Le 8 janvier 2026, la DGFiP a délivré son numéro d’immatriculation à ONE UP. Le nom figure dans le fichier officiel, avec une adresse au 124 rue Réaumur à Paris et un site déclaré, smallbusiness.oneup.com. Ce dernier détail compte : plusieurs entités portent ce nom en France, et une seule édite le logiciel agréé.
La confusion est facile. Des sociétés immatriculées ONE UP existent à Mulhouse comme à Saint-Denis, sans lien avec l’éditeur. Une seule référence tranche donc : la liste officielle des plateformes agréées publiée par l’administration fiscale. ONE UP y figure, parmi les opérateurs ayant déjà réussi les tests d’interopérabilité.
Reste la question que la liste ne règle pas. Que vaut cette plateforme pour une entreprise qui doit être prête au 1er septembre 2026 ? L’éditeur communique très peu, et son site français ne mentionne même pas la réforme.
Le diagnostic vous sort trois plateformes agréées classées selon votre profil.
Quel OneUp est réellement agréé
Le doute mérite d’être levé d’entrée. Le nom circule sur des produits sans rapport entre eux, et les annuaires qui recopient la liste DGFiP vérifient rarement l’entité. Le fichier officiel, lui, suffit à trancher.
L’entité inscrite sur la liste DGFiP
La ligne officielle est courte mais sans ambiguïté. Nom commercial ONE UP, établissement principal au 124 rue Réaumur à Paris, courriel de contact sur le domaine oneup.com. Elle figure dans la première des deux listes tenues par l’administration, celle des opérateurs satisfaisant à l’ensemble des conditions.
Le fichier publie toutefois la date de délivrance, jamais le numéro lui-même. Aucune source publique ne le communique, éditeur compris. Méfiez-vous de tout site qui affiche un identifiant précis.
Les homonymes à écarter
Le registre du commerce compte plusieurs ONE UP actives, à Mulhouse comme à Saint-Denis, sur des activités étrangères au logiciel. Le nom sert par ailleurs à des applications grand public. Le seul repère fiable reste l’adresse web déclarée.
Vérifier une plateforme agréée par son nom seul ne suffit pas. Pour OneUp, le contrôle se fait sur le site déclaré à la DGFiP, smallbusiness.oneup.com. Une raison sociale identique trouvée dans un annuaire ne prouve rien.
Ce que couvre OneUp, et par quelle porte on y entre
L’immatriculation atteste une capacité technique à émettre, recevoir et transmettre des données fiscales. En revanche, elle ne décrit pas le produit. Or celui-ci existait bien avant la réforme.
Un logiciel de gestion avant d’être une plateforme agréée
L’offre tient en quatre modules : facturation, comptabilité, stocks et CRM. La comptabilité s’alimente par la connexion bancaire, avec une catégorisation automatique des écritures. L’éditeur revendique plus de 700 000 utilisateurs dans une cinquantaine de pays. Le positionnement rejoint celui d’un outil de gestion complet, proche sur le papier d’evoliz.
La distribution passe surtout par les banques
BNP Paribas s’appuie sur OneUp depuis plusieurs années pour Mon Business Assistant. La banque le désigne aujourd’hui comme la plateforme agréée qui assure la gestion technique et réglementaire de la facturation électronique. Le logiciel VIZUP propose de son côté une adhésion à OneUp depuis son espace client, mandat signé en ligne.
Sans compte BNP Paribas ni logiciel partenaire, un indépendant n’a donc guère de raison d’aller chercher OneUp. Aucune page produit ne lui explique la réforme.
Tarifs : une grille publique qui ignore la facture électronique
Peu de plateformes agréées affichent leurs prix sans formulaire. OneUp le fait. Le problème tient ailleurs : la grille ne dit rien du volet réglementaire.
Ce que l’éditeur affiche
La page tarifaire française annonce cinq paliers mensuels. Comptez 9 € pour un utilisateur, 19 € pour deux, 29 € pour trois, 69 € pour sept et 169 € en illimité. Toutes les fonctionnalités sont annoncées partout, seul l’accompagnement change. Le premier palier est ainsi vendu sans support.
Ce que coûte le volet plateforme agréée
Chez BNP Paribas, l’activation de la fonctionnalité e-facturation est gratuite et incluse dans l’abonnement bancaire. Hors de ce canal, rien n’est communiqué. Aucune page publique ne rattache la grille à 9 € au statut de plateforme agréée. Face à une macompta.fr, immatriculée le 15 janvier 2026 et bien plus explicite, la comparaison tourne court.
Points forts et limites relevés
Le bilan tient en une tension. D’un côté un produit ancien, éprouvé, adossé à une grande banque française. De l’autre un silence public presque total sur la réforme.
Ce qui joue en sa faveur
L’immatriculation du 8 janvier 2026 place OneUp parmi les opérateurs ayant passé les tests d’interopérabilité, pas dans la liste d’attente. La caution BNP Paribas pèse également. Enfin, le périmètre dépasse la seule facture.
Ce qui doit faire hésiter
Le site français n’évoque ni la réforme, ni Factur-X, ni l’annuaire, ni l’e-reporting. Aucune documentation technique n’expose le périmètre couvert. Chez BNP Paribas, la seule fonction ouverte à ce jour reste l’inscription à l’annuaire. Un dirigeant qui veut d’abord facturer simplement regardera plutôt la fiche henrri.
- Numéro délivré le 08/01/2026, tests d’interopérabilité passés
- Facturation, comptabilité, stocks et CRM réunis
- Volet e-facturation gratuit chez BNP Paribas
- Grille publique, de 9 à 169 € par mois
- Le site français ne mentionne nulle part la réforme 2026
- Aucun périmètre technique publié : formats, e-reporting
- Accès pensé pour un canal bancaire ou partenaire
- Pas de support sur le palier à 9 € par mois
Cette opacité gêne peu un client BNP Paribas, qui trouve ses réponses dans l’aide de sa banque. Elle pèse davantage sur qui compare seul et veut savoir, avant de signer, quels flux sont couverts.
À qui cette plateforme convient
La réponse dépend moins du produit que de votre point d’entrée. OneUp se choisit rarement pour lui-même : il arrive avec un contrat signé ailleurs.
Le client d’une banque ou d’un logiciel partenaire
Si vous utilisez Ma Banque Entreprise ou Mon Business Assistant, la question est tranchée. L’activation est gratuite, depuis l’espace bancaire, et la conformité au 1er septembre 2026 est portée par l’établissement. Même logique chez VIZUP.
L’indépendant qui veut choisir son outil
Le raisonnement s’inverse pour un freelance. À 9 € par mois sans support ni documentation sur la réforme, l’offre se compare mal aux solutions bâties pour ce profil. Un indépendant qui facture peu commencera plutôt par notre page freebe.
Le statut administratif et la lisibilité commerciale sont deux choses distinctes. OneUp coche la première, pas la seconde.
- ONE UP figure sur la liste DGFiP, numéro délivré le 08/01/2026
- Le site déclaré est smallbusiness.oneup.com, pas un homonyme
- L’accès passe surtout par BNP Paribas ou un partenaire comme VIZUP
- Grille publique de 9 à 169 €, muette sur la facture électronique
- Ni numéro d’immatriculation ni documentation technique publiés
Trois minutes de diagnostic valent mieux qu’un choix subi par défaut.
Questions fréquentes
OneUp est-elle vraiment une plateforme agréée ?
Oui. ONE UP figure dans la liste publiée par l’administration fiscale, avec un numéro délivré le 8 janvier 2026. Elle relève de la liste haute, celle des opérateurs ayant passé les tests d’interopérabilité.
Quel est le numéro d’immatriculation de OneUp ?
Il n’est pas public. Le fichier DGFiP publie seulement la date de délivrance, ici le 08/01/2026. L’éditeur ne le communique pas davantage. Un site qui affiche un numéro précis l’a donc inventé.
Faut-il être client BNP Paribas pour utiliser OneUp ?
Non, le logiciel se souscrit aussi en direct sur smallbusiness.oneup.com. En revanche, la communication sur le volet facture électronique passe presque exclusivement par les partenaires. Interrogez donc l’éditeur sur son périmètre réglementaire.
Combien coûte OneUp ?
La grille publique va de 9 € par mois pour un utilisateur à 169 € en accès illimité, après trente jours d’essai. Chez BNP Paribas, l’activation de l’e-facturation est gratuite et incluse dans l’abonnement.
OneUp gère-t-elle l’e-reporting et le format Factur-X ?
L’immatriculation suppose le respect du socle réglementaire : Factur-X, UBL, CII et la transmission des données de transaction. L’éditeur ne publie toutefois aucune documentation. Faites confirmer ce périmètre par écrit avant de vous engager.