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Agicap et la facture électronique : avis sur la plateforme agréée en 2026

publié le 11/08/2026· mis à jour le 29/07/2026· 20 min de lecture

La question se tranche en deux temps. Agicap est bien immatriculée plateforme agréée par la DGFiP depuis le 20 janvier 2026, tests d’interopérabilité validés : sa conformité réglementaire ne fait plus débat. Sa pertinence, en revanche, dépend entièrement de votre organisation financière. Car cette PA n’est pas un simple tuyau de plus pour émettre et recevoir des factures.

Née de la gestion de trésorerie, Agicap relie la facturation aux paiements, au recouvrement et au prévisionnel de cash. Elle occupe ainsi une place à part dans la liste officielle des plateformes agréées, aux côtés d’acteurs venus de la comptabilité ou de la banque. Cette intégration financière constitue son argument central, et son principal facteur de coût.

Concrètement, une TPE qui cherche un outil gratuit pour quelques factures choisirait ici une solution trop lourde. À l’inverse, une PME ou une ETI avec plusieurs banques, entités et circuits de validation doit l’étudier sérieusement. Le facteur décisif ne sera pas la conformité, mais le coût complet du projet : Agicap ne publie aucun tarif.

L’essentiel

Immatriculée le 20 janvier 2026, Agicap est l’une des rares plateformes agréées à relier nativement factures, paiements bancaires (plus de 300 banques) et prévision de trésorerie. Contrepartie : aucun tarif public, tout se chiffre sur devis.

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Faire le diagnostic

Agicap facture électronique en bref

Avant le détail, voici la photographie de l’offre au 29 juillet 2026, en séparant ce qui vient de l’administration, ce qui vient de l’éditeur et ce qui reste à confirmer en démonstration.

Agicap· immatriculée PA le 20/01/2026· interopérabilité validée· relevé du 29/07/2026

Côté statut, Agicap figure dans la liste des opérateurs ayant satisfait à l’ensemble des conditions requises, tests d’interopérabilité inclus. Sa cible affichée : les directions financières de PME et d’ETI, avec plus de 8 000 entreprises clientes revendiquées sur son produit historique de trésorerie. En réception, la plateforme traite les trois formats du socle réglementaire : Factur-X, UBL et CII. Les factures hors réforme passent par un import PDF avec OCR.

En émission, Agicap convertit et transmet les factures issues des outils connectés, avec suivi des statuts du cycle de vie. L’e-reporting est annoncé comme pris en charge, y compris pour les ventes B2C, et l’archivage à valeur probante est présenté comme inclus pendant dix ans. S’y ajoutent des briques que peu de PA proposent : paiements fournisseurs via EBICS TS, SWIFT ou H2H, recouvrement automatisé, consolidation multi-entités.

Reste la limite structurante : les tarifs ne sont pas publics. Le prix dépend du volume, des modules, du nombre d’entités et du niveau d’accompagnement. Autrement dit, impossible de juger la compétitivité d’Agicap sans faire chiffrer le projet complet, intégration comprise. Cette fiche vous donne précisément la grille de lecture pour ce chiffrage.

Agicap est-elle officiellement une plateforme agréée ?

Oui, et la nuance de vocabulaire compte. Agicap est immatriculée par l’État comme plateforme agréée, ce qui la distingue des simples solutions « compatibles » qui s’adossent à la PA d’un tiers.

La DGFiP a publié mi-janvier 2026 la première liste des opérateurs ayant réussi les tests d’interopérabilité en conditions réelles. Agicap y apparaît avec une immatriculation datée du 20 janvier 2026, délivrée pour trois ans renouvelables. Au relevé du 29 juillet 2026, cette liste compte près de 140 opérateurs et continue de s’allonger au fil des sessions d’examen.

✓ Vérifié

La présence d’Agicap dans la liste officielle a été contrôlée sur impots.gouv.fr le 29 juillet 2026. Seule cette liste fait foi : un logo « conforme 2026 » sur un site commercial n’a aucune valeur d’immatriculation.

Ce statut emporte des obligations précises. Une plateforme agréée doit transmettre et recevoir les factures électroniques, en extraire les données utiles à l’administration, puis réceptionner et transmettre les données de transactions et de paiement. Elle doit aussi démontrer sa sécurité et son interopérabilité avec le Portail Public de Facturation et les autres PA. Agicap a donc passé ces épreuves, ce qui règle la question réglementaire. La question économique, elle, reste entière.

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Comment fonctionne Agicap dans la chaîne de facturation ?

C’est le point que les fiches commerciales laissent flou : où naît la facture, et où s’arrête le rôle d’Agicap ? La réponse conditionne tout le projet, du choix des connecteurs au budget.

Le circuit d’une facture client

La facture est d’abord créée dans l’ERP, le logiciel métier ou l’outil de facturation existant. Agicap la récupère ensuite automatiquement, par API ou SFTP, avec ses données associées. Si le format d’origine n’est pas conforme, la plateforme la convertit en format structuré avant contrôle et transmission vers la PA de réception du client. L’éditeur évoque notamment une transformation en UBL dans le contexte NetSuite.

La suite fait la spécificité d’Agicap. Les statuts du cycle de vie remontent dans le système et pilotent les relances : inutile de relancer une facture rejetée, urgent de corriger une facture refusée. Enfin, l’encaissement est rapproché de la facture et actualise le prévisionnel de trésorerie. La boucle va donc de l’émission à la prévision, pas seulement du PDF au réseau des plateformes.

Agicap ne crée pas vos factures : elle prend le relais au moment où elles doivent circuler, être payées et alimenter le prévisionnel.

Le circuit d’une facture fournisseur

En sens inverse, la PA reçoit la facture au format structuré, en extrait les données, puis la rapproche du bon de commande et du bon de livraison. Ce rapprochement à deux ou trois facteurs est annoncé nativement, tout comme l’affectation comptable et analytique. La validation suit des workflows paramétrables selon le montant, le fournisseur ou le centre de coût.

Vient ensuite le paiement, exécuté directement vers les banques via EBICS TS, SWIFT, H2H ou BACS, avec validation simple ou double selon les seuils. Les journaux s’exportent vers la comptabilité pour le lettrage, et chaque décaissement met à jour le prévisionnel. Peu de plateformes agréées descendent aussi loin dans la chaîne Purchase-to-Pay : c’est l’argument différenciant, et il se paie.

Fonctionnalités de facturation électronique d’Agicap

Passons chaque brique au crible, en distinguant ce qui est annoncé par l’éditeur, ce qui dépend d’un module payant et ce qui doit être vérifié en démonstration.

Réception des factures fournisseurs

La réception couvre les formats Factur-X, UBL et CII, avec consultation automatisée de l’annuaire du PPF depuis l’outil. Les documents hors réforme, factures étrangères ou pièces PDF, s’importent par e-mail, scan mobile ou en lots, puis passent à l’OCR pour extraction des données. L’éditeur revendique sur ce point l’un des moteurs les plus précis du marché.

Trois points restent à faire préciser lors de la démonstration : le traitement des avoirs et des doublons, le contrôle des mentions obligatoires avec les motifs de rejet ou de refus, et la réception centralisée ou éclatée par entité. Ces détails paraissent secondaires, pourtant ils déterminent la charge de travail résiduelle des équipes comptables après bascule.

Émission des factures clients

L’émission recouvre en réalité cinq opérations distinctes : création, conversion de format, transmission, suivi des statuts et archivage. Agicap intervient à partir de la conversion. La création reste dans l’ERP ou le logiciel de facturation, dont les données sont intégrées à la plateforme. Ce découpage évite de remplacer l’outil commercial existant, mais il crée une dépendance directe à la qualité du connecteur.

⚠ Confusion fréquente

« Émettre » ne signifie pas « créer ». Les formats réellement produits (Factur-X, UBL ou CII) peuvent varier selon le connecteur utilisé. Faites confirmer par écrit le format émis pour votre ERP précis, version comprise.

L’archivage à valeur probante est annoncé pour dix ans, conforme à l’obligation. Par ailleurs, la transmission s’accompagne du suivi des accusés de la plateforme destinataire, ce qui alimente directement le module suivant.

Cycle de vie et recouvrement

La réforme normalise des statuts : déposée, rejetée, refusée, approuvée, encaissée. La plupart des PA se contentent de les afficher. Agicap les transforme en déclencheurs d’action, et c’est là que le lien avec la trésorerie devient concret.

Une facture rejetée pour défaut technique repart en correction au lieu d’attendre une relance stérile. Une facture approuvée mais non payée à J-5 de l’échéance déclenche une relance ciblée vers le bon interlocuteur. Un litige suspend la séquence. Chaque statut ajuste enfin la date d’encaissement prévisionnelle, donc le DSO et la position de cash projetée. C’est l’usage le plus rentable du dispositif, à condition que les statuts remontent proprement.

E-reporting des ventes B2C et internationales

L’e-reporting couvre les opérations hors e-invoicing : ventes aux particuliers, transactions internationales, données de paiement. Agicap annonce pouvoir le générer de façon autonome, en puisant dans les données bancaires ou l’ERP, y compris pour les tickets Z de caisse. La promesse mérite un test sur vos flux réels, notamment pour la fréquence de transmission et la correction d’erreurs.

L’enjeu n’est pas cosmétique : chaque transmission omise expose à une amende de 250 euros. En cas de donnée manquante, la responsabilité opérationnelle du paramétrage reste chez vous, pas chez l’éditeur. D’où l’intérêt de cadrer contractuellement qui surveille les rejets d’e-reporting.

Intégrations ERP, banques et logiciels comptables

Une PA financière vaut ce que valent ses connecteurs. Or les chiffres globaux annoncés ne disent rien de votre cas particulier : voici comment les décortiquer.

Ce que l’éditeur annonce

Agicap revendique la compatibilité avec plus de 300 banques françaises et internationales et plus de 150 logiciels comptables et financiers. Certaines pages partenaires évoquent même plus de 400 ERP intégrés via API ou SFTP. Côté bancaire, la connectivité passe par EBICS TS, SWIFT, H2H, BACS ou API selon les pays, avec génération des fichiers à la norme ISO 20022. NetSuite bénéficie d’un connecteur documenté, Sage, Cegid et Pennylane sont cités parmi les intégrations courantes.

Les cabinets comptables, eux, travaillent souvent sur des outils de production dédiés dont le raccordement suit une logique propre : notre page My Unisoft détaille ce cas de figure côté cabinet.

Ce qu’il faut faire préciser par écrit

Un « connecteur Sage » peut désigner dix réalités différentes. Pour chaque intégration critique, exigez donc les versions compatibles, le sens du flux (lecture seule ou création de données), la fréquence de synchronisation, la gestion des erreurs et le mapping comptable. Demandez aussi le coût du connecteur, l’éventuelle intervention d’un intégrateur tiers et la disponibilité d’un environnement de test.

Cette liste n’est pas de la paranoïa : la montée de version d’un ERP vieillissant, imposée par le connecteur, coûte parfois plus cher que la plateforme elle-même. En clair, la matrice d’intégration validée par écrit fait partie du devis, au même titre que la licence.

Combien coûte Agicap pour la facturation électronique ?

Section frustrante mais décisive : Agicap ne publie aucune grille tarifaire. La page tarifs renvoie vers un devis sur mesure. Voici comment transformer cette opacité en chiffrage exploitable.

Les composantes du devis

Le prix se construit par empilement : licence de base, module plateforme agréée, volumes de factures émises et reçues, e-reporting, nombre d’entités et d’utilisateurs. S’ajoutent les modules optionnels (gestion des achats, recouvrement, paiements, cartes), les connexions bancaires, les connecteurs ERP et l’API. Enfin, le déploiement pèse : onboarding, paramétrage, formation, support premium, et pénalités de dépassement de quotas.

⚠ Confusion fréquente

Des fourchettes circulent sur les comparateurs, de 150 à 800 euros HT par mois selon modules et taille, avec un engagement annuel courant. Ces montants viennent de tiers, pas de l’éditeur : seul un devis daté fait foi. Notre rédaction n’a pas obtenu de grille officielle.

Le coût complet sur trois ans

Comparez toujours sur cette base : licences, plus modules, plus déploiement et intégration, plus montée de version de l’ERP si elle s’impose, plus formation, maintenance, dépassements et coûts de sortie. Trois scénarios structurent la demande de devis. Une PME mono-entité avec un ERP et 500 factures mensuelles pèsera surtout sur la licence et un connecteur.

Une PME multi-entités avec plusieurs banques et circuits de validation activera paiements et consolidation, ce qui change l’ordre de grandeur. Une ETI avec plusieurs ERP et une payment factory entre dans une logique de projet, intégrateur inclus. Présentez vos volumes exacts dès le premier échange : un devis sans volumétrie n’engage personne.

Le retour sur investissement à chiffrer

Face au devis, posez les gains mesurables : heures mensuelles économisées multipliées par le coût horaire chargé, réduction des erreurs de saisie, licences tierces supprimées (outil de recouvrement, agrégateur bancaire, module de paiement). Ajoutez la baisse du DSO obtenue par les relances pilotées au statut, la diminution des frais bancaires par centralisation des flux et le coût évité des pénalités de retard. Si le total ne couvre pas l’abonnement sur trois ans, la suite intégrée ne se justifie pas : une PA plus simple suffit.

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Déploiement : combien de temps faut-il prévoir ?

Les promesses de « mise en route en quelques jours » ne décrivent jamais le projet réel. Le raccordement d’une PA financière suit des phases incompressibles, dont la durée dépend de votre complexité, pas de l’éditeur.

Les phases d’un raccordement

Tout commence par la cartographie des flux et le recensement des entités et établissements. Vient ensuite le nettoyage des bases clients et fournisseurs, préalable au choix du plan d’adressage dans l’annuaire. Suivent le paramétrage des connecteurs, le mapping des données, la création des workflows de validation, puis les tests : formats, interopérabilité, rejets et avoirs. Formation, pilote sur un périmètre restreint, bascule en production et période de surveillance renforcée ferment la marche.

↪ Bon à savoir

La granularité d’adressage (SIREN, SIRET, service ou centre de coût) se décide avant le raccordement. Une base tiers mal siretée est la première cause de factures perdues dans l’annuaire, bien avant les pannes techniques.

Des délais qui dépendent du nombre d’entités

Une PME mono-entité avec un ERP standard et des bases propres se raccorde en quelques semaines. Un groupe multi-entités avec trois ERP, des banques dans plusieurs pays et des circuits de validation hétérogènes doit raisonner en mois, avec un responsable de projet identifié par phase. Entre les deux, chaque banque et chaque connecteur ajoute son délai propre.

Le calendrier réglementaire ne négocie pas : réception obligatoire le 1er septembre 2026 pour toutes les entreprises assujetties, émission dès cette date pour les grandes entreprises et ETI, puis le 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises. Rétro-planifiez depuis ces dates, en gardant un mois de marge pour le pilote.

Sécurité, conformité et archivage

Sur une plateforme qui touche aux paiements, la sécurité n’est pas une case à cocher : c’est un critère éliminatoire. Distinguons le certifié du déclaratif.

Ce qui est certifié et vérifiable

Agicap est certifiée ISO 27001:2022 depuis 2024, applique le RGPD et chiffre les données en transit via TLS, avec un hébergement européen. L’accès repose sur l’authentification multi-facteurs et une gestion des droits par rôle (RBAC), séparant préparation, validation et signature. Côté paiements, la contre-signature s’active selon des seuils de montant, avec signature électronique 3SKey sur les flux SWIFT. Ces éléments figurent dans la documentation sécurité de l’éditeur et se vérifient au contrat.

La réversibilité, l’angle mort des contrats

L’archivage à valeur probante couvre dix ans, durée légale. La vraie question arrive après : que récupérez-vous si vous quittez Agicap au bout de trois ou cinq ans ? Exigez par écrit le périmètre de l’export de fin de contrat : factures aux formats structurés, pièces jointes, statuts de cycle de vie, journaux d’audit, et conditions d’accès à l’archive après résiliation.

Complétez avec les garanties de continuité : sauvegardes, délai de restauration, SLA applicable aux flux de facturation. Un incident de transmission pendant une clôture de TVA coûte cher ; le niveau d’engagement contractuel doit être à la hauteur de ce risque.

Les avantages et les limites d’Agicap

Le bilan tient en une opposition simple : une profondeur fonctionnelle rare chez une PA, contre une opacité tarifaire et une complexité de projet assumées. Dans le détail, les deux colonnes se répondent.

Points forts
  • PA intégrée à une suite trésorerie, paiements et recouvrement
  • Plus de 300 connexions bancaires (EBICS TS, SWIFT, H2H)
  • Chaîne fournisseur complète, rapprochement à 3 facteurs
  • Relances pilotées par les statuts du cycle de vie
  • Multi-entités et consolidation groupe
  • L’ERP et le logiciel métier existants restent en place
Limites
  • Aucun tarif public, devis modulaire complexe
  • Surdimensionnée pour une TPE ou un indépendant
  • Dépendance forte à la qualité des connecteurs
  • Intégrateur parfois nécessaire selon l’ERP
  • Création des factures hors périmètre (reste dans l’ERP)
  • Retours clients spécifiques aux flux de la réforme encore rares

Précision de méthode : plusieurs de ces limites sont des inconnues, pas des défauts avérés. Le coût réel, la profondeur de chaque connecteur ou la souscription du module PA seul relèvent du « non publié, à confirmer en démonstration ». Notre rédaction n’a pas testé les flux de production ; nous le signalerons quand ce sera fait.

Le tarif sur devis ou la dépendance aux connecteurs vous bloque ? D’autres plateformes agréées font mieux sur ces points précis.
Voir les alternatives

Pour quelles entreprises Agicap est-elle adaptée ?

Le positionnement officiel vise les directions financières de PME et d’ETI. Cette orientation n’est pas du marketing : elle se lit dans l’architecture même du produit.

Les profils où Agicap prend son sens

La solution devient pertinente dès que la complexité financière dépasse l’outil de facturation. Concrètement : plusieurs comptes bancaires, plusieurs entités juridiques, un ERP en place, des volumes fournisseurs élevés avec bons de commande, des circuits de validation à plusieurs niveaux. Ajoutez un enjeu de recouvrement ou un besoin de prévisionnel consolidé, et la mutualisation des modules commence à justifier le devis. Les plus de 8 000 clients revendiqués se situent massivement sur ce segment.

Les cas où la solution est surdimensionnée

À l’inverse, une entreprise qui veut seulement recevoir ses factures gratuitement, un indépendant qui édite quelques devis par mois ou une structure sans processus d’achat n’exploiteront qu’une fraction de la plateforme. Même constat si vous exigez une tarification publique et une inscription autonome, ou si votre logiciel métier embarque déjà sa propre PA satisfaisante. Pour ces profils, une plateforme légère pensée pour les indépendants, comme Solo, couvre l’obligation sans surpoids fonctionnel ni engagement annuel.

Agicap face aux alternatives

Comparer Agicap « en général » n’a pas de sens : tout dépend du besoin prioritaire. Le tableau suivant oriente selon votre situation, avant d’approfondir chaque piste sur sa fiche dédiée.

PlateformePour quiTarif d’entrée
PePennylaneCompta + facturation
PME et cabinets Sur abonnement Voir l’offre
TiTiimeFacturation + pré-compta
TPE avec cabinet Gratuit Voir l’offre
InIndyRéception et émission gratuites
Indépendants et TPE Gratuit Voir l’offre
YoYoozAutomatisation P2P
Gros volumes fournisseurs Sur devis Lire la fiche
SaSageÉcosystème ERP
PME et ETI sous ERP Sur devis Lire la fiche

Lecture rapide : pour une facturation et une comptabilité intégrées, Pennylane, Sage ou Cegid jouent sur le terrain comptable qu’Agicap ne couvre pas. Pour l’automatisation pure des factures fournisseurs, Yooz ou Esker vont plus loin en volume. En revanche, sur le créneau « trésorerie plus PA », la concurrence directe est mince : tout savoir sur Treso2, autre acteur né du cash management, complète utilement la comparaison. Enfin, les architectures EDI complexes relèvent d’opérateurs spécialisés, pas d’une suite financière.

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Avis utilisateurs : que peut-on réellement en conclure ?

Les notes existent, mais elles mesurent autre chose que la facturation électronique. Au relevé du 29 juillet 2026, Agicap affiche 4,4/5 sur G2 pour environ 370 avis vérifiés, 3,6/5 sur Trustpilot pour environ 75 avis, et près de 160 avis sur Capterra. Ce corpus porte massivement sur la gestion de trésorerie, les paiements et le poste fournisseurs, pas sur les flux normalisés de la réforme française, trop récents pour avoir généré des retours indépendants.

Les thèmes récurrents restent instructifs. Côté positif : interface lisible, prévisionnel apprécié des dirigeants, accompagnement réactif des Customer Success Managers. Côté négatif : connexions bancaires qui décrochent parfois, prix jugé élevé par les petites structures, engagement annuel et renouvellement contesté dans plusieurs avis Trustpilot. Ces signaux concernent la relation commerciale et la fiabilité des synchronisations, deux points qui pèseront aussi sur les flux de facturation.

La conclusion honnête tient en une phrase : le produit historique est éprouvé et bien noté, la brique plateforme agréée est officiellement conforme mais encore jeune. C’est pourquoi les questions de démonstration comptent davantage que la moyenne des étoiles : demandez une référence client ayant déjà réalisé un pilote de facturation électronique, avec volumes et date à l’appui.

À retenir
  • Agicap est immatriculée plateforme agréée depuis le 20 janvier 2026, tests d’interopérabilité validés : la conformité n’est pas le sujet.
  • La facture naît dans l’ERP ou le logiciel métier ; Agicap la convertit, la transmet, suit ses statuts et pilote relances et paiements.
  • Sa force : relier facturation, banques (EBICS TS, SWIFT), recouvrement et prévisionnel multi-entités dans un seul outil.
  • Aucun tarif public : chiffrez licence, modules, connecteurs, déploiement et coûts de sortie sur trois ans avant de signer.
  • Pertinente pour PME et ETI structurées ; surdimensionnée pour une TPE qui veut seulement émettre et recevoir.
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Questions fréquentes

Peut-on utiliser plusieurs plateformes agréées en parallèle ?

Oui, la réglementation l’autorise et Agicap le confirme dans sa documentation. Le cas est fréquent quand plusieurs systèmes d’information coexistent, par exemple un ERP industriel et un outil de gestion commerciale. Toutefois, chaque PA supplémentaire ajoute un abonnement et complexifie le plan d’adressage dans l’annuaire : la réception doit être routée sans ambiguïté vers la bonne plateforme, au bon niveau de SIREN ou de SIRET.

Le module plateforme agréée d’Agicap peut-il être souscrit seul ?

L’éditeur ne publie pas cette information. L’offre étant construite autour de la suite financière, la PA est présentée comme une extension du socle trésorerie plutôt que comme un produit autonome. Posez la question explicitement en démonstration, avec le prix du module isolé. Si votre besoin se limite à la transmission conforme, des plateformes dédiées facturent ce service seul, souvent moins cher qu’une suite complète.

Que risque une entreprise sans plateforme agréée au 1er septembre 2026 ?

D’abord un blocage opérationnel : sans PA, impossible de recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs. Ensuite des sanctions : l’article 1737 du Code général des impôts prévoit 15 euros d’amende par facture non émise au format électronique, plafonnés à 15 000 euros par an, et 250 euros par transmission d’e-reporting omise. Le risque commercial dépasse cependant le risque fiscal : vos clients grands comptes exigeront la conformité.

Agicap propose-t-elle un essai gratuit de sa plateforme agréée ?

Des comparateurs mentionnent un essai de 14 jours, mais il porte sur le produit de trésorerie. Or une PA suppose un raccordement, un paramétrage d’annuaire et des tests de flux : elle ne se teste pas en autonomie comme un tableau de bord. Le parcours réaliste passe par une démonstration qualifiée, puis un pilote contractualisé sur un périmètre restreint, avec critères de validation écrits.

Agicap remplace-t-elle Pennylane, Sage ou Cegid ?

Non, pas par défaut. Ces outils créent les factures et tiennent la comptabilité, deux fonctions qu’Agicap n’a pas vocation à absorber : elle se connecte au-dessus, récupère les données et gère transmission, statuts, paiements et prévisionnel. Des recouvrements peuvent en revanche doublonner entre les deux couches. L’arbitrage se fait donc module par module, en supprimant les licences devenues redondantes plutôt qu’en remplaçant l’existant.

Comment récupérer ses factures si l’on quitte Agicap ?

Faites inscrire la réversibilité au contrat avant signature : export intégral des factures aux formats structurés, pièces jointes, statuts de cycle de vie et journaux d’audit, avec un délai d’exécution chiffré. Précisez aussi le sort de l’archive à valeur probante après résiliation, entre accès en consultation et transfert vers la nouvelle plateforme. Enfin, testez concrètement l’export pendant le pilote : une clause non testée ne protège personne.

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