de tarification. Le guide sur Sellsy ou Axonaut chiffre l'écart entre un forfait et une facturation au siège, à effectif croissant.

CritèreNotePreuveJustification
Fonctionnalités16/20VérifiéCRM, stock, achats, devis, pas de bibliothèque d'ouvrages
Intégrations14/20Déclaré éditeurAPI ouverte et Zapier, écosystème natif plus étroit
Prix12/15VérifiéTarif non indexé sur le nombre d'utilisateurs
Facilité d'utilisationNon notéeNon testéeTest terrain à venir
Support8/10VérifiéTéléphone, chat et email en français
Sécurité8/10VérifiéHébergement France, immatriculation définitive
Réversibilité6/10VérifiéExport FEC et CSV documenté, conditions de sortie non publiées

Sellsy : la profondeur commerciale, au prix du siège

Immatriculée le 24 décembre 2025. Sellsy gère le chaînage devis vers commande vers facture, les relances en cascade, le multi-devises, les factures d'avancement et un module stock. Idéale pour une PME avec une équipe commerciale. À écarter pour un indépendant, le tarif étant indexé sur le nombre d'utilisateurs avec deux licences minimum.

La grille publique s'échelonne d'environ 29 € HT par utilisateur pour la facturation à 49 € HT avec le CRM, jusqu'à des formules bien supérieures pour la suite complète. Une remise s'applique à l'engagement annuel. Tarifs relevés le 25 juillet 2026 sur sellsy.com.

Face à une plateforme orientée comptabilité, l'arbitrage change de nature. Sellsy ou Pennylane oppose une profondeur commerciale à un flux structuré vers le cabinet, deux logiques rarement interchangeables.

CritèreNotePreuveJustification
Fonctionnalités18/20VérifiéCRM, stock, multi-devises, avancement, relances en cascade
Intégrations17/20Déclaré éditeurAPI ouverte, connecteurs bancaires et comptables larges
Prix9/15VérifiéFacturation par utilisateur, deux licences minimum
Facilité d'utilisationNon notéeNon testéeTest terrain à venir
Support7/10VérifiéSupport français interne, délai non contractualisé
Sécurité8/10VérifiéHébergement France, immatriculation définitive
Réversibilité6/10VérifiéExport FEC disponible, conditions de résiliation non publiées

Un constat traverse ces cinq grilles. La réversibilité est le critère le plus mal documenté du marché, chez les gratuites comme chez les payantes. Aucun de ces éditeurs ne publie ses conditions complètes de sortie, alors que le sujet devient central dès qu'une plateforme perd son immatriculation ou change de politique tarifaire.

La réversibilité est le critère le plus mal documenté du marché, et c'est celui qui coûte le plus cher le jour où il faut partir.

Constat du relevé du 25 juillet 2026

Quelles plateformes agréées sont réellement gratuites

Le mot gratuit recouvre au moins sept réalités sur ce marché. Une offre conditionnée à l'ouverture d'un compte bancaire professionnel n'est pas gratuite au sens courant, même quand elle ne coûte rien de plus.

Sept nuances derrière le mot gratuit

Gratuit sans condition, gratuit avec quotas, gratuit sur la réception seule, gratuit sous réserve d'un compte bancaire, inclus dans un abonnement payant, gratuit temporairement, gratuit avec des fonctions fortement limitées. Le tableau applique cette grille aux offres accessibles sans engagement.

Plateforme Émission Réception Condition Verdict
Tiime Free Incluse Incluse avec alerte email Aucune Gratuité sans condition, automatisations payantes
Abby Incluse Incluse Périmètre micro Gratuit avec fonctions limitées
Shine Volume plafonné Incluse Compte pro Shine Gratuit sous condition bancaire
Qonto Incluse Incluse Abonnement bancaire Inclus, pas gratuit
Pennylane Formule payante Formule payante Dès ≈ 14 € HT Aucune offre gratuite grand public

Notre inventaire des logiciels gratuits conformes détaille ces conditions offre par offre. Pour ceux qui cherchent d'abord un outil de devis, notre guide du logiciel de devis et facture gratuit compare les périmètres fonctionnels plutôt que les statuts.

Deux arbitrages fréquents portent sur ces offres conditionnées. Tout savoir sur Qonto ou Shine compare deux gratuités adossées à un compte professionnel. Pennylane ou Qonto tranche entre un outil bancaire et une plateforme comptable.

Ce que la gratuité ne couvre presque jamais

Onze points méritent une vérification avant de conclure. Le nombre de factures mensuelles, le nombre d'utilisateurs, le stockage, l'e-reporting B2C, les devis, l'accès expert-comptable, l'export des données, le support humain, l'obligation de souscrire un autre service, le tarif en cas de dépassement et le tarif annoncé après septembre 2026.

Le dernier point est le plus négligé. Plusieurs éditeurs ont construit leur gratuité comme un outil d'acquisition avant l'échéance. Aucun engagement contractuel ne garantit le maintien du tarif après la bascule, et une clause de révision figure dans la plupart des conditions générales.

À retenir

Une offre gratuite peut suffire à assurer la conformité d'une entreprise simple, à condition qu'elle couvre l'ensemble de ses flux, de ses volumes et de ses obligations, e-reporting compris. Elle ne remplace pas nécessairement un logiciel complet de devis, de facturation et de comptabilité.

Combien coûte réellement une plateforme agréée

Le prix affiché correspond rarement au coût supporté. Sur les dossiers PME, l'abonnement représente couramment 40 à 60 % du budget de la première année. Le reste se répartit entre paramétrage, connecteurs et accompagnement.

Les treize lignes de coût d'un dossier

Abonnement de base, dépassements de quota, utilisateurs supplémentaires, connecteurs, appels API, paramétrage initial, formation, support premium, archivage, stockage, migration des données, développements spécifiques et frais de sortie. Neuf de ces treize lignes n'apparaissent sur aucune page tarifaire publique.

L'archivage mérite un traitement à part. Le décret n° 2024-714 du 5 juillet 2024 impose une conservation à valeur probante de dix ans. Certaines offres l'incluent, d'autres le facturent au volume. Notre dossier sur la GED et la gestion documentaire détaille les architectures possibles.

Le traitement des factures fournisseurs constitue le deuxième poste caché. Les outils d'OCR et d'extraction automatique se facturent souvent à la pièce, et la dématérialisation des factures fournisseurs relève parfois d'un module distinct.

Trois simulations sur trois ans

Les fourchettes sont des estimations construites à partir des grilles publiques relevées le 25 juillet 2026. Ce sont des ordres de grandeur destinés à cadrer un budget, jamais des prix garantis. Seul un devis daté engage un éditeur.

TPE

300 factures par mois, cinq utilisateurs, un expert-comptable.
60 à 90 €/ mois
Pennylane, Axonaut ou Sellsy selon le besoin CRM. Projection à trois ans : 2 500 à 3 500 €, licences comprises. Coût par facture : 0,20 à 0,30 €, hors frais de mise en œuvre.
VolumeMoyen
PrévisibilitéMoyenne

PME multi-entités

Trois entités, ERP en place, 2 000 factures par mois.
300 à 1 200 €/ mois
Cegid, Sage ou Esker. Projection à trois ans : 15 000 à 60 000 €, paramétrage et migration inclus. Coût par facture : 0,15 à 0,60 € selon le périmètre retenu.
VolumeÉlevé
PrévisibilitéFaible

Une lecture ressort de ces trois scénarios. Le coût par facture baisse fortement avec le volume, mais l'imprévisibilité augmente dans le même mouvement. Une PME multi-entités ne connaîtra son budget réel qu'après le cadrage technique, jamais avant.

Quelle plateforme agréée choisir selon votre profil

Chaque profil impose ses critères éliminatoires. Une fonction absente pèse plus lourd qu'une note globale flatteuse. Voici les points de contrôle par situation, avec une recommandation, une alternative et la réserve qui va avec.

Auto-entrepreneur, freelance et profession libérale

Six critères comptent : gratuité réelle, simplicité, qualité des devis, application mobile, absence d'engagement et accès comptable. Indy s'impose pour les BNC grâce à la comptabilité incluse, Tiime Free constitue l'alternative. Notre guide du meilleur logiciel pour auto-entrepreneur détaille ce segment.

La réserve porte sur la facturation récurrente et les débours, deux besoins fréquents en profession libérale. Les offres gratuites les gèrent mal. Un avocat qui refacture des frais de greffe doit vérifier ce point avant de s'engager.

Sur le régime micro, la question se réduit souvent à deux noms. Tout savoir sur Indy ou Abby compare une comptabilité BNC incluse et un suivi de plafond URSSAF intégré.

Artisan et entreprise du bâtiment

C'est le profil le plus mal servi par les plateformes généralistes. Sept fonctions conditionnent l'usage : bibliothèque d'ouvrages, devis détaillés, acomptes, situations de travaux, retenue de garantie, autoliquidation de TVA et factures d'avancement. Presque aucune plateforme grand public ne couvre l'ensemble.

La configuration réaliste consiste donc à conserver le logiciel métier et à le raccorder à une plateforme agréée partenaire. Axonaut reste crédible pour les structures peu spécialisées. Un maçon qui facture à l'avancement ne devrait pas quitter son outil métier.

Commerce, e-commerce et ventes aux particuliers

L'enjeu principal n'est pas la facture électronique mais l'e-reporting. Les ventes aux particuliers échappent à l'obligation de facturation électronique et basculent dans un régime de transmission de données de transaction. Une plateforme excellente en B2B peut être inadaptée à une activité majoritairement B2C.

Les points à vérifier sont les connecteurs Shopify, WooCommerce et PrestaShop, le traitement des remboursements et la remontée depuis la caisse. Sur ce dernier point, notre guide des logiciels de caisse certifiés NF 525 précise l'articulation entre certification de caisse et transmission des données.

TPE accompagnée par un expert-comptable

La question à poser en premier n'est pas « quelle plateforme » mais « laquelle mon cabinet utilise déjà ». Un outil non supporté par le cabinet crée une double saisie que personne ne veut assumer. Pennylane domine ce cas d'usage, Tiime et Qonto suivent. Nos comparatifs des meilleurs logiciels pour TPE croisent les deux points de vue.

Les critères sont l'accès collaborateur, la remontée des pièces justificatives, la synchronisation bancaire et le circuit de validation. Demandez au cabinet s'il dispose d'une remise éditeur : les tarifs négociés par les cabinets sont souvent inférieurs au tarif public.

PME avec ERP, groupes et international

Huit critères structurent la décision : API documentée, environnement de test, webhooks, mapping des champs, workflows de validation, gestion fine des droits, multi-entités et engagement de service contractualisé. L'existence d'une sandbox reste le meilleur indicateur de maturité technique d'un éditeur.

Pour les groupes présents hors de France, Peppol et la conformité multi-pays deviennent déterminants. Nos ressources sur les meilleurs logiciels pour PME et sur l'intégration avec un ERP comme SAP, NetSuite ou Sage détaillent les schémas d'architecture possibles.

Sur ce segment, les duels d'éditeurs historiques structurent la décision. Tout savoir sur Sage ou Cegid compare deux suites multi-entités. EBP ou Sage concerne les PME dont le périmètre reste franco-français.

Peut-on conserver son logiciel de facturation actuel

Dans une majorité de cas, oui. C'est la question la plus rentable à traiter avant toute comparaison, puisqu'une réponse positive rend le reste inutile.

Les quatre situations possibles

Première situation : votre logiciel figure lui-même dans la liste des opérateurs ayant satisfait à toutes les conditions. Vous restez chez vous, à condition de le désigner dans l'annuaire central avant le 1er septembre 2026. Deuxième situation : votre logiciel est une solution compatible raccordée à une plateforme agréée. La configuration est conforme, mais la chaîne compte un maillon de plus en cas d'incident.

Troisième situation : la connexion est annoncée sans être livrée. C'est le cas le plus risqué à cinq semaines de l'échéance. Quatrième situation : rien n'est prévu, et il faut choisir une plateforme agréée directement, en gardant l'ancien outil pour l'historique.

Les raccordements entre éditeurs et plateformes évoluent vite. Un partenariat annoncé un trimestre peut changer le suivant. Aucun nom de couple éditeur-plateforme n'est donc cité ici : la seule information fiable est celle que l'éditeur vous confirme par écrit, à la date où vous décidez.

Le raisonnement vaut aussi pour les ERP open source, dont la conformité dépend d'un module ou d'un connecteur. Notre comparaison Odoo ou Dolibarr détaille les deux approches.

Le bon réflexe

Ouvrez les deux fichiers publiés sur impots.gouv.fr et cherchez le nom de votre éditeur. S'il est dans la première liste, vous êtes couvert. S'il est dans la seconde, son immatriculation reste conditionnée aux tests d'interopérabilité. S'il n'est dans aucune, demandez-lui par écrit le nom de sa plateforme agréée partenaire et la date de mise en service de la connexion. Un logo affiché sur un site d'éditeur ne remplace pas le fichier officiel.

Les dix questions à poser à votre éditeur

Votre logiciel est-il immatriculé en nom propre ? Sinon, quelle plateforme agréée utilise-t-il ? La connexion est-elle incluse dans l'abonnement actuel ? L'émission est-elle couverte ? La réception l'est-elle aussi ? L'e-reporting est-il géré ou reste-t-il à votre charge ?

Qui réalise l'inscription dans l'annuaire central ? Où sont conservées les données et pendant combien de temps ? Que se passe-t-il si vous changez d'outil ? Enfin, que se passe-t-il si la plateforme partenaire perd son immatriculation ? Cette dernière question révèle souvent l'absence de plan de continuité.

Notre méthode de comparaison

Une méthode publiée vaut mieux qu'un classement affirmé. Voici les conditions d'entrée, la pondération et le protocole de test qui produira les notes manquantes.

Conditions d'entrée et grille de pondération

Quatre conditions cumulatives. La plateforme figure dans l'un des deux fichiers officiels, avec son statut explicite. Le produit est disponible commercialement. Elle couvre au moins un des dix profils étudiés. Elle publie assez d'informations pour permettre une évaluation, faute de quoi la mention retenue est « non communiqué ».

CritèrePoidsCe que nous regardons
Fonctionnalités20Acomptes, avoirs, autofacturation, récurrence, cycle de vie
Compatibilité et intégrations20Comptabilité, banque, ERP, caisse, API, webhooks
Prix et coût total15Abonnement, dépassements, utilisateurs, frais de démarrage
Facilité d'utilisation15Non noté à ce jour, faute de test terrain
Support et accompagnement10Canaux, horaires, délai contractuel de réponse
Sécurité et continuité10Hébergement, certifications, statut d'immatriculation
Réversibilité et export10Formats de sortie, coût, délai, conditions de résiliation

Quand un critère ne peut pas être mesuré, aucune note n'est attribuée et le total est recalculé sur les seuls critères disponibles. C'est pourquoi les cinq fiches affichent une note sur 85 et non sur 100. Sept motifs écartent par ailleurs une plateforme d'une recommandation, quelle que soit sa note : volume non supporté, fonction métier absente, ERP non connectable, multi-entités manquant, e-reporting non couvert, coût hors enveloppe, disponibilité non confirmée.

Le protocole de test à venir

Douze opérations identiques sur chaque plateforme : créer un compte, émettre une facture B2B, importer une facture fournisseur, produire un acompte, générer un avoir, traiter un rejet, enregistrer un paiement partiel, déclarer une opération B2C, déclarer une opération internationale, inviter un expert-comptable, connecter un logiciel tiers et exporter l'intégralité des données.

Les trois plus discriminantes sont l'acompte, l'avoir et le rejet. Beaucoup d'outils émettent correctement une facture simple et calent sur un avoir partiel après paiement. Tant que ce protocole n'a pas été appliqué et daté, aucune donnée ne porte la mention « testé par la rédaction ».

Sanctions, calendrier et erreurs à éviter

Deux échéances structurent la réforme. La DGFiP a confirmé l'absence de nouveau report lors de la Grande journée de l'innovation de l'Ordre des experts-comptables de Paris, le 6 juillet 2026.

Avant l'obligation de réception pour toutes les entreprises

jours

Les deux échéances qui vous concernent

La date de réception est la même pour tout le monde, y compris pour un micro-entrepreneur en franchise de TVA. La date d'émission dépend de la taille de l'entreprise.

ÉchéanceEntreprises concernéesObligation
1er septembre 2026Grandes entreprises et ETIÉmission et e-reporting
1er septembre 2027PME, TPE et micro-entreprisesÉmission et e-reporting

La DGFiP a annoncé une approche progressive pendant la phase initiale, pour les entreprises capables de présenter une feuille de route. Cette approche ne modifie ni les obligations ni les échéances prévues par les textes.

Attention

Trois sanctions distinctes, prévues par le Code général des impôts. Ne pas émettre une facture sous forme électronique alors que l'obligation s'applique : 50 € par facture, plafond 15 000 € par année civile (article 1737 III). Ne pas transmettre les données d'e-reporting : 500 € par transmission, même plafond (article 1788 D). Ne pas désigner de plateforme après mise en demeure restée sans effet pendant trois mois : 500 €, puis 1 000 € par trimestre (article 1737 IV bis). La dispense de première infraction prévue à l'article 1737 V ne couvre que les amendes qu'il vise, et pas le dispositif du IV bis.

Les erreurs qui coûtent le plus cher

Confondre solution compatible et plateforme agréée arrive en tête. Suivent la confusion entre les deux listes officielles, l'oubli de l'e-reporting quand une part de l'activité se fait auprès de particuliers, et l'absence de désignation dans l'annuaire central. Une plateforme choisie mais non déclarée ne reçoit rien, et le blocage reste silencieux jusqu'au premier litige de paiement.

Côté budget, choisir sur le tarif d'appel domine. Beaucoup d'offres affichent une remise sur trois mois : seule la quatrième mensualité compte. Suivent l'oubli des utilisateurs supplémentaires, l'absence de test d'export, et le préavis de résiliation, souvent de trois mois sur les contrats PME.

Choisir une plateforme agréée en 30 minutes

La comparaison exhaustive n'améliore pas la décision au-delà d'un certain point. Cinq étapes ramènent 135 opérateurs à deux candidats testables, à condition de les enchaîner dans cet ordre. Chaque étape élimine, aucune n'ajoute.

01

Vérifier le statut sur les fichiers officiels

Cinq minutes. Notez dans laquelle des deux listes figure chaque candidat, et à quelle date.

02

Écrire cinq besoins non négociables

Cinq, pas quinze. Une liste longue ne filtre rien et rend toutes les plateformes également imparfaites.

03

Interroger votre logiciel actuel par écrit

Dix minutes. Une réponse claire de l'éditeur clôt souvent le sujet à elle seule.

04

Calculer le coût sur trois ans

Abonnement, utilisateurs, dépassements, archivage et frais de sortie compris.

05

Tester trois opérations critiques

Une facture, un avoir, un export complet. En essai gratuit, sur les deux finalistes seulement.

L'export est le test le plus négligé et le plus révélateur. Un export utile contient les factures au format structuré, les données clients et l'historique des statuts. Un export limité à des PDF ne permet pas de reprendre un historique ailleurs. Vérifiez ce point pendant l'essai, jamais après la signature.

En résumé

Ce qui départage vraiment : la compatibilité avec le logiciel déjà en place, le coût sur trois ans frais compris, la couverture des opérations réelles du métier et la qualité de l'export.

Ce qui ne départage pas : le statut d'agrément, prérequis d'entrée, et le prix d'appel du premier trimestre.

La séquence : vérifier les deux listes officielles, interroger son éditeur par écrit, chiffrer sur trois ans, tester une facture, un avoir et un export sur deux finalistes.

Reste à ouvrir un compte et à passer ces trois opérations en conditions réelles. Pour une TPE ou une PME suivie par un cabinet, l'outil qui limite le plus la double saisie est celui que le comptable utilise déjà.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure plateforme agréée gratuite ?

Aucune ne domine pour tous les profils. Indy convient aux BNC grâce à la comptabilité incluse, Tiime Free aux freelances qui tiennent leur comptabilité ailleurs, Abby aux micro-entrepreneurs. Vérifiez les quotas, les fonctions bloquées, puis la clause de révision tarifaire dans les conditions générales.

Une micro-entreprise doit-elle choisir une plateforme agréée ?

Oui, sans exception, dès le 1er septembre 2026 pour la réception. L'obligation d'émission arrive au 1er septembre 2027. Une micro-entreprise doit donc avoir désigné sa plateforme dans l'annuaire central avant la première échéance, même avec quelques clients par mois.

Une entreprise en franchise de TVA est-elle concernée ?

Oui. La franchise en base dispense de facturer la TVA, pas d'être assujetti. Une entreprise en franchise reste dans le champ de la réforme et doit pouvoir recevoir des factures électroniques dès septembre 2026. Ses mentions de facture changent, son obligation d'équipement reste identique.

Peut-on utiliser plusieurs plateformes agréées ?

Rien ne l'interdit. Certaines entreprises séparent l'émission et la réception, ou dédient une plateforme à une filiale. Centraliser sur un opérateur principal simplifie le suivi du cycle de vie et l'archivage. Chaque flux doit être couvert par une plateforme habilitée, sans zone grise.

Quelle différence entre plateforme agréée et solution compatible ?

La plateforme agréée est immatriculée par la DGFiP et transmet les factures ainsi que les données fiscales. La solution compatible prépare et formate les factures sans pouvoir les transmettre elle-même. Elle doit être raccordée à au moins une plateforme agréée. Les deux configurations sont conformes.

Quelle différence entre les deux listes publiées par la DGFiP ?

La première recense les opérateurs ayant satisfait à l'ensemble des conditions, tests d'interopérabilité en conditions réelles inclus. La seconde recense ceux dont le dossier est complet et conforme, mais dont l'immatriculation définitive reste conditionnée à la réussite de ces tests. La distinction change le niveau de risque.

L'expert-comptable peut-il choisir à ma place ?

Il peut recommander, paramétrer et accompagner, mais la désignation dans l'annuaire engage l'entreprise. La plupart des cabinets orientent leurs clients vers l'outil qu'ils supportent, ce qui reste rationnel : un logiciel non pris en charge par le cabinet génère une double saisie facturée.

Comment changer de plateforme agréée en cours de route ?

Quatre étapes. Vérifiez que la nouvelle plateforme figure bien dans la première liste, exportez l'intégralité des données de l'ancienne, contrôlez le maintien de la numérotation chronologique, puis mettez à jour la désignation dans l'annuaire. Le début d'un exercice comptable reste le meilleur moment pour la bascule.

L'archivage est-il inclus dans l'abonnement ?

Cela dépend de l'offre. Le décret n° 2024-714 impose une conservation à valeur probante de dix ans. Certaines plateformes l'incluent, d'autres facturent au volume ou à la durée. Demandez le tarif au-delà de la période incluse, ainsi que le format et le coût de récupération en cas de départ.

Que faire si une plateforme perd son immatriculation ?

L'entreprise doit basculer vers un autre opérateur immatriculé et mettre à jour sa désignation dans l'annuaire. C'est pourquoi la clause de réversibilité mérite d'être lue avant la signature. Posez la question par écrit : la qualité de la réponse renseigne sur le plan de continuité de l'éditeur.

Chorus Pro reste-t-il utilisé ?

Oui, pour facturer les administrations et les collectivités. Le portail reste le canal du B2G. En revanche, le Portail Public de Facturation n'assure plus d'émission ni de réception pour les échanges entre entreprises depuis octobre 2024. Il se limite à l'annuaire central et à la concentration des données fiscales.

Peut-on encore envoyer une facture PDF par email ?

Pour un client professionnel établi en France, non, une fois votre obligation d'émission entrée en vigueur. Le PDF simple n'est pas un format structuré au sens de la réforme. Factur-X, UBL et CII sont les trois formats admis. Le PDF reste possible vers les particuliers, avec e-reporting des données.

Sources

DGFiP, liste des plateformes agréées, deux fichiers, mise à jour du 21 juillet 2026. Légifrance, article 1737 du CGI, version en vigueur au 4 mai 2026. DGFiP, facturation électronique et plateformes agréées. Service-public, calendrier de la réforme. Décret n° 2024-714 du 5 juillet 2024. Statuts et tarifs vérifiés le 25 juillet 2026. Les offres évoluent : recontrôlez à la date de votre décision.

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