Les deux solutions figurent sur la liste officielle des plateformes agréées par la DGFiP. Toutes deux émettent, reçoivent et transmettent les données à l’administration. Sur la conformité au 1ᵉʳ septembre 2026, il n’y a donc rien à départager. Conforme ne veut pourtant pas dire équivalent : la réforme fixe un socle légal identique, pas une qualité de service identique.
Quatre critères font réellement la différence : le fonctionnement de vos ventes, le traitement de vos achats, l’organisation comptable retenue, et le coût total sur trois ans. Notre comparatif des logiciels de facturation électronique balaie l’ensemble du marché. Cette page suit une facture de bout en bout chez les deux éditeurs.
Verdict provisoire avant d’entrer dans le détail. Indy prend l’avantage chez l’indépendant autonome qui veut une facturation illimitée sans abonnement. Pennylane prend l’avantage dès que plusieurs personnes et un cabinet travaillent sur les mêmes pièces. Pour un micro-entrepreneur, la comparaison oppose désormais deux offres gratuites, ce qui change la question. Pour une société, le workflow pèse plus lourd que le statut juridique.
Indy et Pennylane sont deux plateformes agréées. Indy propose la facturation électronique illimitée à 0 € sur son offre Essentiel. Pennylane propose un plan gratuit réservé aux micro-entreprises, puis une grille de 7 à 79 € HT par mois en solo, avec un plafond de 1 200 factures par an sur tous les plans indépendants.
Indy ou Pennylane : le verdict en 30 secondes
Indy s’impose dans quatre situations : micro sans comptable, freelance BNC autonome qui produit ses propres déclarations, activité générant peu de factures fournisseurs, et refus assumé de payer un abonnement pour la seule conformité. Le point à vérifier reste le coût du plan déclaratif, qui varie du simple au triple selon le régime.
Pennylane s’impose dans quatre autres : micro ou SASU dont le cabinet est déjà certifié sur l’outil, TPE de trois à cinq salariés nécessitant plusieurs accès, organisation où les achats passent par une validation, et flux automatisés via API. Les points à vérifier sont le plafond de 1 200 factures annuelles et le plan requis pour la fonction visée.
Deux situations échappent à ce classement. Si votre cabinet impose son propre outil de production, la question se règle avec lui. Si vous dépendez d’un logiciel métier connecté à une autre plateforme agréée, le choix se déplace vers l’interopérabilité, pas vers l’interface. Sur un gros volume de factures, le calcul prime sur le verdict.
Le diagnostic croise statut, volume et organisation comptable, puis classe trois plateformes agréées.
Comment nous avons comparé Indy et Pennylane
Un comparatif sans protocole n’est qu’une opinion mise en forme. Voici la méthode retenue, les sources utilisées et, surtout, ce qui n’a pas encore été vérifié en conditions réelles. Chaque affirmation fonctionnelle de cette page porte une étiquette de provenance.
Le profil de référence utilisé
Toutes les comparaisons de coût partent du même cas : une SASU de conseil, 120 000 € de chiffre d’affaires, assujettie à la TVA, un dirigeant sans salarié, un expert-comptable externe, 20 factures clients et 30 factures fournisseurs par mois, avec une partie de la clientèle établie hors de France. Les autres scénarios font varier un paramètre à la fois.
Le système d’étiquetage des données
Les tarifs et périmètres fonctionnels proviennent des grilles publiques des deux éditeurs, relevées le 25 juillet 2026. Le cadre réglementaire provient des pages officielles de la DGFiP. Quand une fonction est annoncée par un éditeur sans avoir été reproduite sur un compte de test, elle est signalée comme telle. Quand une information n’est pas publiée, nous l’écrivons plutôt que de la déduire.
Étiquettes utilisées dans cette page : Éditeur pour une fonction annoncée sur la grille publique, DGFiP pour un point réglementaire officiel, Non testé pour une fonction annoncée mais pas encore reproduite sur un compte réel, Non communiqué quand l’éditeur ne publie pas l’information. Le banc d’essai sur deux comptes ouverts avec le profil de référence est en cours, cette page sera complétée à son issue.
Les deux sont conformes, mais qu’est-ce que cela garantit ?
L’immatriculation atteste d’une capacité technique, pas d’un confort d’usage. Voici ce que le statut couvre réellement, et ce qu’il laisse entièrement à la main de l’éditeur.
Ce que le statut de plateforme agréée impose
Une plateforme agréée est immatriculée par le Service d’Immatriculation de la DGFiP, pour une durée de trois ans renouvelable. Elle assure l’émission, la transmission et la réception des factures, l’extraction des données vers l’administration, la remontée des transactions non facturées et celle des données de paiement. Elle peut aussi convertir une facture dans un format qui convient au destinataire.
Une solution simplement compatible ne peut rien faire de tout cela. Indy et Pennylane figurent l’une et l’autre sur la liste officielle, consultée le 25 juillet 2026. Cette liste évolue régulièrement et distingue les opérateurs définitivement immatriculés de ceux encore en cours de tests, ce qui rend toute vérification datée obligatoire.
Ce que le statut ne garantit pas : l’ergonomie, les délais de traitement des rejets, la lisibilité des statuts, la qualité du support, ni la profondeur du module achats. Ces points relèvent entièrement du produit, donc du choix éditorial de chaque éditeur.
Formats pris en charge et lisibilité réelle
La DGFiP admet trois familles de formats : UBL, CII et tout format mixte associant un fichier de données structurées à un fichier image, catégorie dans laquelle entre Factur-X. Un PDF ordinaire envoyé par courriel cesse d’être conforme. Les deux éditeurs annoncent la couverture de ces formats.
La question utile se situe après. Que reçoit concrètement l’utilisateur quand un fournisseur envoie un UBL pur, sans image ? La facture reste-t-elle lisible dans l’interface ? Le XML d’origine peut-il être téléchargé et conservé ? Ces trois points ne figurent sur aucune des deux grilles publiques et restent à documenter compte en main.
E-invoicing et e-reporting selon le type de transaction
La réforme comporte trois volets distincts, et beaucoup de comparatifs les confondent. La facturation électronique couvre le B2B domestique entre assujettis. L’e-reporting de transaction couvre les ventes aux particuliers et les opérations avec l’étranger. L’e-reporting de paiement couvre les encaissements sur les opérations dont la TVA est exigible à l’encaissement, notamment les prestations de services.
- B2B France : lisibilité des statuts du cycle de vie
- Vente à un particulier : agrégation automatique des données
- Client étranger : qualification correcte de l’opération
- Prestation de services : remontée de l’encaissement
- Facture au secteur public : articulation avec Chorus Pro
- Vente annulée : correction des données déjà transmises
Pour une SASU de conseil facturant à l’étranger, le volet le plus sensible n’est pas la facture B2B mais l’e-reporting de paiement. Aucun des deux éditeurs ne documente publiquement le détail de cette remontée. C’est précisément la question à poser à leur support avant de souscrire.
Le parcours d’une facture client, étape par étape
C’est ici que les deux produits divergent vraiment. Les fonctions se ressemblent sur le papier, mais elles n’apparaissent pas dans les mêmes plans, ce qui change le prix d’entrée réel selon votre façon de facturer.
Création, personnalisation et documents commerciaux
Indy annonce sur son offre gratuite les devis et factures illimités, la personnalisation complète du document, le catalogue de produits et services, la base clients, les factures d’acompte et d’avoir, les pro forma et les frais de débours. La signature électronique des devis, les relances automatiques et les factures récurrentes basculent sur l’offre Plus, à partir de 9 € HT par mois en annuel.
Chez Pennylane, le découpage diffère nettement. Le plan Starter à 7 € HT couvre l’édition et la réception conformes, mais impose l’activation d’un compte professionnel. Les acomptes, les factures partielles, les bons de commande et les bons de livraison arrivent au plan Basique à 14 € HT. Les factures récurrentes, la signature des devis et les scénarios de relance attendent le plan Essentiel à 24 € HT.
Comparer « 0 € » et « 7 € » n’a aucun sens tant que la liste des fonctions n’est pas alignée. Un artisan qui facture des acomptes trouve cette fonction sur l’offre gratuite d’Indy et sur le plan à 14 € de Pennylane. Un prestataire en abonnement mensuel a besoin des factures récurrentes, soit 9 € HT chez Indy et 24 € HT chez Pennylane. Le prix d’entrée dépend donc de votre façon de facturer, pas d’un tarif affiché.
Envoi, réception et suivi du cycle de vie
À partir de septembre 2026, une facture ne se contente plus d’être envoyée. Elle passe par une série de statuts : déposée, émise, reçue par la plateforme du destinataire, mise à disposition, puis éventuellement rejetée, refusée, approuvée ou encaissée. La valeur d’une plateforme se mesure à la lisibilité de cette chaîne.
Pennylane documente dans son centre d’aide un historique par facture comportant l’auteur, la date et la nature des actions. Indy annonce le suivi automatique des paiements et l’acquittement en un clic, sans détailler publiquement l’affichage des statuts réglementaires. Sur les deux plateformes, la question du motif de rejet et de la correction directe reste à vérifier compte en main.
Paiement, relances et impayés
Indy propose un lien de paiement facturé 2,2 % du montant plus 0,15 € par transaction, une donnée à sortir de l’abonnement pour comparer honnêtement. Le compte professionnel intégré fournit un IBAN français, des virements SEPA illimités et l’encaissement par téléphone. Les virements SWIFT entrants coûtent 5 € l’unité, hors frais de change.
Pennylane intègre le lien de paiement dès le plan Starter, ainsi que le règlement des factures fournisseurs en un clic. Les scénarios de relance automatisés n’apparaissent qu’au plan Essentiel. Les frais de transaction ne figurant pas sur la grille publique, ils sont à demander avant toute projection de coût.
Factures fournisseurs : le vrai terrain de divergence
Dès le 1ᵉʳ septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, y compris celles qui n’en émettent aucune. L’efficacité d’une plateforme se jugera donc autant sur la réception que sur l’émission. C’est le point le moins traité par les comparatifs existants.
Pennylane structure un module achats complet : boîte de réception centralisée, statuts documentés, historique des actions, gestion des modes et délais de paiement dès le plan Basique, règlement intégré des fournisseurs, et circuits de validation au plan Premium à 79 € HT par mois. Pour une organisation où une personne engage la dépense et une autre l’approuve, cette chaîne est la raison d’être du produit.
Chez Indy, il faut distinguer quatre choses que les tableaux fusionnent trop vite : la réception réglementaire assurée par la plateforme agréée, le dépôt de justificatifs par photo ou PDF, le rattachement automatique aux transactions bancaires, et le paiement du fournisseur depuis le compte professionnel. La catégorisation automatique traite plus de 90 % des transactions et détecte le taux de TVA. En revanche, aucun circuit de validation à plusieurs intervenants n’est documenté publiquement.
Recevoir une facture n’équivaut donc pas à disposer d’un workflow achats. Pour un indépendant qui règle ses fournisseurs seul, la distinction ne change rien. Pour une TPE où trois personnes engagent des dépenses, elle décide du choix.
Quelle solution s’intègre le mieux à votre comptabilité ?
Une confusion revient sans cesse dans les comparatifs : l’éligibilité à la facturation et l’éligibilité à la comptabilité sont deux questions différentes. Les traiter ensemble conduit à des conclusions fausses.
Quatre périmètres se distinguent et ne se recouvrent pas : émettre et recevoir des factures électroniques, tenir sa précomptabilité, produire et télétransmettre ses déclarations, déléguer à un expert-comptable partenaire. Indy publie une liste de régimes non couverts, mais cette liste porte sur la comptabilité, pas nécessairement sur l’accès au module de facturation. Une structure exclue du volet comptable n’est pas automatiquement exclue du volet facturation : ce point doit être confirmé par le support de l’éditeur avant décision.
Comptabilité tenue en autonomie
Sur le volet comptable, Indy annonce couvrir les micro-entreprises en micro-BNC et micro-BIC, les entreprises individuelles à l’IR au régime BNC, les sociétés à l’IS sous 254 000 € de chiffre d’affaires en prestations et 840 000 € en vente de biens, les SCI à l’IS comme à l’IR, les SCM non assujetties à la TVA et les LMNP. L’éditeur indique ne pas proposer la comptabilité des LMP, des activités agricoles et des sociétés à l’IR.
Les déclarations se paient à part et le tarif dépend du régime. Le plan Premium démarre à 15 € HT par mois en micro, 22 € HT en entreprise individuelle à l’IR, 24 € HT en SCI ou LMNP, et 49 € HT en société à l’IS, avec bilan, compte de résultat, liasse et télétransmission.
Chez Pennylane, le module comptable et la gestion des déclarations fiscales en EDI relèvent du plan Premium à 79 € HT par mois en solo. Le positionnement diffère : l’outil est conçu pour être partagé avec un professionnel, pas pour remplacer la production comptable d’un dirigeant isolé.
Comptabilité confiée à un cabinet
Si votre cabinet utilise Pennylane, l’intégration native devient un avantage sérieux : pièces partagées en temps réel, échanges de commentaires, aucune reprise manuelle en fin d’exercice. Plus de 4 500 cabinets français sont certifiés sur l’outil. Il reste toutefois à vérifier trois choses : qui supporte l’abonnement, quelles fonctions sont réellement ouvertes à l’entreprise, et si un logiciel métier distinct peut être conservé en amont.
Si votre cabinet travaille sur un autre outil de production, la conclusion n’est pas mécanique. Certaines fonctions collaboratives resteront inutilisées, mais le module achats et le pilotage peuvent justifier l’abonnement à eux seuls. Indy propose de son côté une option expert-comptable partenaire, facturée à partir de 39 à 59 € HT par mois selon le profil, en supplément du plan Premium.
Plusieurs collaborateurs et droits d’accès
Pennylane publie une grille claire sur ce point. Les plans indépendants se limitent à un utilisateur. Une entreprise de 1 à 5 salariés dispose de 5 utilisateurs, dont 2 en gestion et 3 en accès employé. De 6 à 15 salariés, le compte inclut 10 utilisateurs, dont 5 en gestion. Au-delà de 15 salariés, l’offre devient personnalisée. Des accès supplémentaires peuvent être ajoutés depuis l’espace d’abonnement.
Indy ne publie aucune grille multi-utilisateurs sur sa page tarifs. L’information n’est pas communiquée, ce qui n’équivaut pas à une absence de fonction. Pour toute organisation où plusieurs personnes doivent saisir, valider ou consulter, ce point doit être tranché par écrit avec le support avant souscription.
Indy vs Pennylane : combien coûtent-ils réellement ?
Un tarif « à partir de » ne renseigne sur rien. Le coût réel dépend du plan qui contient effectivement les fonctions dont vous avez besoin, du nombre d’accès inclus et des frais hors abonnement. Voici six scénarios, tous en euros hors taxes.
Micro-entrepreneur, 100 factures par an
Les deux offres gratuites suffisent à la conformité. Indy inclut les devis et factures illimités, la comptabilité automatisée et le compte professionnel en option. Pennylane inclut l’édition et la réception conformes, la centralisation des fournisseurs, l’application mobile, un support 5 jours sur 7 et la collaboration avec l’expert-comptable, dans la limite de 1 200 factures par an. Coût annuel : 0 € des deux côtés.
La différence se joue sur ce qui manque. Indy facture les déclarations URSSAF et TVA automatisées à 15 € HT par mois sur le plan Premium micro. Sur ce terrain du gratuit, tout savoir sur indy ou abby complète utilement la comparaison.
Certains liens de cette page sont rémunérés. Ils ne modifient ni les tarifs constatés, ni les réserves formulées ci-dessus.
Freelance BNC, 30 factures par mois avec relances
Les relances automatiques et la signature des devis font sortir du gratuit des deux côtés. Chez Indy, l’offre Plus à 9 € HT par mois en annuel les couvre, soit 108 € par an. Chez Pennylane, il faut le plan Essentiel à 24 € HT, soit 288 € par an. Avec les déclarations 2035 télétransmises, Indy passe à 22 € HT par mois, soit 264 € par an.
SASU avec expert-comptable externe
C’est le scénario où le classement s’inverse selon un seul paramètre. Si le cabinet est certifié Pennylane, le plan Basique à 14 € HT suffit souvent côté entreprise, soit 168 € par an, le cabinet portant sa propre licence. Si vous produisez vous-même bilan et liasse, Indy société démarre à 49 € HT par mois, soit 588 € par an, mais remplace une partie de la prestation comptable.
TPE de cinq personnes
Ici, la comparaison change de nature. Pennylane inclut cinq accès dans son offre entreprise pour les structures de 1 à 5 salariés, sans multiplier un tarif solo par cinq. Indy ne publiant pas de grille multi-utilisateurs, aucune projection sérieuse n’est possible sans réponse écrite de l’éditeur. Le comparatif s’arrête donc honnêtement là sur ce scénario.
Société de dix personnes et gros volumes
Pennylane prévoit dix accès pour les structures de 6 à 15 salariés, dont cinq en gestion. Les circuits de validation des achats supposent le niveau Premium. Le plafond de 1 200 factures par an s’applique aux plans indépendants, et les modalités de dépassement doivent être demandées à l’éditeur. Au-delà de 15 salariés, l’offre devient sur mesure, donc non comparable publiquement.
Le calcul à retenir ne se limite jamais à l’abonnement. Coût total annuel égale abonnement, plus accès supplémentaires, plus frais de paiement, plus options, plus honoraires du cabinet, plus dépassements éventuels. Ramené sur trois ans, un écart mensuel de 15 € représente 540 €, soit rarement le critère décisif face à une heure de travail administratif hebdomadaire.
Le diagnostic calcule le plan nécessaire selon vos volumes, vos accès et votre organisation comptable.
Quel outil choisir selon votre profil
Huit situations reviennent systématiquement. Pour chacune, le critère décisif compte davantage que le verdict lui-même. Sur les profils strictement micro, le match tiime ou abby pose d’ailleurs des critères différents de ce duel.
Micro-entrepreneur en franchise de TVA
L’obligation de réception s’applique dès septembre 2026, franchise en base comprise. Les deux offres gratuites y répondent. Le critère décisif devient le volume : au-delà de 1 200 factures annuelles, le plan gratuit de Pennylane ne suffit plus. Le suivi des seuils de sortie du régime micro, proposé par Indy sur l’offre Plus, pèse aussi dans la balance. Pour comparer les gratuits entre eux, le guide sur indy ou tiime creuse le sujet.
Profession libérale en BNC
La 2035 et la télétransmission vers l’AGA orientent nettement vers Indy, qui les intègre au plan Premium à 22 € HT par mois. Pennylane n’ouvre la gestion des déclarations en EDI qu’au plan Premium à 79 € HT. L’écart annuel dépasse 600 € sur ce seul critère.
SASU de conseil sans salarié
Deux sous-cas s’opposent. En autonomie complète, Indy société couvre bilan, compte de résultat, PV d’assemblée générale et fiche de paie du dirigeant pour 49 € HT par mois. Avec un cabinet déjà certifié Pennylane, la continuité dirigeant-cabinet l’emporte, à condition de vérifier qui supporte l’abonnement.
TPE de trois à cinq salariés
Les droits d’accès différenciés, les notes de frais et les cartes de paiement tranchent en faveur de Pennylane, qui inclut cinq utilisateurs sur son offre entreprise. La validation des achats suppose cependant le niveau Premium, ce qui change l’ordre de grandeur du budget.
Commerce ou restauration en B2C
Le sujet n’est pas la facture mais l’e-reporting de transaction et l’agrégation quotidienne des ventes. La connexion au logiciel de caisse devient le critère principal. Aucun des deux éditeurs ne détaille publiquement cette agrégation, ce qui impose une vérification directe avant tout engagement.
E-commerce et clientèle internationale
L’API et les intégrations sont réservées au plan Essentiel chez Pennylane, à partir de 24 € HT par mois. Indy ne met pas d’API en avant sur sa grille publique. Pour un flux automatisé depuis une boutique en ligne, Pennylane part donc avec une longueur d’avance documentée.
Artisan et BTP
Les factures d’acompte figurent sur l’offre gratuite d’Indy et sur le plan Basique de Pennylane. Les situations de travaux, la retenue de garantie et l’autoliquidation ne sont documentées ni sur l’une ni sur l’autre grille publique. Un logiciel métier relié à une plateforme agréée reste souvent la réponse la plus solide sur ce secteur.
SCI et LMNP
Indy annonce couvrir les SCI à l’IS comme à l’IR, ainsi que les LMNP, avec un plan dédié à 24 € HT par mois incluant liasse et télétransmission. Une SCI qui n’émet aucune facture reste malgré tout concernée par l’obligation de réception. La question de l’assujettissement à la TVA doit être traitée séparément de celle du régime fiscal.
Migrer, cumuler ou changer de plateforme agréée
Une idée fausse circule beaucoup : celle d’une plateforme unique et exclusive. L’administration écrit l’inverse. Selon vos besoins, vous choisissez la ou les plateformes de votre choix, et la vôtre peut différer de celle de votre client ou de votre fournisseur.
La DGFiP autorise explicitement le recours à plusieurs plateformes agréées. Plusieurs configurations le justifient : une plateforme pour les flux entrants et une autre pour certains flux sortants, plusieurs établissements, des logiciels métiers reliés à des plateformes distinctes, une période de migration, ou une architecture imposée par le cabinet. Cumuler deux abonnements n’a donc rien d’aberrant, à condition que ce soit un choix d’organisation et non un oubli de résiliation.
Sur le changement lui-même, plusieurs points restent à confirmer auprès des éditeurs plutôt qu’à déduire : qui met à jour l’adressage dans l’annuaire, ce que deviennent les factures en cours de transmission, la possibilité de récupérer le XML d’origine des factures reçues, la portabilité des clients et du catalogue, et la continuité de la numérotation.
- Exporter clients, produits, factures et avoirs
- Récupérer les fichiers structurés et le FEC
- Vérifier les factures en attente de transmission
- Fixer une date de bascule et prévenir le cabinet
- Configurer l’adressage dans l’annuaire
- Tester une facture entrante et une facture sortante
- Contrôler les rapprochements bancaires
- Conserver les justificatifs de la migration
Les limites à connaître avant de signer
Chaque limite ci-dessous devient bloquante pour un profil précis, et parfaitement indifférente pour un autre. C’est la seule façon utile de les lire.
Côté Indy, l’absence de grille multi-utilisateurs publiée bloque les organisations à plusieurs intervenants. L’absence de circuit de validation documenté écarte les structures où une dépense doit être approuvée. L’API n’est pas mise en avant, ce qui gêne les flux automatisés. Les régimes LMP, agricoles et les sociétés à l’IR sortent du périmètre comptable annoncé. Le support s’exerce par courriel et messagerie 5 jours sur 7, un interlocuteur joignable au téléphone passant par l’option expert-comptable payante.
Côté Pennylane, le plafond de 1 200 factures annuelles bloque les gros volumes en solo. Le fractionnement des fonctions entre quatre plans complique la lecture du prix réel. Le plan Starter impose l’ouverture d’un compte professionnel. Les déclarations fiscales en EDI n’arrivent qu’à 79 € HT par mois. Enfin, la valeur du produit décroît nettement si personne d’autre que vous ne l’utilise, cabinet compris.
Verdict final : Indy ou Pennylane ?
Il n’existe pas de vainqueur universel, seulement des configurations où l’un des deux devient clairement plus rationnel que l’autre.
Choisissez plutôt Indy si vous travaillez seul, si votre facturation reste simple, si vous refusez de payer un abonnement pour la seule conformité, si les devis et factures illimités comptent, si vous produisez vous-même vos déclarations, et si aucune approbation interne n’est nécessaire.
Choisissez plutôt Pennylane si plusieurs personnes traitent les dépenses, si votre cabinet l’utilise déjà, si vous avez besoin de rôles et de circuits de validation, si les factures fournisseurs représentent un flux significatif, si une API vous est nécessaire, ou si vous voulez réunir gestion, paiements et pilotage au même endroit.
Ne choisissez encore ni l’un ni l’autre si un logiciel métier critique gouverne votre facturation, si vous pilotez plusieurs sociétés, si vos cas d’e-reporting sont complexes, si votre volume dépasse les plafonds publiés, si votre cabinet impose une autre architecture, ou si aucune réponse claire n’a été obtenue sur la reprise des données.
Les deux éditeurs proposent un accès sans engagement, avec quinze jours d’essai chez Pennylane et trente jours satisfait ou remboursé chez Indy. Tester le parcours de facturation avant septembre coûte moins cher qu’une migration en urgence.
Reste le cas où ni l’un ni l’autre ne convient, notamment sur les secteurs à contraintes fortes comme le BTP, la santé ou la distribution.
- DGFiP, Je découvre la facturation électronique, page mise à jour le 26 mai 2026
- DGFiP, Facturation électronique et plateformes agréées, rubrique Partenaire
- DGFiP, liste officielle des plateformes agréées, consultée le 25 juillet 2026
- Grilles tarifaires publiques Indy et Pennylane, relevées le 25 juillet 2026
Questions fréquentes
Indy et Pennylane sont-ils officiellement des plateformes agréées ?
Les deux figurent sur la liste officielle publiée par la DGFiP, consultée le 25 juillet 2026. Cette liste évolue et distingue les immatriculations définitives des situations encore sous réserve de tests. Avant toute souscription, la vérifier à la date du jour reste le seul contrôle fiable.
Le plan gratuit d’Indy suffit-il pour la réforme ?
L’offre Essentiel annonce la facturation électronique via la plateforme agréée, avec devis et factures illimités. Elle couvre donc l’obligation de réception de septembre 2026 puis celle d’émission en 2027. Les déclarations fiscales, elles, restent facturées séparément selon le régime.
Le plan gratuit de Pennylane est-il limité ?
Oui, sur deux points. Il est réservé aux micro-entreprises et s’inscrit dans le plafond de 1 200 factures par an appliqué aux plans indépendants. Il inclut en revanche l’édition et la réception conformes, la centralisation des fournisseurs, l’application mobile et la collaboration avec l’expert-comptable.
Peut-on désigner plusieurs plateformes agréées ?
Oui. La DGFiP indique que l’entreprise choisit la ou les plateformes de son choix, et que celle-ci peut différer de celle du client ou du fournisseur. Le cumul se justifie notamment en cas de multi-établissements, de logiciels métiers distincts ou de période de migration.
Peut-on facturer avec Indy et tenir la comptabilité sur Pennylane ?
Rien ne l’interdit sur le plan réglementaire. La question devient pratique : synchronisation des pièces, doublons, cohérence de la numérotation et coût de deux abonnements. Cette architecture se rencontre surtout quand un cabinet impose son outil de production alors que le dirigeant garde son logiciel de facturation.
Quelle solution choisir si mon expert-comptable utilise Pennylane ?
L’intégration native devient un avantage sérieux, sans être automatiquement décisive. Demandez qui supporte l’abonnement, quelles fonctions vous restent ouvertes, et si vous pouvez conserver un logiciel métier en amont. Le plan Basique à 14 € HT suffit dans beaucoup de configurations où le cabinet porte sa propre licence.
Quelle solution est la moins chère pour une SASU ?
Cela dépend de qui produit la liasse. En autonomie, Indy société coûte 588 € HT par an et remplace une partie de la prestation comptable. Avec un cabinet certifié Pennylane, 168 € HT par an suffisent souvent côté entreprise, les honoraires du cabinet venant s’ajouter par ailleurs.
Quelle solution gère le mieux les factures fournisseurs ?
Pennylane sur le papier, avec une boîte de réception centralisée, des statuts documentés, la gestion des délais de paiement dès le plan Basique et des circuits de validation au plan Premium. Indy assure la réception réglementaire et le rattachement aux transactions, sans workflow d’approbation documenté publiquement.
Comment changer de plateforme agréée ?
La bascule suppose de mettre à jour l’adressage dans l’annuaire central et de traiter les factures en cours de transmission. Les modalités exactes varient selon les éditeurs et doivent être confirmées par écrit avant de fixer la date. Notre checklist de migration liste les douze contrôles à effectuer.
Peut-on récupérer ses anciennes factures ?
Les deux éditeurs proposent des exports, mais la question précise concerne le fichier structuré d’origine, pas seulement le PDF. La valeur probante et la durée de conservation en dépendent. Cette information ne figure sur aucune des deux grilles publiques et doit être demandée au support.
Quelle solution choisir pour plusieurs utilisateurs ?
Pennylane publie une grille explicite : cinq accès pour les structures de 1 à 5 salariés, dix pour celles de 6 à 15, avec des droits distincts entre gestion et employé. Indy ne communique pas sur ce point, ce qui rend toute comparaison chiffrée impossible en l’état.
Que se passe-t-il quand une facture électronique est rejetée ?
La facture n’est pas considérée comme transmise et doit être corrigée puis renvoyée. Le point différenciant tient à la lisibilité du motif et à la possibilité de corriger sans repartir de zéro. Pennylane documente un historique par facture. Le comportement précis des deux outils sur ce scénario reste à vérifier compte en main.