Indy : la PA gratuite et sans limite· J−299 avant l’émission obligatoire des PME
Accueil / TESISQUARE facture électronique : plateforme agréée

TESISQUARE facture électronique : plateforme agréée

publié le 17/08/2026· mis à jour le 02/10/2026· 10 min de lecture

Bra, dans le Piémont, n’est pas l’adresse qu’on imagine pour choisir sa plateforme de facturation électronique. C’est pourtant là qu’est née TESISQUARE en 1995, et l’éditeur figure parmi les plus de 130 plateformes agréées immatriculées par la DGFiP. Son argument tient dans une date que peu de dossiers français mentionnent.

L’Italie impose la facture électronique entre entreprises depuis le 1er janvier 2019. TESISQUARE traite donc ce type de flux depuis sept ans, quand la France n’en est qu’au démarrage. Son nom apparaît désormais sur la liste officielle des plateformes agréées publiée par l’administration, parmi les 149 immatriculées définitivement au 22 septembre 2026.

Reste une question concrète pour une direction financière française : cette antériorité change-t-elle quelque chose au quotidien ? La réponse dépend surtout de la taille de l’entreprise et du nombre de partenaires commerciaux à raccorder. Un groupe qui échange déjà en EDI et un artisan qui édite trente factures par mois ne cherchent pas le même outil.

Encore indécis sur votre plateforme ?

Le diagnostic sort trois plateformes classées selon votre taille et vos flux.

Faire le diagnostic

Un éditeur de supply chain qui fait aussi de la facture

TESISQUARE ne vend pas un logiciel de facturation. La société édite une plateforme collaborative destinée aux chaînes d’approvisionnement. La facture y circule comme un flux parmi d’autres, aux côtés des commandes, des avis d’expédition et des documents de transport.

La facture, un flux parmi les autres

La plateforme se découpe en modules. TESI Control Tower assure le pilotage, TESI SRM couvre les achats, TESI TMS gère le transport et TESI Sales la vente. La dématérialisation relève de TESI Extended Integration, la brique d’intégration et d’échange de documents commerciaux.

Cette généalogie compte. Un éditeur venu de l’EDI raisonne en flux bidirectionnels avec des partenaires identifiés, pas en émission depuis un carnet de clients. Les secteurs servis le confirment : distribution, mode et luxe, automobile, chimie, électronique, agroalimentaire. L’exercice 2025 s’est soldé sur 65,2 millions d’euros de chiffre d’affaires.

↪ Bon à savoir

La brique d’échange de TESISQUARE compte parmi les premiers points d’accès Peppol ouverts en Europe. Pour une entreprise qui facture aussi en Belgique, aux Pays-Bas ou en Italie, ce réseau évite d’empiler une connexion par pays.

Ce que recouvre son immatriculation française

Le statut de plateforme agréée, l’ancienne PDP, autorise l’éditeur à émettre, recevoir et transmettre des factures pour le compte de ses clients. La DGFiP le délivre pour trois ans renouvelables, d’abord sous réserve sur dossier, puis à titre définitif une fois les tests d’interopérabilité réussis.

Plateforme agréée· immatriculée le 15/01/2026· liste DGFiP au 22/09/2026

Sur la liste officielle, la raison sociale retenue est TESISQUARE, celle d’une société par actions de droit italien installée à Bra. Un bureau parisien existe, mais l’entité contractante reste italienne. Ce détail mérite une vérification par la direction juridique avant signature, notamment sur la loi applicable.

Quelles entreprises la plateforme sert vraiment

Le périmètre commercial de l’éditeur se lit dans ses références publiques. Ducati, Lavazza, Conad, Tod’s, Kerakoll et Westwing relèvent de la même catégorie. Toutes sont des marques industrielles ou de distribution, avec des centaines de partenaires à connecter.

Le profil qui tire parti de l’outil

L’entreprise visée dispose d’un ERP structuré, d’une équipe supply chain et d’un volume de documents qui justifie une intégration. La facture arrive alors dans un ensemble déjà en place. Les acteurs de l’agroalimentaire et de la distribution reconnaîtront une logique voisine de celle que détaille notre page Agena3000.

Le seuil d’entrée se situe donc haut. Une ETI qui échange en EDI avec vingt enseignes y trouvera un intérêt immédiat. Une société de cinquante salariés qui facture trente clients par mois financerait en revanche une infrastructure dont elle n’utiliserait qu’une fraction.

Les profils pour qui c’est disproportionné

Le micro-entrepreneur, l’artisan et la TPE n’ont rien à chercher ici. Leur obligation commence par la réception au 1er septembre 2026, puis par l’émission au 1er septembre 2027. Une dizaine de factures mensuelles ne justifie aucun projet d’intégration.

Le cabinet comptable se trouve dans une situation voisine. Il cherche un outil qui collecte les pièces de ses clients et alimente sa production, pas un moteur de traduction de flux. Sur ce terrain précis, l’offre de TESISQUARE ne répond pas à la demande.

Moins de cent factures par mois ? Tiime couvre la réception et l’émission sans projet d’intégration.
Voir l’offre Tiime

Formats, canaux et interopérabilité

La conformité française repose sur trois formats socles et sur la capacité à dialoguer avec les autres plateformes. TESISQUARE annonce les trois, plus un réseau international dont l’usage dépasse le cadre hexagonal. Le reste se joue sur la qualité du raccordement, pas sur le catalogue affiché en page produit.

Les formats et les canaux couverts

L’éditeur déclare gérer le Factur-X, l’UBL et le CII au format UN/CEFACT, soit le socle imposé par la réforme. S’y ajoutent les canaux historiques de la maison : EDI classique, réseaux à valeur ajoutée et connexions directes aux systèmes des partenaires. Un portail web affiche l’état des documents émis et reçus.

Cette combinaison de formats normés et de tuyaux EDI se retrouve chez d’autres spécialistes de l’échange documentaire, DocProcess en tête. L’interopérabilité réelle entre plateformes agréées se vérifie néanmoins au cas par cas, en demandant la liste des partenaires déjà testés.

L’essentiel

L’Italie impose la facture électronique entre entreprises depuis le 1er janvier 2019, via le Sistema di Interscambio. TESISQUARE opère ce type de flux depuis sept ans, alors que la réception ne devient obligatoire en France qu’au 1er septembre 2026.

Annuaire, e-reporting et statuts

Le PPF tient l’annuaire des destinataires et concentre les données destinées à l’administration. Il n’offre plus de service gratuit d’émission ni de réception. Le passage par une plateforme agréée devient donc la seule voie, quelle que soit la taille de l’entreprise.

L’éditeur présente son offre française comme une infrastructure de flux documentaires et d’e-reporting fiscal. Le calendrier de l’e-reporting suit celui de l’émission. Les grandes entreprises et les ETI basculent au 1er septembre 2026, les PME et les structures plus petites au 1er septembre 2027. Les statuts du cycle de vie empruntent le même canal.

Limites et points de vigilance

Deux angles morts ressortent quand on prépare une consultation. Aucun ne disqualifie l’éditeur, mais tous deux allongent le temps d’instruction du dossier. Ils tiennent moins à la technique qu’à la façon dont la maison s’adresse au marché français, encore neuf pour elle.

Aucun prix public, aucun essai

TESISQUARE ne publie pas de grille tarifaire. Le budget se construit en rendez-vous, à partir du nombre de flux, des connecteurs et des volumes annuels. Aucun essai gratuit n’est proposé, ce qui interdit de tester l’ergonomie avant l’engagement contractuel.

La conséquence est mécanique pour un acheteur. Comparer avec des offres à prix affiché suppose une mise en concurrence formelle, appuyée sur un cahier des charges et des volumes chiffrés. Prévoyez plusieurs semaines entre la première prise de contact et une proposition ferme.

⚠ Confusion fréquente

Figurer sur la liste de la DGFiP ne veut pas dire proposer une offre pour tous. TESISQUARE porte le même statut qu’un éditeur destiné aux indépendants. Son produit s’adresse pourtant à des organisations qui pilotent déjà des flux EDI. Le statut est identique, l’offre commerciale ne l’est pas.

Peu de traces publiques côté français

Les retours d’usage documentés en France restent rares. L’éditeur compte quinze bureaux dans huit pays, dont un à Paris, mais sa communication publique s’appuie surtout sur des références italiennes. Un acheteur français avance donc sans le confort d’un large corpus d’avis vérifiés.

Le même reproche vaut pour d’autres éditeurs européens présents sur la liste. Pour situer la maison face à un groupe de taille comparable, tout savoir sur Comarch donne un point de repère utile. Réclamez dans les deux cas des références clientes françaises nominatives.

L’absence de prix public vous bloque ?D’autres plateformes agréées affichent leur tarif dès la première page.
Voir les alternatives

Budget, mise en route et solutions concurrentes

Le coût d’une plateforme agréée orientée supply chain se décompose en deux blocs distincts : l’abonnement récurrent et le projet d’intégration initial. Le second pèse souvent plus lourd que le premier sur la première année.

Un modèle tarifaire sur devis

Aucun montant public ne circule pour l’offre française. La facture dépend du nombre de connecteurs, des formats à traduire, des volumes annuels et des services annexes comme la conservation numérique. L’éditeur revendique une baisse de 60 à 80 % du temps de saisie et de rapprochement des factures reçues, chiffre tiré de son expérience italienne.

Ce type de gain se mesure sur des volumes élevés. En dessous de quelques milliers de factures par an, le temps économisé ne compense pas le coût du projet ni celui de sa maintenance.

Le chantier de raccordement

Se raccorder à une plateforme agréée suppose de cartographier ses flux, d’aligner ses référentiels tiers et de tester avec les partenaires. Sur une base EDI déjà installée, comptez plusieurs mois entre le lancement et la bascule complète. L’échéance à tenir reste le 1er septembre 2026 pour la réception.

Deux chantiers avancent en parallèle. Le premier porte sur la donnée : SIREN, SIRET, codes de routage et coordonnées de facturation des clients. Le second touche aux circuits internes de validation, souvent plus longs à trancher que la partie technique.

Voici les plateformes vers lesquelles se tournent les entreprises que TESISQUARE ne couvre pas, de la TPE au grand compte. Le tableau ne reprend pas l’éditeur italien : vous êtes déjà sur sa fiche, un renvoi vers elle-même n’apporterait rien.

PlateformeProfil viséPrix d’entrée
TiTiimeTPE avec cabinet
TPE et PME Gratuit Voir l’offre
AgAgena3000EDI agroalimentaire
Agroalimentaire et distribution Sur devis Lire la fiche
DoDocProcessÉchange documentaire
Retail et industrie Sur devis Lire la fiche
CoComarchGroupe européen
ETI et grands comptes Sur devis Lire la fiche

Tiime ouvre ce tableau pour une raison précise. C’est la seule ligne qui convient à une TPE travaillant avec un cabinet comptable, soit exactement le segment que TESISQUARE laisse de côté. Les trois autres jouent sur le terrain de l’éditeur italien.

À retenir
  • Immatriculée plateforme agréée le 15/01/2026, sur la liste DGFiP mise à jour au 22/09/2026.
  • Éditeur italien fondé en 1995 à Bra, dont la facture n’est qu’un flux de la plateforme supply chain.
  • Formats Factur-X, UBL et CII, plus les canaux EDI et le réseau Peppol.
  • Cible les ETI et les grands comptes du retail et de l’industrie, pas les TPE ni les cabinets.
  • Tarification sur devis, sans grille publique ni essai gratuit.
Votre profil ressemble-t-il à celui-là ?

Trois plateformes classées selon vos volumes, vos formats et votre ERP.

Lancer le diagnostic

Questions fréquentes

TESISQUARE remplace-t-elle mon logiciel de facturation ?

Non. La plateforme transporte, traduit et transmet des documents, elle ne crée pas la facture. Celle-ci naît toujours dans l’ERP ou l’outil de gestion commerciale, qui reste en place. Le raccordement consiste à brancher ce système existant sur la plateforme agréée, pas à le remplacer.

Que se passe-t-il si mon fournisseur utilise une autre plateforme ?

Rien de bloquant sur le principe. Les plateformes agréées doivent s’échanger les factures entre elles, et l’annuaire du PPF sert à retrouver le destinataire et son point de livraison. En pratique, demandez à votre éditeur la liste des plateformes avec lesquelles les échanges ont déjà été testés.

Quelles sanctions si je ne suis raccordé à aucune plateforme ?

Une facture non émise sous forme électronique coûte 50 €, dans la limite de 15 000 € par an et par entreprise. Une transmission d’e-reporting manquante est facturée 500 €. Le défaut de recours à une plateforme agréée entraîne 500 € après mise en demeure, puis 1 000 €, puis 1 000 € tous les trois mois. Une première infraction régularisée sous trente jours n’est pas sanctionnée.

L’immatriculation peut-elle être perdue en cours de route ?

Elle vaut trois ans et se renouvelle. Elle passe d’abord par une phase sous réserve, accordée sur dossier, puis devient définitive après les tests d’interopérabilité. La liste publiée sur impots.gouv.fr est mise à jour régulièrement, la dernière version datant du 22 septembre 2026. Vérifiez-y le statut de votre prestataire avant de signer.

L’archivage des factures est-il compris ?

L’éditeur propose un service de conservation numérique, construit à l’origine pour les exigences italiennes. Son inclusion dans l’abonnement français n’est pas documentée publiquement. Faites préciser au contrat la durée de conservation, le format de stockage et les conditions de restitution des données en cas de changement de prestataire.

Trouver ma plateforme en 2 min