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Chaintrust : avis, fonctionnalités et statut de plateforme agréée

publié le 01/08/2026· mis à jour le 01/08/2026· 18 min de lecture

Chaintrust n’est pas un logiciel de facturation pour indépendants. C’est un moteur de production comptable vendu aux cabinets, devenu la plateforme agréée de tout l’écosystème Visma France. Son immatriculation définitive a été enregistrée le 18 décembre 2025. Pour un dirigeant, la question n’est donc plus « est-ce conforme », mais « est-ce moi qui choisis ».

La réponse tient à un détail d’organisation. Chez Chaintrust, c’est l’expert-comptable qui inscrit son client, configure son adressage et déclenche la signature du mandat. L’entreprise signe, mais elle ne pilote pas. Ce fonctionnement la place à part parmi les opérateurs de la liste officielle des plateformes agréées.

Deuxième particularité : vous l’utilisez peut-être déjà sans le savoir. Evoliz et Inqom s’appuient sur sa plateforme agréée. Quant au tarif, il démarre à 5 € HT par mois et par dossier, une grille publique là où la plupart des acteurs cabinet restent sur devis.

L’essentiel

Statut : plateforme agréée définitivement immatriculée depuis le 18 décembre 2025. Cible : cabinets d’expertise comptable et leurs dossiers clients. Tarif affiché : 5 € HT par dossier en comptabilité de trésorerie, 20 € HT en comptabilité d’engagement. Particularité : plateforme agréée sous-jacente de plusieurs solutions du groupe Visma, dont Evoliz et Inqom.

Cabinet, PME ou indépendant ?

Le diagnostic croise votre organisation comptable et vous sort trois plateformes classées.

Faire le diagnostic

Chaintrust est-elle réellement une plateforme agréée ?

Oui, et à titre définitif. Mais le mot « immatriculée » recouvre deux réalités très différentes selon la date à laquelle on regarde. La confusion vient de là, et elle circule encore sur plusieurs comparateurs.

Sous réserve en 2024, définitive en décembre 2025

Chaintrust a d’abord obtenu une immatriculation sous réserve, en 2024, sur dossier. Ce statut autorisait à poursuivre la procédure, pas à opérer. L’immatriculation définitive suppose la réussite des tests d’interopérabilité avec le portail public et la transmission des comptes rendus à l’administration.

La DGFiP a commencé à publier ces immatriculations définitives le 11 décembre 2025. Celle de Chaintrust suit une semaine plus tard. La procédure d’immatriculation distingue clairement les deux étapes, et seule la seconde vous met en conformité.

Immatriculation définitive· enregistrée le 18/12/2025· ISO 27001 depuis avril 2023

Un détail mérite l’œil du lecteur pressé. Le site de l’éditeur affiche encore, en bandeau haut de page, la mention « candidat PDP », avec un lien vers l’ancienne liste des plateformes immatriculées sous réserve. Le bandeau est périmé, pas le statut. Vérifiez toujours sur la liste officielle en vigueur.

Le PPF ne transporte pas vos factures

Depuis le recentrage d’octobre 2024, le portail public ne joue plus le rôle de boîte aux lettres. Il tient l’annuaire central et sert de concentrateur de données vers la DGFiP. Les factures, elles, circulent de plateforme agréée à plateforme agréée.

Concrètement, Chaintrust interroge l’annuaire pour identifier la plateforme du destinataire, achemine la facture vers elle, puis transmet les seules données réglementaires à l’administration. Parler d’un « routage vers le PPF » entretient une image fausse du circuit. C’est aussi ce qui rend l’inscription à l’annuaire décisive.

⚠ Confusion fréquente

Une plateforme « agréée » n’est pas une plateforme « certifiée ». L’immatriculation vaut trois ans, renouvelables, et reste révocable. Elle porte sur la conformité technique de l’opérateur, jamais sur la qualité fonctionnelle du produit que vous achetez.

Chaintrust est d’abord un logiciel de production comptable

Classer Chaintrust parmi les outils de facturation fausse toute l’évaluation. La brique e-invoicing est venue se greffer sur un moteur de tenue automatisée, pas l’inverse. Cette généalogie explique ses forces autant que ses angles morts.

Trois couches empilées, dans cet ordre

La première couche collecte : application mobile, adresse e-mail dédiée, import de fichiers et GED collaborative. La deuxième automatise la comptabilité, avec classement des pièces, génération des écritures de vente, d’achat et de banque, plus la synchronisation bancaire.

La troisième couche seulement gère la facturation électronique : émission, réception, suivi des statuts, e-reporting et acheminement. Un cabinet qui achète Chaintrust achète d’abord de la productivité de tenue. La conformité vient en supplément, ce qui change la façon d’en négocier le prix.

Le FEC comme différenciateur, pas l’OCR

Lire une facture ne distingue plus personne : tous les acteurs sérieux extraient correctement date, fournisseur, base HT et TVA. L’éditeur le reconnaît lui-même. Le point de bascule se situe ailleurs, dans l’imputation.

Chaintrust exploite le Fichier des Écritures Comptables du dossier pour comprendre où la pièce a été comptabilisée les années précédentes, puis reproduire cette habitude. Un dossier ancien avec un plan comptable riche en profite immédiatement. Un dossier créé le mois dernier, beaucoup moins. Pour un cabinet d’expertise comptable, c’est le vrai critère de test.

Quels sont les vrais tarifs de Chaintrust en 2026 ?

L’éditeur publie une grille, ce qui reste rare sur ce segment. Deux offres, un prix au dossier, aucun engagement de durée annoncé. Reste à savoir ce que ce prix couvre exactement, et surtout ce qu’il ne dit pas.

La grille publique au dossier

Le tarif dépend du régime comptable du dossier, pas du volume de factures. Les utilisateurs du cabinet et les accès clients sont annoncés en illimité, avec une limite documentaire fixée à 1 000 documents par mois et par dossier.

Comptabilité de trésorerie

5 € /mois HT par dossier
  • GED collaborative et dépôt mobile
  • Outil de facturation, devis et avoirs
  • Synchronisation bancaire sécurisée
  • Export des écritures au bon format
Les logiciels cabinet
Offre de référence

Comptabilité d’engagement

20 € /mois HT par dossier
  • Tout le palier trésorerie
  • Classement intelligent des pièces
  • Écritures de vente et d’achat automatisées
  • Écritures bancaires automatisées
Comparer avant de signer

Modules complémentaires

Sur devis
  • Module de paiement fournisseur
  • Workflow de validation des factures
  • Composante plateforme agréée à confirmer
Les critères à vérifier

Ce que la grille publique ne tranche pas

Ces prix concernent l’offre de saisie et de production comptable. Rien, sur la page tarifaire, ne permet d’affirmer que l’usage de la plateforme agréée y est systématiquement inclus. La question vaut plusieurs milliers d’euros par an sur un portefeuille moyen.

Quatre zones restent ouvertes : le prix d’un dossier en réception seule, le sort du dépassement des 1 000 documents mensuels, le coût des modules paiement et validation, et la liberté du cabinet de refacturer l’accès à ses clients. Toutes appellent une réponse écrite dans la proposition commerciale.

Le coût réel d’un portefeuille

Appliquons les prix d’entrée à des portefeuilles types. Cinquante dossiers en trésorerie représentent 250 € HT par mois. Les mêmes cinquante dossiers en engagement passent à 1 000 € HT, soit un facteur quatre pour un même nombre de clients.

Un cabinet mixte de cent dossiers, dont trente en trésorerie et soixante-dix en engagement, arrive à 1 550 € HT mensuels. Cent dossiers intégralement en engagement montent à 2 000 € HT, soit 24 000 € par an. Ces montants appliquent les seuls prix d’entrée publics et ne valent pas devis.

Le coût par dossier vous semble élevé ? Sur un modèle cabinet et client dans le même outil, Pennylane facture différemment.
Voir l’offre Pennylane

Comment désigner Chaintrust comme plateforme agréée ?

La procédure passe entièrement par le tableau de bord du cabinet. Elle est documentée par l’éditeur, et son détail révèle deux choses que peu de dirigeants anticipent : un mandat à trois signatures, et une liberté d’adressage inhabituelle.

Un mandat signé par trois parties

Le cabinet sélectionne le dossier parmi ses sociétés existantes, puis crée une connexion. L’identité du responsable légal est récupérée automatiquement via Pappers, à partir du SIREN. Ces données alimentent ensuite le mandat de signature électronique.

Ce mandat et le formulaire de désignation doivent être signés par trois signataires distincts : l’expert-comptable comme tiers de confiance, le responsable de la société, et le dirigeant de Chaintrust comme opérateur. Autrement dit, la désignation ne se fait jamais unilatéralement. Un dirigeant qui ne signe pas bloque l’inscription, et le cabinet peut relancer les signataires depuis son dashboard.

Le suffixe d’adressage, la vraie souplesse du dispositif

Avant de générer le mandat, le cabinet configure un suffixe pour la société. Ce suffixe définit une maille d’adressage libre, qui n’est pas rattachée à un SIRET donné. Les caractères sont choisis librement.

Trois champs sont obligatoires : la date de début de transmission, le suffixe lui-même et l’adresse e-mail du destinataire. La date de fin reste facultative. Prenons une société à trois établissements qui centralise sa comptabilité au siège. Elle n’a pas besoin de trois adresses de réception : un suffixe unique suffit à router les factures vers le service comptable, quel que soit l’établissement facturé.

Deux jeux de statuts, pas un seul

Côté cabinet, l’onglet dédié affiche trois états : déclaration préparée, déclaration envoyée, inscription activée. Côté client, la vue est plus granulaire et se trouve dans les paramètres de paiement.

Le dirigeant y voit cinq états : brouillon, en attente de signature, signée avec déclaration en cours, déclarée, ou rejetée. Cette asymétrie compte en pratique. Un cabinet peut considérer une inscription « envoyée » alors que le client la lit encore comme « en attente de signature ».

↪ À vérifier auprès de l’éditeur

La documentation d’aide consultée, mise à jour le 17 février 2026, précise que la procédure se déroule en phase de pré-enregistrement et que les inscriptions ne sont pas encore effectives dans l’annuaire officiel. Ce point évolue vite à l’approche du 1er septembre 2026 : demandez à Chaintrust une confirmation écrite de l’état réel des déclarations avant de considérer un dossier comme inscrit.

Utilisez-vous Chaintrust directement ou via un autre logiciel ?

Voilà la question qui décide vraiment de la pertinence de cette page pour vous. Chaintrust n’est pas seulement un produit vendu en direct : c’est aussi la brique de conformité d’un groupe entier, invisible depuis l’interface que vous utilisez au quotidien.

Confirmé pour Evoliz et Inqom, annoncé pour le reste

Visma France revendique plus de 180 sociétés et plus de 40 millions de factures électroniques traitées chaque mois. Dans cet ensemble, deux solutions sont explicitement présentées comme s’appuyant sur la plateforme agréée Chaintrust : Evoliz et Inqom.

Le reste du périmètre relève de l’annonce et non de la confirmation fonctionnelle. My Company Files, Teledec, Kanta, Finthesis, QuarksUp et NeXcer figurent dans l’écosystème présenté par l’éditeur. Appartenir au groupe ne prouve pas que chaque fonction de plateforme agréée est déjà disponible dans chaque interface.

Intégration confirmée : Evoliz, Inqom· Socle annoncé : My Company Files, Teledec, Kanta, Finthesis

Solution compatible visible, plateforme agréée invisible

La réforme distingue les solutions compatibles, anciennement opérateurs de dématérialisation, des plateformes agréées immatriculées. Vous voyez la première, vous désignez la seconde. Un utilisateur d’Evoliz travaille donc dans Evoliz, tout en ayant Chaintrust comme opérateur déclaré.

Le risque pratique porte sur la double désignation. Un dirigeant qui souscrit une autre plateforme de son côté, pendant que son cabinet le déclare sur Chaintrust, crée une ambiguïté d’adressage dans l’annuaire. La responsabilité du choix reste celle de l’entreprise, même quand le cabinet exécute la démarche.

⚠ Avant de désigner Chaintrust

Vérifiez si votre logiciel actuel l’a déjà choisie comme plateforme agréée. Posez trois questions à votre éditeur : quelle plateforme agréée sera déclarée pour mon entreprise, à quelle date, et sous quel identifiant d’adressage. Une désignation déjà en cours rend toute souscription parallèle inutile, voire conflictuelle.

Vous ne savez pas quelle plateforme vous couvre déjà ? Le comparatif recense les opérateurs immatriculés et leurs éditeurs de rattachement.
Voir le comparatif

Fonctionnalités réellement documentées

Trois niveaux de preuve cohabitent dans la communication de l’éditeur. Les confondre conduit à signer sur une promesse plutôt que sur un engagement. Voici le tri, fonction par fonction.

Confirmé par l’éditeur

L’émission se fait nativement au format Factur-X. La réception couvre les trois formats du socle réglementaire, soit Factur-X, UBL et CII. Cette asymétrie entre émission et réception mérite d’être notée : supporter trois formats en entrée n’oblige pas à les produire tous en sortie.

Sont également documentés la gestion des 11 statuts du cycle de vie, la transmission des données d’e-reporting pour les transactions B2C, le B2B international et les paiements, l’application mobile de dépôt, ainsi que l’intégration à l’annuaire central. La certification ISO 27001 date d’avril 2023.

Annoncé, ou à faire écrire au contrat

Le module de paiement fournisseur et le workflow de validation sont présentés comme des modules complémentaires, donc hors socle tarifaire. Sur l’hébergement, l’éditeur écrit que ses infrastructures sont « conformes SecNumCloud », formulation qui ne vaut pas qualification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI. La nuance se vérifie au contrat.

Un archivage dans un cloud français n’est pas un archivage à valeur probante. Le premier se vend, le second se prouve.

La page tarifaire mentionne « stockage et archivage sur un cloud en France ». Rien n’y établit une conservation à valeur probante au sens fiscal, avec empreinte, horodatage et journal d’audit opposable. Demandez la politique d’archivage, sa durée et son format de restitution avant de signer.

Compatibilité avec les logiciels comptables

L’éditeur annonce une compatibilité avec tous les logiciels comptables. La promesse est exacte au sens large, trompeuse au sens opérationnel. Tout dépend du niveau technique de la connexion, et l’écart de confort est considérable.

Trois niveaux de connexion, pas un

Le premier niveau est le connecteur ou l’API native. Chaintrust cite Isacompta, Sage, Cegid, ACD, Quadratus, Pennylane, Fulll, Inqom et MyUnisoft parmi ses intégrations natives. Le deuxième niveau se limite à l’export d’écritures au bon format, à réimporter dans l’outil de production.

Le troisième niveau relève de la simple compatibilité par fichier, avec manipulation manuelle à chaque cycle. Une mention discrète de la grille tarifaire mérite l’attention : les API sont compatibles « selon accord des logiciels ». Autrement dit, la connexion dépend aussi de l’éditeur d’en face, pas seulement de Chaintrust.

Les cinq colonnes à remplir avant la démo

Pour chaque logiciel de votre cabinet, faites renseigner cinq points : le type de connexion, les données échangées, le sens de l’échange, le caractère temps réel ou différé, et le volume d’intervention manuelle résiduelle. Un tableau vide en sortie de démo est une réponse en soi.

Le point sensible se situe sur la bidirectionnalité. Une API qui pousse des écritures sans remonter les statuts de facture oblige à surveiller deux interfaces. Sur un portefeuille de cent dossiers, ce détail pèse plus lourd que dix euros de différence par dossier.

Votre logiciel de production n’est pas dans la liste ? Un socle unique côté cabinet et côté client évite la double interface.
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Pour qui Chaintrust est un bon choix ?

La pertinence de l’outil ne dépend pas du volume de factures, contrairement à la plupart des plateformes agréées. Elle dépend de l’organisation entre l’entreprise, son cabinet et le logiciel de production déjà en place.

Les profils où le calcul est favorable

Un cabinet qui veut automatiser la tenue et absorber la conformité 2026 dans le même mouvement trouve ici une réponse cohérente. Un cabinet déjà équipé d’un outil Visma y gagne une continuité technique. Un portefeuille important amortit mieux le prix au dossier.

Côté entreprise, le bon profil est la PME dont l’expert-comptable pilote le déploiement et centralise collecte, production et facturation. Le point d’entrée reste le cabinet, ce qui suppose une relation de confiance déjà installée. Les critères de choix d’une plateforme agréée pèsent différemment dans ce cas de figure.

Les profils où l’outil est surdimensionné

Un micro-entrepreneur qui émet cinq factures par mois paie un moteur de pré-comptabilité dont il n’a aucun usage. Une entreprise qui cherche une souscription autonome, avec un tarif de plateforme agréée isolé et lisible, ne trouvera pas cette lisibilité ici.

Deux autres cas se prêtent mal à ce modèle : le groupe international multi-ERP, dont les flux dépassent le cadre du dossier comptable, et l’entreprise qui veut rester indépendante du logiciel choisi par son cabinet. Dans les deux situations, la désignation via le cabinet devient une contrainte plutôt qu’un service.

Les limites et les questions à poser avant de signer

Un tableau avantages et inconvénients n’aide personne à négocier. Une liste de questions écrites, si. Voici celles dont la réponse change réellement le coût total et la réversibilité du dispositif.

Les six questions de coût

Le tarif de 5 ou 20 € inclut-il la désignation et l’usage de la plateforme agréée ? Quel prix s’applique au-delà de 1 000 documents mensuels ? Les modules paiement et validation sont-ils facturés séparément, et à quel montant ?

Le cabinet peut-il refacturer librement l’accès à ses clients ? Existe-t-il un tarif réduit pour un dossier en réception seule, cas très fréquent avant l’obligation d’émission de septembre 2027 ? Quels délais de traitement et quels engagements de service figurent au contrat ?

Les six questions de réversibilité

L’entreprise peut-elle rester sur Chaintrust si elle change d’expert-comptable ? Qui possède et administre l’adresse dans l’annuaire, le cabinet ou l’entreprise ? Comment le suffixe d’adressage est-il transféré lors d’un changement de plateforme agréée ?

Quelle durée d’archivage est incluse, et avec quelle valeur probante ? Quels statuts du cycle de vie sont réellement visibles dans l’interface client, et non seulement côté cabinet ? Comment les données sont-elles exportées à la résiliation, dans quel format et sous quel délai ? Une réponse écrite à ces douze points vaut mieux qu’une démonstration commerciale.

Une réponse manque à l’appel ?D’autres plateformes agréées documentent publiquement leur périmètre et leurs conditions de sortie.
Voir les alternatives

Chaintrust face aux alternatives

Comparer dix plateformes agréées sur une même grille n’a pas de sens ici. Chaintrust répond à une organisation précise, celle du cabinet qui centralise. Les alternatives pertinentes sont donc celles qui répondent à une organisation différente.

Quatre organisations, quatre réponses

Un cabinet qui cherche avant tout l’automatisation de la saisie regardera Dext, Fulll et MyUnisoft. Une PME qui veut travailler dans le même outil que son comptable ira vers Pennylane. Un indépendant sans cabinet trouvera son compte chez Indy ou Abby, avec des offres de réception souvent gratuites.

PlateformeOrganisation couverteEntrée de gamme
Cabinet et PME dans le même outil Via le cabinet Voir l’offre
Pré-comptabilité du cabinet Sur devis Voir l’offre
FuFulllProduction comptable full web
Cabinet sans écosystème Visma Sur devis Lire la fiche
Indépendant sans cabinet Gratuit Voir l’offre
TPE reliée à son cabinet Gratuit Voir l’offre

Le cas particulier des utilisateurs Evoliz

Si votre entreprise travaille déjà sur Evoliz, la comparaison n’a pas lieu d’être avant vérification. La plateforme agréée Chaintrust y est présentée comme incluse dans l’écosystème. Souscrire ailleurs reviendrait à payer deux fois la même conformité.

La démarche utile consiste à faire confirmer par écrit, avant le 1er septembre 2026, quelle plateforme sera déclarée pour votre SIREN et sous quel identifiant d’adressage. Cette confirmation vaut plus que n’importe quel comparatif de fonctionnalités.

À retenir
  • Immatriculation définitive enregistrée le 18 décembre 2025, après une première immatriculation sous réserve en 2024.
  • Grille publique au dossier : 5 € HT en comptabilité de trésorerie, 20 € HT en comptabilité d’engagement, dans la limite de 1 000 documents par mois.
  • Le périmètre exact de la composante plateforme agréée n’est pas isolé dans cette grille : à faire écrire dans la proposition commerciale.
  • La désignation passe par le cabinet, avec un mandat signé par trois parties et un suffixe d’adressage libre, non lié à un SIRET.
  • Evoliz et Inqom s’appuient sur cette plateforme agréée : vérifiez avant toute souscription parallèle.
  • Émission native en Factur-X, réception en Factur-X, UBL et CII : l’asymétrie mérite d’être confirmée pour votre cas d’usage.
Votre organisation comptable est-elle bien couverte ?

Huit questions suffisent à identifier les plateformes agréées adaptées à votre profil et à votre cabinet.

Faire le diagnostic

Questions fréquentes

Chaintrust remplace-t-elle le logiciel de production du cabinet ?

Non, elle s’y connecte. Chaintrust prépare les écritures, puis les pousse vers l’outil de production par API native ou par export. Isacompta, Sage, Cegid, ACD, Quadratus, Fulll et MyUnisoft figurent parmi les intégrations citées par l’éditeur. Le cabinet conserve donc son logiciel de tenue et de révision. C’est précisément l’argument commercial du produit : réduire la saisie sans imposer une migration complète du système d’information comptable.

Faut-il désigner Chaintrust si mon cabinet utilise déjà Evoliz ?

Probablement pas, mais la vérification est indispensable. Evoliz est présentée comme s’appuyant sur la plateforme agréée Chaintrust, ce qui signifie que la désignation peut déjà être prévue par l’éditeur. Demandez par écrit quelle plateforme sera déclarée pour votre SIREN, à quelle date, et sous quel identifiant d’adressage. Une seconde souscription en parallèle créerait une ambiguïté de routage dans l’annuaire central, sans bénéfice.

Chaintrust gère-t-elle le e-reporting des ventes aux particuliers ?

L’éditeur annonce la prise en charge des données de transaction B2C, du B2B international et des données de paiement. Reste à vérifier la source d’alimentation dans votre cas. Un commerce qui encaisse via un logiciel de caisse doit s’assurer que ses tickets remontent automatiquement, et non par saisie manuelle. Cette question technique se règle en amont du contrat, pas au moment du premier envoi réglementaire.

Une micro-entreprise a-t-elle intérêt à passer par Chaintrust ?

Rarement. L’outil est conçu pour la production comptable de cabinet, et son point d’entrée reste l’expert-comptable. Un micro-entrepreneur qui doit simplement recevoir des factures conformes au 1er septembre 2026, puis émettre à partir de septembre 2027, trouvera des offres autonomes et souvent gratuites. Le moteur d’imputation basé sur le FEC n’apporte aucune valeur à un dossier sans historique comptable structuré.

Que se passe-t-il si le dirigeant refuse de signer le mandat ?

L’inscription reste bloquée. Le mandat exige trois signatures : l’expert-comptable, le responsable de la société et l’opérateur. Sans la signature du dirigeant, le dossier reste au statut « en attente de signature » et le cabinet peut relancer depuis son tableau de bord. Ce mécanisme protège l’entreprise, qui demeure responsable du choix de sa plateforme agréée même quand le cabinet exécute la démarche à sa place.

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