Cent mille utilisateurs professionnels revendiqués depuis 2007, et une bascule passée presque inaperçue : le 15 janvier 2026, macompta.fr a décroché son immatriculation définitive de plateforme agréée, annoncée une semaine plus tard. L’éditeur français ne se contente donc plus de produire des factures, il les transporte. Pour une TPE déjà abonnée, ce statut évite d’aller raccorder un opérateur tiers au logiciel de comptabilité.
Ce cumul mérite un examen sérieux. Une plateforme agréée ne se juge pas sur son module de facturation. Elle se juge sur son raccordement, son périmètre de flux et sa solidité dans le temps. macompta.fr apparaît désormais dans la liste officielle des plateformes agréées, aux côtés d’acteurs bien plus capitalisés. Y figurer reste toutefois une condition d’entrée, pas une promesse de qualité de service.
Trois questions décident réellement de l’affaire : ce que couvre l’offre, ce qu’elle coûte, et à quel profil elle convient. macompta.fr publie une grille tarifaire complète, ce qui reste rare sur ce marché. La plateforme agréée y est même offerte jusqu’à un certain volume mensuel, sous condition d’abonnement au logiciel.
macompta.fr est immatriculée plateforme agréée à titre définitif depuis le 15 janvier 2026. Son périmètre annoncé couvre l’émission, la réception et l’e-reporting, avec une connexion au Portail Public de Facturation et une adhésion au réseau Peppol. La plateforme est incluse sans supplément jusqu’à 250 factures par mois pour les abonnés au logiciel.
Ce positionnement ne convient pourtant pas à tous les profils. Une entreprise sans besoin comptable, ou déjà équipée d’un outil de facturation qu’elle veut garder, n’a pas le même arbitrage à faire qu’un abonné historique.
Le diagnostic sort trois plateformes agréées classées selon votre profil et votre volume.
Un statut de plateforme agréée confirmé en janvier 2026
Le parcours d’immatriculation s’est déroulé en deux temps, comme pour la quasi-totalité des candidats. L’annonce du franchissement d’étape remonte à novembre 2025, la confirmation définitive à janvier 2026. Cette chronologie a son importance, car une immatriculation sous réserve ne vaut pas agrément acquis.
Une immatriculation définitive obtenue le 15 janvier 2026
macompta.fr a communiqué sur cette obtention le 22 janvier 2026, par voie de communiqué réglementé. La société est en effet cotée, sous le code mnémonique MLMCA, ce qui l’oblige à publier ce type d’information. Le texte mentionne l’autorisation d’assurer l’émission, la réception et la transmission des factures électroniques. Aucun numéro d’immatriculation public n’est en revanche diffusé par l’éditeur.
Ce que l’immatriculation ne dit pas
L’immatriculation atteste d’un dossier technique et de sécurité validé par l’administration fiscale. Elle ne garantit ni la disponibilité du service, ni la pérennité de l’éditeur, ni la qualité de l’accompagnement. Par ailleurs, le statut se perd : une plateforme peut être radiée en cours de route. C’est pourquoi la vérification sur le registre public reste utile avant de signer, même quand l’éditeur affiche son agrément en page d’accueil.
Être immatriculée plateforme agréée ne signifie pas que toutes les fonctions sont livrées le jour de l’annonce. Les mises en service s’échelonnent jusqu’aux échéances de septembre 2026 et de septembre 2027.
Émission, réception, e-reporting : le périmètre réel
Un point sépare les vraies plateformes agréées des simples logiciels de facturation : la capacité à porter les trois flux exigés par la réforme. macompta.fr annonce les trois, ce qui la place dans le peloton conforme. Le détail d’exécution mérite néanmoins d’être lu de près.
Les trois flux annoncés par l’éditeur
L’émission couvre l’envoi des factures de vente au format réglementaire, avec contrôles de conformité dès la saisie. La réception intègre les factures fournisseurs directement en comptabilité, sans ressaisie. L’e-reporting transmet à l’administration les données de transactions situées hors du périmètre B2B domestique, notamment les ventes aux particuliers et les opérations internationales. Ces trois briques vivent dans une interface unique, argument central de l’éditeur face aux opérateurs purement techniques.
Un raccordement PPF et une adhésion Peppol
macompta.fr revendique une connexion native au Portail Public de Facturation, qui joue le rôle d’annuaire et de concentrateur des données fiscales. L’éditeur se déclare par ailleurs membre du réseau Peppol, standard d’échange utilisé bien au-delà des frontières françaises. Une fonction de conversion OCR transforme les PDF entrants en flux exploitable, ce qui aide pendant la période de cohabitation entre papier et formats structurés. La conformité aux standards AFNOR est également mise en avant.
Combien coûte macompta.fr en 2026
La transparence tarifaire est le vrai point fort du dossier. Là où de nombreuses plateformes agréées renvoient vers un formulaire de devis, macompta.fr publie chaque prix, module par module et palier par palier. Un mois d’essai gratuit sans engagement accompagne l’ensemble de la gamme.
La plateforme agréée, offerte jusqu’à 250 factures pour les abonnés
Pour un client déjà abonné à un logiciel macompta.fr, la plateforme agréée est incluse sans supplément jusqu’à 250 factures par mois. Le palier suivant, à 500 factures mensuelles, est facturé 15 € HT par mois. Peu de plateformes agréées offrent un tel seuil à leurs clients logiciels.
Les entreprises non abonnées peuvent utiliser la plateforme seule. Le service reste gratuit jusqu’à 20 factures par mois, puis coûte 5 € HT à 50 factures, 10 € HT à 100, 15 € HT à 250 et 20 € HT à 500. Ce découpage au volume se compare facilement, notamment avec la fiche evoliz, autre éditeur français, qui passe pour sa part par la plateforme agréée Chaintrust by Visma.
Les modules de gestion, facturés à la carte
L’offre logicielle se compose de six modules souscrits séparément. Les prix ci-dessous correspondent au tarif annuel, remise de deux mois déduite. Le tarif mensuel sans engagement grimpe un peu, par exemple 8,00 € HT au lieu de 7,04 € sur la comptabilité simplifiée. Trois utilisateurs sont inclus par défaut, chaque siège supplémentaire coûtant 2,64 € HT par mois.
Comptabilité simplifiée
- Connexion bancaire et suivi de trésorerie
- Imputation automatique des écritures
- Bilan et compte de résultat
- Notes de frais incluses
Comptabilité complète
- Comptabilité analytique
- Gestion de la TVA et comptes de tiers
- Factures clients et fournisseurs
- Tableaux de soldes intermédiaires
Paie et DSN
- Formules 5, 10 et 20 bulletins
- Forfait 19 € plus 6 € par bulletin
- Déclaration sociale nominative
- Au-delà de 20 salariés, sur devis
Le total grimpe vite selon les besoins. Un indépendant qui veut facturer, tenir sa comptabilité et télétransmettre ses déclarations cumule trois modules, soit 23,53 € HT par mois au tarif annuel. L’assistance téléphonique se paie en plus, à 13,20 € HT mensuels. Ce mode à la carte reste avantageux pour qui n’a besoin que d’une brique, beaucoup moins pour qui les veut toutes.
À qui macompta.fr convient réellement
L’éditeur cible large : freelances, TPE, PME, associations, professions libérales, exploitants agricoles et sociétés civiles immobilières. Dans les faits, la solution donne le meilleur d’elle-même sur des structures simples, avec peu de flux et un besoin comptable classique.
TPE, associations et exploitations agricoles
Les pages dédiées de l’éditeur montrent où porte l’effort : associations et exploitations agricoles disposent de parcours spécifiques, ce qui reste peu courant dans le paysage des plateformes agréées. Un trésorier d’association assujettie à la TVA trouve donc un outil calibré pour son plan comptable. Sur ce segment, macompta.fr croise notamment cogilog, positionné lui aussi sur les petites structures. Le choix se joue alors sur l’ergonomie et sur le périmètre couvert, plus que sur le statut.
Les limites à peser avant de s’engager
Aucun expert-comptable n’est inclus dans l’abonnement : macompta.fr vend un logiciel, pas une prestation de tenue. Une entreprise qui cherche un cabinet en ligne regardera plutôt notre page dougs, construite sur un modèle inverse. Par ailleurs, la facturation au module oblige à additionner les briques, ce qui brouille la lecture du coût réel. Enfin, l’éditeur reste une structure de taille modeste face aux groupes qui opèrent également des plateformes agréées.
- Grille tarifaire publique, module par module
- Plateforme agréée incluse jusqu’à 250 factures pour les abonnés
- Émission, réception et e-reporting annoncés
- Parcours dédiés aux associations et aux agriculteurs
- Immatriculation définitive confirmée en janvier 2026
- Aucun accompagnement comptable inclus
- Coût qui grimpe dès que les modules se cumulent
- Assistance téléphonique facturée en option
- Aucun numéro d’immatriculation publié par l’éditeur
- Éditeur de petite taille face aux grands opérateurs
Aucune de ces limites n’est rédhibitoire pour une TPE déjà installée dans l’écosystème macompta.fr. Elles pèsent en revanche beaucoup plus lourd sur une entreprise qui part de zéro et qui compare encore plusieurs plateformes agréées.
Se raccorder avant l’échéance de septembre 2026
La réception de factures électroniques devient obligatoire pour toutes les entreprises assujetties au 1er septembre 2026. L’émission suit par vagues : grandes entreprises et ETI à la même date, PME et micro-entreprises au 1er septembre 2027. Le raccordement se prépare donc maintenant, pas en août.
L’inscription passe par une vérification d’identité
macompta.fr ouvre sa plateforme agréée aux entreprises assujetties à la TVA, aux associations concernées, aux sociétés civiles immobilières et aux loueurs en meublé non professionnels. Le dossier réclame un justificatif d’immatriculation, un scan de pièce d’identité et une courte vidéo du visage. Cette procédure tient au niveau de sécurité imposé aux plateformes agréées, devenues des tiers de confiance fiscaux. Prévoyez donc les pièces avant de commencer.
Les vérifications à faire avant de valider
Trois points méritent un contrôle. D’abord le volume mensuel réel de factures émises et reçues, puisqu’il détermine le palier tarifaire. Ensuite la compatibilité avec l’outil de facturation déjà en place, car changer de logiciel et de plateforme en même temps multiplie les risques. Enfin l’existence d’une offre gratuite suffisante : un artisan qui émet dix factures par mois n’a pas besoin de payer, chez macompta.fr comme chez henrri.
Reste la question du calendrier interne. Une entreprise qui bascule sa facturation et sa comptabilité en même temps que son raccordement s’expose à un trimestre difficile. Séparer les deux chantiers coûte un peu de temps, mais évite de découvrir un problème de format en pleine échéance de TVA.
- Immatriculation définitive de plateforme agréée annoncée le 22 janvier 2026
- Périmètre annoncé complet : émission, réception et e-reporting
- Connexion au Portail Public de Facturation et adhésion Peppol revendiquées
- Plateforme gratuite jusqu’à 20 factures mensuelles pour les non-abonnés, 250 pour les abonnés
- Modules de gestion de 2,64 à 74,92 € HT par mois, un mois d’essai offert
Le bon réflexe consiste à comparer le coût complet, plateforme agréée comprise, plutôt que le seul prix d’entrée du logiciel. Un profil qui n’a besoin que de recevoir ses factures ne pèse pas le même budget qu’une TPE qui émet, encaisse et déclare.
Le diagnostic croise profil, volume et besoin comptable pour sortir trois plateformes agréées.
Questions fréquentes
macompta.fr est-elle vraiment une plateforme agréée ?
Oui. L’éditeur a annoncé son immatriculation définitive le 22 janvier 2026, par communiqué réglementé lié à sa cotation. La vérification se fait toutefois sur le registre officiel publié par la DGFiP, seule référence opposable. Ce registre évolue, notamment en cas de radiation, donc un contrôle avant signature reste recommandé.
La plateforme agréée macompta.fr est-elle gratuite ?
En partie. Les abonnés à un logiciel macompta.fr y accèdent sans supplément jusqu’à 250 factures par mois, puis 15 € HT mensuels jusqu’à 500. Les entreprises non abonnées disposent d’un palier gratuit jusqu’à 20 factures par mois, puis d’une grille de 5 à 20 € HT selon le volume.
Faut-il être abonné pour utiliser sa plateforme agréée ?
Non. L’éditeur ouvre l’inscription à la plateforme seule, sans souscription à un module de comptabilité ou de facturation. L’abonnement change en revanche le seuil de gratuité, qui passe de 20 à 250 factures mensuelles. Une entreprise à faible volume peut donc rester sur son outil actuel.
macompta.fr couvre-t-elle l’e-reporting ?
L’éditeur annonce les trois flux : émission, réception et transmission des données de transaction à l’administration. L’e-reporting concerne notamment les ventes aux particuliers et les opérations avec l’étranger, hors du périmètre B2B domestique. Vérifiez la disponibilité effective de cette brique au moment de votre inscription, les mises en service étant progressives.
Qui peut s’inscrire à la plateforme agréée macompta.fr ?
Les entreprises assujetties à la TVA, les associations exerçant une activité économique concernée, les sociétés civiles immobilières et les loueurs en meublé non professionnels. Ces derniers présentent un justificatif d’inscription au registre national des entreprises. L’inscription comprend une vérification d’identité avec pièce officielle et courte vidéo du visage.