3 mois offerts chez Pennylane avec le code PENNY3· J−0 avant l’obligation du 1er sept. 2026
Accueil / iPaidThat : plateforme agréée, tarifs et limites

iPaidThat : plateforme agréée, tarifs et limites

publié le 15/08/2026· mis à jour le 15/08/2026· 11 min de lecture

Ranger iPaidThat parmi les simples collecteurs de factures fournisseurs reste le réflexe le plus répandu. Ce classement a cessé d’être exact en janvier 2026. L’éditeur figure désormais parmi les opérateurs immatriculés par l’administration fiscale, avec un périmètre annoncé qui couvre la réception, l’émission et l’e-reporting. La collecte automatique demeure son argument d’entrée, plus son seul métier.

Le statut se contrôle à un seul endroit, la liste officielle des plateformes agréées. Les annuaires spécialisés rattachent la marque à la société IPT Technologie et relèvent tous la même date d’immatriculation, le 6 janvier 2026. Marque commerciale et raison sociale diffèrent, ce qui explique une partie des recherches infructueuses.

Le tarif situe l’offre plus sûrement que le discours. Le premier palier public démarre à 59 € HT par mois, quand plusieurs plateformes agréées ouvrent la réception sans frais. Cet écart ne se justifie que si la collecte des factures d’achat et le rapprochement bancaire vous font gagner du temps chaque semaine.

L’essentiel

iPaidThat est la marque d’IPT Technologie, filiale du groupe BPCE depuis 2024. L’éditeur revendique une immatriculation définitive en plateforme agréée, obtenue après les tests d’interopérabilité avec le portail public. Les trois offres publiques démarrent à 59 € HT par mois, sans palier gratuit.

Collecte d’achats ou facturation de ventes ?

Le diagnostic vous sort trois plateformes classées selon votre volume réel.

Faire le diagnostic

Une immatriculation en plateforme agréée confirmée début 2026

Le statut déplace la responsabilité de l’outil. Une plateforme agréée dépose la facture dans le circuit officiel et transmet les données à l’administration. Une solution compatible fabrique le document, puis dépend d’un tiers pour l’acheminer. iPaidThat a basculé dans la première catégorie, ce qui n’était pas son point de départ.

Une date d’immatriculation relevée au 6 janvier 2026

Deux annuaires spécialisés indépendants donnent la même date, le 6 janvier 2026, l’un sous la raison sociale IPT Technologie, l’autre sous la marque iPaidThat. L’éditeur a publié six jours plus tard un communiqué annonçant son immatriculation définitive validée par l’administration fiscale. Aucun numéro d’agrément n’est diffusé publiquement.

IPT Technologie· immatriculée le 06/01/2026· relevé le 15/08/2026

Cette nuance de vocabulaire compte. L’administration publie deux fichiers distincts. Le premier réunit les opérateurs qui remplissent toutes les conditions, tests d’interopérabilité compris. Le second liste les dossiers complets, encore en attente de ces tests. Le second n’ouvre aucun droit d’exploitation immédiat. Vérifier dans quel fichier figure votre candidat évite une mauvaise surprise contractuelle.

↪ Bon à savoir

Les comparateurs mélangent souvent les deux listes et affichent un total unique, qui varie de 142 à plus de 155 selon les mises à jour. Une plateforme citée dans un décompte global n’est donc pas forcément immatriculée à titre définitif. Le seul repère fiable reste le fichier publié par l’administration.

Réception, émission et e-reporting annoncés dans toutes les offres

La page tarifaire est explicite sur ce point : la mention plateforme agréée, avec réception, émission et e-reporting, figure sur les trois formules. Aucun supplément de conformité ne vient s’ajouter à l’abonnement, contrairement au modèle de plusieurs éditeurs qui facturent la brique réglementaire en option.

La documentation publique s’arrête toutefois là. Les pages produit ne détaillent ni Factur-X, ni UBL, ni CII, alors que ces trois formats socle conditionnent l’interopérabilité entre plateformes. Un annuaire spécialisé cite Factur-X et un accès Peppol, sans confirmation sur le site de l’éditeur. Demandez le détail avant signature, surtout si vos clients grands comptes imposent un format précis.

Ce que le produit fait réellement au quotidien

L’outil s’est construit sur les factures qui entrent, pas sur celles qui sortent. Ce déséquilibre reste visible dans l’interface et dans la profondeur fonctionnelle. La partie achats concentre les automatismes, la partie ventes couvre l’essentiel sans aller plus loin.

La collecte automatique, le vrai point d’entrée

Le logiciel se connecte à votre messagerie et détecte les factures reçues par courriel, quel que soit le fournisseur d’adresse. Il ajoute un catalogue de plus de 200 collecteurs, qui vont chercher les documents directement dans les espaces clients des fournisseurs. Cette seconde brique évite les factures accessibles uniquement en téléchargement.

La lecture automatique prend ensuite le relais. L’éditeur annonce une extraction efficace à 99 % sur le fournisseur, les montants, le SIREN et la TVA. Le rapprochement bancaire signale les factures manquantes face aux mouvements du compte. Notes de frais et indemnités kilométriques passent par l’application mobile.

Le module de vente, plus sobre

Côté ventes, l’offre couvre les devis, les factures clients et le suivi de leur statut, du document validé au règlement encaissé. Un lien de paiement s’envoie par courriel pour accélérer l’encaissement. Un tableau de bord affiche le chiffre d’affaires, le panier moyen et les meilleurs clients.

Les fonctions plus fines ne sont pas documentées publiquement : avoirs, factures d’acompte, relances automatiques et échéanciers n’apparaissent pas sur la page produit. Une activité qui facture au forfait s’en accommode. Une entreprise du bâtiment qui travaille en situations et en retenues de garantie posera la question avant l’essai.

Points forts
  • Immatriculation en plateforme agréée confirmée par plusieurs annuaires
  • Réception, émission et e-reporting inclus dans les trois formules
  • Collecte par messagerie et catalogue de plus de 200 collecteurs
  • Rapprochement bancaire et détection des factures manquantes
  • Adossement au groupe BPCE depuis 2024
  • 14 jours d’essai, aucune durée d’engagement
Limites
  • Aucun palier gratuit, entrée à 59 € HT par mois
  • Quota de factures mensuel sur chaque formule
  • Module de vente sans avoirs ni relances documentés
  • Formats socle non détaillés sur les pages produit
  • Tarifs cabinets comptables non publics
  • Qualité de collecte dépendante des connecteurs fournisseurs

Le point de bascule tient au ticket d’entrée. Sous un certain volume d’achats mensuels, la collecte automatique ne rentabilise pas 59 euros hors taxes, et un outil de facturation simple couvre l’obligation à un coût sans rapport.

Le ticket d’entrée à 59 € vous freine ? Indy est une alternative pensée pour les indépendants, à un tout autre niveau de prix.
Découvrir Indy

Combien coûte iPaidThat

La grille est publique, ce qui reste minoritaire chez les plateformes agréées. Trois formules, des prix affichés hors taxes, une remise annoncée de 20 % en paiement annuel. L’essai dure 14 jours et aucune durée d’engagement n’est imposée.

Trois paliers publics, de 59 à 209 € HT par mois

La formule Essentiel démarre à 59 € HT par mois pour 100 factures mensuelles, deux connexions bancaires et deux utilisateurs du scanner. La formule Pro monte à 99 € HT pour 200 factures, trois banques, cinq utilisateurs et le module de trésorerie complet. Pro + atteint 209 € HT pour 400 factures et des connexions bancaires illimitées.

59 € HTEssentiel, 100 factures par mois
99 € HTPro, 200 factures par mois
209 € HTPro +, 400 factures par mois

La remise annuelle de 20 % ramène ces montants à 47,20 €, 79,20 € et 167,20 € HT par mois. Le paiement fournisseurs suit la même logique de palier, avec 50 virements en un clic sur Pro et 100 sur Pro +. Cette dernière formule est présentée comme celle qui permet de gérer plusieurs sociétés sous un abonnement unique.

Une facturation au volume, pas au forfait

Le quota mensuel change la façon de calculer le budget. Au-delà du nombre de factures inclus, les dépassements sont facturés chaque mois selon une tarification spécifique. Une activité saisonnière, avec des pics de documents sur deux trimestres, paie donc davantage que ne le laisse penser le prix affiché.

Un indépendant qui émet quinze factures par mois achète surtout une capacité inutilisée. Sur ce créneau, des offres comme vosfactures se positionnent sur des budgets nettement plus modestes. Les tarifs destinés aux cabinets comptables font l’objet d’une page dédiée, sans montants publiés.

Le budget dépasse votre besoin réel ?Plusieurs plateformes agréées démarrent sous les 20 € par mois.
Voir les alternatives

À quels profils l’offre s’adresse

Le prix d’entrée trie naturellement les candidats. L’outil devient rentable quand le temps passé à courir après les factures d’achat se compte en heures chaque mois. En dessous, la dépense reste supérieure au gain. Le calcul se pose donc avant la démonstration commerciale.

TPE et PME avec un vrai volume d’achats

La cible naturelle réunit les structures qui reçoivent plusieurs dizaines de factures fournisseurs par mois, réparties entre courriels et espaces clients. Restauration, commerce, artisanat et cabinets d’architecture reviennent dans les références de l’éditeur. Le rapprochement bancaire prend son sens dès que deux comptes professionnels cohabitent.

Les groupes de petites sociétés constituent le second profil. Trois organisations sont incluses dans chaque formule, et Pro + assume ouvertement la gestion multi-entités. Une holding avec deux filiales évite ainsi trois abonnements séparés, à condition d’accepter le palier haut de la grille.

Cabinets comptables et clients bancaires

L’éditeur pousse une offre cabinet, avec accès dédié aux dossiers clients et mandat de désignation de plateforme agréée. L’argument tient en une phrase : concentrer ses clients sur une ou deux plateformes maîtrisées plutôt que d’en apprendre douze. Les montants de cette offre ne sont pas publiés.

L’adossement bancaire distingue enfin ce dossier. Le groupe BPCE a racheté la fintech en 2024 pour équiper ses clients professionnels. Le vivier des immatriculés couvre des profils très différents. Un logiciel adossé à une banque y côtoie des opérateurs plus spécialisés, comme celui détaillé sur notre page esalink.

Les limites à peser avant de signer

Deux réserves ressortent des tests publiés et de la documentation de l’éditeur. Aucune ne disqualifie l’outil, les deux méritent une vérification pendant les 14 jours d’essai. Elles portent sur la fiabilité de la collecte et sur la profondeur du module de vente.

Une collecte dépendante des connecteurs

Les 200 collecteurs reposent sur les interfaces des fournisseurs, qui changent sans préavis. Une refonte d’espace client suffit à interrompre la récupération le temps d’une mise à jour. La lecture automatique réclame par ailleurs des documents nets, ce que ne garantit pas toujours une photo prise sur un chantier.

Testez donc la collecte sur vos dix fournisseurs principaux, pas sur un échantillon choisi au hasard. Un connecteur absent sur votre grossiste habituel annule une bonne partie de la promesse. Les avis publiés signalent aussi des dysfonctionnements ponctuels, sans que leur fréquence soit documentée.

Un périmètre de vente plus court que la partie achats

La facturation client fait le travail attendu, sans plus. Les tests indépendants la décrivent comme sommaire au regard de logiciels dont c’est le métier principal. Une entreprise qui gère des abonnements récurrents, des avoirs fréquents ou une relance structurée regardera d’abord ailleurs.

Ce déséquilibre entre achats et ventes se retrouve chez d’autres immatriculés, chacun ayant son point de départ historique. Nos fiches, dont seqino, précisent ce périmètre plateforme par plateforme. Le choix se joue là, davantage que sur la liste des fonctionnalités annoncées.

⚠ Confusion fréquente

Plusieurs pages de comparaison publient des tarifs iPaidThat autour de 10 à 25 € par mois, très éloignés de la grille officielle. Certaines affirment même que l’éditeur n’est pas une plateforme agréée. Ces deux informations sont fausses. Fiez-vous à la page tarifaire de l’éditeur et au fichier publié par l’administration.

Le choix se ramène finalement à une question de volume. iPaidThat facture cher un travail que peu d’outils automatisent aussi loin sur les achats. Les entreprises qui traitent peu de factures fournisseurs paieront pour une machine surdimensionnée.

À retenir
  • Immatriculation en plateforme agréée relevée au 6 janvier 2026, sous la société IPT Technologie
  • Réception, émission et e-reporting inclus dans les trois formules publiques
  • Grille publique de 59 à 209 € HT par mois, avec quota de factures et remise annuelle de 20 %
  • Point fort réel sur la collecte d’achats, module de vente plus court
  • Filiale du groupe BPCE depuis 2024, offre cabinet aux tarifs non publiés
Encore hésitant entre deux plateformes agréées ?

Répondez à six questions, obtenez un classement adapté à votre volume et à votre budget.

Lancer le diagnostic

Questions fréquentes

Faut-il être client d’une banque du groupe BPCE pour utiliser iPaidThat ?

Non. L’éditeur vend ses abonnements en direct depuis son site, sans condition d’appartenance bancaire affichée sur la page tarifaire. Le rachat par le groupe BPCE en 2024 visait à équiper les clients professionnels des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne. La distribution classique est restée ouverte. Les connexions bancaires proposées dans l’outil couvrent par ailleurs plusieurs établissements.

Que se passe-t-il si le quota de factures est dépassé ?

Le service continue de fonctionner et les dépassements sont facturés mensuellement, selon une tarification propre à chaque formule. L’éditeur documente ce point sur sa page tarifaire, sans afficher de montant unitaire dans le comparatif des offres. Demandez ce barème avant de signer si votre activité connaît des pics saisonniers marqués.

iPaidThat remplace-t-il un expert-comptable ?

Non, et l’éditeur ne le prétend pas. L’outil relève de la pré-comptabilité : il collecte, lit, classe les pièces et prépare les exports vers le logiciel du cabinet. La production du bilan, les déclarations fiscales et le conseil restent du ressort du professionnel. Une offre dédiée aux cabinets existe justement pour organiser ce travail à quatre mains.

Les tarifs pour les cabinets comptables sont-ils publics ?

Non. Le site renvoie vers une page distincte pour les experts-comptables, sans publier de montants comparables à ceux des trois formules entreprise. Ce fonctionnement est courant sur ce marché, où la remise dépend du nombre de dossiers apportés. Comptez une négociation, pas un abonnement sur étagère.

Peut-on changer de plateforme agréée après s’être rattaché ?

Oui. Le rattachement d’une entreprise à sa plateforme est enregistré dans l’annuaire du portail public, et rien n’interdit d’en changer ensuite. Deux points méritent attention : la reprise de l’historique des factures déjà transmises et le délai de mise à jour de l’annuaire. Vérifiez ces deux conditions dans le contrat avant de vous engager.

Trouver ma plateforme en 2 min