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Fonoa avis 2026 : plateforme agréée, API et tarifs

publié le 29/07/2026· mis à jour le 29/07/2026· 19 min de lecture

La plupart des plateformes agréées cherchent à remplacer le logiciel de facturation de l’entreprise. Fonoa suit la logique inverse : son API se greffe sur le système existant et traite la conformité fiscale dans plusieurs dizaines de pays. La société irlandaise a été immatriculée par la DGFiP le 29 avril 2026, parmi les opérateurs ayant passé les tests d’interopérabilité. Ce positionnement change le prix, le projet technique et le profil d’entreprise concerné.

Cette différence explique pourquoi Fonoa apparaît rarement dans les comparatifs destinés aux indépendants. Sur la liste officielle des plateformes agréées, elle voisine pourtant avec des éditeurs grand public. Toutefois, les deux familles ne répondent pas au même problème, et les confondre coûte cher.

Concrètement, Fonoa devient pertinente quand la question n’est plus d’émettre une facture française conforme, mais de raccorder plusieurs entités, systèmes et juridictions à une seule couche fiscale. Aucune grille tarifaire publique n’est diffusée. Le coût réel dépend du déploiement, du nombre de pays et des modules activés.

L’essentiel

Fonoa Technologies Ltd, siège à Dublin, immatriculée plateforme agréée le 29 avril 2026. Infrastructure fiscale API-first pensée pour les marketplaces, les SaaS et les groupes multi-pays. Tarification sur devis, mise en production annoncée à 50 jours en moyenne sur le premier marché.

Marketplace, SaaS ou groupe multi-entités ?

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Fonoa en bref : ce que dit la fiche officielle

Avant d’entrer dans le détail des modules, une carte d’identité s’impose. Elle sépare ce qui est vérifiable publiquement de ce qui relève encore du discours commercial. Les lignes ci-dessous ont été relevées le 29 juillet 2026.

CritèreInformation relevée
Éditeur Fonoa Technologies Ltd
Siège social Dublin, Irlande
Statut français Plateforme agréée immatriculée
Date d’immatriculation 29 avril 2026
Positionnement Infrastructure fiscale API-first
Cibles annoncées Marketplaces, SaaS, groupes internationaux
Formats français Factur-X, UBL, UN/CEFACT CII
E-reporting Couvert selon l’éditeur
Mode d’intégration API REST et webhooks
Débit API en production 100 requêtes par seconde
Tarification Sur devis, aucune grille publique
Mise en production annoncée 50 jours, premier marché

Ce que dit la liste de la DGFiP

L’entité contractante s’appelle Fonoa Technologies Limited, pas Fonoa France. Ce détail compte : le contrat sera signé avec une société de droit irlandais, immatriculée sous le numéro 677236, dont le siège se trouve à Dublin. Par conséquent, la juridiction applicable et la langue contractuelle doivent être vérifiées avant toute signature.

Fonoa Technologies Ltd· immatriculée le 29/04/2026· statut relevé le 29/07/2026

L’immatriculation n’est pas un label marketing. Elle atteste que l’opérateur a satisfait aux conditions posées par l’administration, tests d’interopérabilité compris. Ainsi, une plateforme agréée doit assurer l’émission, la transmission et la réception des factures, extraire les données destinées à l’administration et transmettre les données de transaction et de paiement.

Ce que l’immatriculation ne prouve pas

Un agrément valide un socle technique et réglementaire à un instant donné. En revanche, il ne dit rien de la qualité du support, du délai de réponse en cas d’incident, du taux de rejet réel ou du coût. Deux plateformes également immatriculées peuvent offrir des expériences opposées.

✓ Vérifié

Fonoa Technologies Limited figure bien dans la liste officielle publiée par la DGFiP, avec une date de délivrance du numéro d’immatriculation au 29 avril 2026. Vérification effectuée le 29 juillet 2026.

Autrement dit, l’agrément ouvre la discussion, il ne la clôt pas. La suite de cette analyse porte donc sur ce que l’immatriculation laisse ouvert : le périmètre fonctionnel français, l’effort d’intégration, la structure de prix et la réversibilité.

Que fait exactement Fonoa

La confusion la plus fréquente sur cette plateforme vient de son catalogue. Fonoa ne vend pas un produit unique mais une pile de modules, dont un seul porte le rôle réglementaire français. Distinguer ces briques évite d’acheter une couche inutile ou d’oublier une couche obligatoire.

E-Invoicing, le seul module qui porte le rôle de plateforme agréée

C’est le module qui transmet les documents fiscalement pertinents et déclare les transactions. Fonoa le présente comme une intégration unique couvrant plus de cinquante pays à mandat, à partir d’un modèle de données standardisé. Le client soumet une transaction, la plateforme la traduit dans le format local attendu, puis la remet à l’administration concernée.

Le module traite les deux sens du flux. Côté clients, il valide et soumet les factures sortantes. Côté fournisseurs, il reçoit, contrôle et met à disposition les factures entrantes. En revanche, la façon dont ces factures reçues remontent dans un ERP français reste à préciser lors de la démonstration.

Tax Engine, Validate, Returns et Invoicing

Tax Engine détermine la TVA, la GST et la sales tax, avec un temps de réponse annoncé sous 200 millisecondes et une couverture revendiquée de plus de 190 juridictions. Validate contrôle les numéros fiscaux dans plus de 120 pays, à l’onboarding puis en continu. Returns prépare les déclarations à partir des mêmes données.

Invoicing, enfin, génère le document lui-même : factures, avoirs, reçus, dans plusieurs devises et plusieurs langues. Cette brique ne se confond pas avec le rôle de plateforme agréée. Une entreprise qui produit déjà ses factures dans son ERP n’en a pas nécessairement besoin.

ModuleProblème traitéNécessaire en France ?
E-Invoicing Transmission réglementaire Oui, porte le rôle de PA
Invoicing Génération du document Selon le système existant
Tax Engine Calcul des taxes Selon l’architecture
Validate Contrôle des identifiants fiscaux Non obligatoire
Returns Préparation des déclarations Hors périmètre de l’agrément

La question à poser en appel d’offres tient en une phrase : chaque module est-il vendu séparément, ou la proposition impose-t-elle un socle minimal ? Aucune documentation publique ne tranche ce point. Par conséquent, il faut le faire écrire noir sur blanc dans le devis.

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Comment Fonoa traite les flux français

La réforme française impose deux obligations distinctes, portées par la même plateforme. D’un côté l’e-invoicing, qui couvre le B2B domestique. De l’autre l’e-reporting, qui capte le B2C, le B2B transfrontalier et certaines données de paiement. Les traiter séparément évite les mauvaises surprises.

Émission et réception via l’Annuaire

Le chemin est toujours le même. L’ERP ou la marketplace transmet les données à Fonoa, qui valide puis génère ou convertit le document. La plateforme interroge ensuite l’Annuaire pour identifier la plateforme du destinataire, achemine la facture, et remonte les statuts au système source.

Côté réception, le point à creuser est la restitution. Les factures fournisseurs sont-elles poussées par API, exposées dans un portail, ou les deux ? Comment les pièces jointes et les motifs de rejet redescendent-ils vers la comptabilité ? Ces réponses conditionnent la charge de travail des équipes AP.

E-reporting : flux 10, flux 6 et données de paiement

Les transactions hors B2B domestique passent par le canal dédié appelé flux 10. Le portail public effectue ses contrôles, puis renvoie un message de cycle de vie via le flux 6, qui porte sur le fichier entier et non sur chaque facture. Cette nuance change la gestion des erreurs.

La fréquence dépend du régime de TVA. Un assujetti au réel normal mensuel transmet ses données de transaction trois fois par mois et ses données de paiement une fois, sous dix jours après chaque période. Par ailleurs, le défaut de transmission expose à une amende de 250 euros, plafonnée à 15 000 euros par an.

↪ Bon à savoir

L’e-reporting de paiement ne concerne pas tout le monde. Il vise les opérations où la TVA est exigible à l’encaissement, donc majoritairement les prestations de services. Une entreprise ayant opté pour la TVA sur les débits allège nettement cette charge, à condition de pouvoir le prouver.

Les formats du socle et le cycle de vie

Fonoa annonce prendre en charge les trois formats du socle français : Factur-X, UBL et UN/CEFACT CII, en émission comme en réception. Factur-X reste le format hybride, un PDF lisible contenant un XML structuré. UBL et CII sont des XML purs, plus adaptés aux flux industriels et aux ERP internationaux.

Quatre statuts doivent remonter au portail public : déposée, rejetée, refusée et encaissée lorsque ce dernier s’applique. Toutefois, l’annonce d’une prise en charge des formats ne dit rien des profils Factur-X réellement acceptés, ni du traitement des acomptes, de l’autofacturation ou des factures récapitulatives.

L’intégration API, le vrai coût d’entrée

Une API unique ne signifie pas une intégration sans effort. C’est le point que les fiches annuaires passent sous silence, alors qu’il détermine le budget réel du projet. La documentation publique de Fonoa permet d’en mesurer la forme, sinon l’ampleur.

Onboarding, soumission, webhook

Le parcours technique tient en trois temps. D’abord l’onboarding de l’entité ou du vendeur, avec des endpoints distincts pour les sociétés et les personnes physiques. Ensuite la soumission de la transaction. Enfin la récupération du résultat par webhook, avec un repli par interrogation périodique lorsque les webhooks ne sont pas exploitables.

L’API expose aussi les opérations de correction : avoir, annulation, ajustement, rattrapage de transactions déjà déclarées, et historique par transaction. Ces endpoints ne sont pas cosmétiques. Ils portent tout le traitement des rejets, qui représente l’essentiel de la charge opérationnelle une fois la production lancée.

Débits, environnements et reprise sur incident

Trois environnements sont documentés : bac à sable, démonstration et production. La configuration produit passe par un ingénieur solutions de l’éditeur, ce qui suppose une disponibilité côté client. Les limites publiques s’établissent à 30 requêtes par seconde en démonstration et 100 en production.

⚠ Confusion fréquente

Ces 100 requêtes par seconde sont une limite technique par défaut, pas un engagement contractuel de capacité. Une marketplace qui facture en fin de mois doit demander le comportement en cas de dépassement, l’existence d’une file d’attente et le débit négociable au contrat.

Reste la question la plus coûteuse : quelle part du chantier reste à la charge du client ? Mapping des champs, gestion des exceptions, rejeu des webhooks, supervision, plan de reprise. Ces travaux se chiffrent en jours-homme et n’apparaissent dans aucun devis d’éditeur.

Ce chantier API vous paraît disproportionné ? Une plateforme agréée intégrée à la comptabilité couvre le besoin français sans projet de développement.
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À quelles entreprises Fonoa convient

La pertinence de cette plateforme ne se juge pas au chiffre d’affaires mais à la complexité du système d’information. Nombre de pays, nombre d’entités, présence de vendeurs tiers, existence d’un moteur de facturation : ces quatre variables décident presque seules.

Les profils où elle prend tout son sens

Une marketplace européenne coche toutes les cases : milliers de vendeurs à onboarder, identifiants fiscaux à valider, TVA à calculer, factures à produire dans plusieurs pays. Fonoa revendique d’ailleurs plus d’un million de vendeurs servis sur des places de marché mondiales.

Le SaaS international suit la même logique. Abonnements récurrents, clients B2B et B2C mélangés, devises multiples, ouverture rapide de nouveaux marchés. Un client cité par l’éditeur annonce 480 heures économisées par an et 95 pays actifs, résultat propre à son organisation et non transposable tel quel.

Les profils où elle est disproportionnée

Un indépendant, un artisan ou une TPE française mono-entité n’a rien à gagner ici. Le besoin se résume à recevoir puis émettre des factures conformes, ce qu’une plateforme agréée en libre-service traite pour quelques dizaines d’euros par mois, sans ligne de code.

Le cas limite reste la PME purement française avec un ERP maison. L’arbitrage se joue alors sur le volume et sur la capacité de l’équipe technique. En dessous de quelques milliers de factures par mois, le projet d’intégration coûtera plus cher que le gain de conformité.

Profil d’entreprisePertinenceRaison principale
Micro-entreprise, TPE Faible Trop technique, trop coûteux
PME uniquement française Faible à moyenne Dépend du volume et du SI
PME dans plusieurs pays Moyenne à forte Couverture internationale utile
Marketplace Forte Onboarding vendeurs et volumes
SaaS international Forte Calcul fiscal multi-juridictions
Groupe multi-entités Forte Centralisation des obligations
Entreprise sans équipe technique Faible Projet d’intégration inévitable

Combien coûte Fonoa

Aucune grille tarifaire publique exploitable n’a été identifiée sur les pages officielles consultées le 29 juillet 2026. L’éditeur renvoie vers une démonstration et une proposition commerciale personnalisée. Cette opacité n’est pas anodine, car elle interdit toute comparaison rapide avec les plateformes affichant leurs prix.

Un modèle à l’usage, sans repère public

Les sources d’analystes décrivent un modèle fondé sur l’usage, indexé sur le nombre d’appels API ou le volume de transactions traitées, avec des paliers selon les fonctionnalités activées. Cette structure paraît cohérente avec le positionnement, mais elle reste invérifiable sans devis.

Une plateforme sans prix public n’est pas forcément chère. Elle est simplement incomparable tant qu’on n’a pas son devis.

Par conséquent, la seule méthode utile consiste à demander une simulation sur des volumes réels, pas sur un scénario type fourni par l’éditeur. Trois années de projection, entités et pays inclus, donnent une base de négociation exploitable.

Les postes qui composent le coût réel

Le prix affiché ne représente qu’une fraction du budget. S’y ajoutent l’abonnement de base et son minimum annuel, le tarif unitaire des factures émises, l’éventuelle facturation des factures reçues, le prix par pays supplémentaire et le prix par entité juridique.

Viennent ensuite les modules optionnels, les frais d’implémentation, le niveau de support, l’archivage et sa durée, puis la maintenance interne côté client. Un coût total sur trois ans qui ignore les jours-homme de développement sous-estime la facture de façon systématique.

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Déploiement, sécurité et support

Ces trois sujets sont les grands absents des fiches concurrentes. Ils décident pourtant du succès d’un raccordement, bien avant les fonctionnalités. Voici ce que les sources publiques permettent d’établir, et ce qui doit passer par le contrat.

Un projet, pas un abonnement

Fonoa annonce une mise en production moyenne de 50 jours sur le premier marché, avec une accélération sur les suivants. Ce chiffre est une moyenne commerciale, pas une garantie. Un client cité évoque quatre semaines d’implémentation, un autre reste muet sur le délai.

Les dépendances critiques se situent toutes côté client : qualité des données, disponibilité des identifiants fiscaux, cohérence des adresses, capacité de l’ERP à produire les champs obligatoires, remontée des paiements. Un référentiel client sale rallonge le projet plus sûrement qu’une limitation technique.

Données, hébergement et réversibilité

L’éditeur documente le chiffrement en transit via TLS, des évaluations de vulnérabilité régulières, des tests d’intrusion menés par des tiers avec rapports communicables sous accord de confidentialité, un programme de divulgation responsable et la conformité au RGPD. Un centre de confiance dédié complète ces éléments.

En revanche, rien n’établit publiquement un hébergement en France, une qualification SecNumCloud ou un archivage à valeur probante inclus. Sur ce dernier point, un opérateur comme AGS Records Management aborde le sujet par l’autre bout, celui de la conservation. La réversibilité et l’export doivent être écrits au contrat.

Support : ce qu’il faut faire écrire

Le support passe par un portail Zendesk et une équipe d’ingénieurs solutions. Toutefois, aucune source publique ne précise la disponibilité en français, les horaires couverts, le fuseau de référence ni les délais de prise en charge par niveau de criticité.

Ce sont exactement les points à verrouiller. Un incident de transmission le 10 du mois, veille d’échéance d’e-reporting, ne se règle pas avec un ticket traité sous 48 heures. Un engagement de service chiffré vaut mieux qu’une promesse commerciale.

Limites et points de vigilance

Une analyse honnête consacre autant de place aux limites qu’aux atouts. Celles qui suivent ne disqualifient pas la plateforme, mais elles déplacent le curseur pour certains profils. Cinq méritent d’être posées sur la table avant tout appel d’offres.

Opacité tarifaire et dépendance contractuelle

Sans prix public, aucune évaluation n’est possible avant un cycle commercial complet. À cela s’ajoute la question du verrouillage : une couche fiscale centrale devient structurante, et en changer suppose de refaire l’intégration. La migration vers une autre plateforme agréée doit être chiffrée dès la signature.

La deuxième limite tient au dimensionnement. Pour une structure française sans équipe technique, l’outil demande un projet là où une plateforme en libre-service demande une inscription. Le surcoût ne se voit pas dans l’abonnement, il se voit dans le planning.

Ne pas confondre trois couvertures différentes

C’est le piège le plus coûteux. Fonoa communique sur plus de 190 juridictions pour le calcul fiscal, plus de 120 pays pour la validation des numéros, et plus de 50 pays pour les mandats d’e-invoicing. Ces trois chiffres ne décrivent pas le même produit.

Une entreprise qui lit « 190 pays » et en déduit une connexion réglementaire opérationnelle partout se trompe de périmètre. La question à poser est simple : dans lesquels de mes pays existe-t-il aujourd’hui une connexion e-invoicing en production ? Le reste relève du calcul de taxe.

Cinquième point enfin, les informations françaises restent lacunaires. Ni les connecteurs ERP disponibles, ni les cas d’usage supportés, ni le calendrier de disponibilité fonctionnelle détaillé ne sont publiés à ce jour.

Une de ces limites est bloquante ?D’autres plateformes agréées répondent au besoin français sans projet d’intégration.
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Fonoa face aux alternatives

Comparer Fonoa aux logiciels destinés aux indépendants n’a aucun sens. Ses vrais concurrents sont les infrastructures fiscales internationales et les spécialistes de l’échange de données. Le choix se joue sur la maturité, la couverture réglementaire et la profondeur documentaire.

Les concurrents directs sur l’infrastructure fiscale

Avalara et Vertex arrivent par le moteur fiscal et l’écosystème ERP, avec une antériorité forte sur le marché américain. Sovos couvre la conformité multi-pays et les contrôles continus de transaction. EDICOM apporte un réseau EDI mature et un accompagnement local que les acteurs API-first n’égalent pas toujours.

Sur le créneau strictement API, le profil le plus proche reste celui des opérateurs orientés développeurs. Un lecteur qui veut tout savoir sur Storecove y retrouvera la même philosophie d’intégration unique. De son côté, Eezi, adossé à VAT IT, joue une carte comparable sur la TVA internationale, et le guide sur Eezi détaille ce positionnement.

Face à une plateforme agréée française en libre-service

L’écart ne porte pas sur la conformité, identique par construction, mais sur le mode d’accès. D’un côté un projet d’intégration piloté par la DSI, de l’autre une inscription et un paramétrage réalisés par le service comptable en une demi-journée.

Le prix suit la même logique. Une plateforme française en libre-service affiche souvent une offre gratuite pour la réception et quelques dizaines d’euros mensuels pour l’émission. Fonoa ne joue pas sur ce terrain, et n’a d’ailleurs pas vocation à y jouer.

Notre avis sur Fonoa

Le verdict ne peut être que conditionnel. Fonoa est une plateforme agréée crédible pour les entreprises dont la facturation française s’inscrit dans un projet fiscal international plus large. Pour les autres, elle représente une complexité inutile.

Le test en huit questions

Répondez par oui ou non. Exercez-vous dans plusieurs pays ? Gérez-vous plusieurs entités juridiques ? Utilisez-vous déjà un ERP ou un moteur de facturation ? Disposez-vous d’une équipe technique ? Gérez-vous des vendeurs tiers ? Devez-vous calculer la TVA en temps réel ? Traitez-vous un volume important de transactions ? Cherchez-vous une infrastructure plutôt qu’une interface ?

Deux oui ou moins, la plateforme est disproportionnée. Entre trois et cinq, elle mérite d’être comparée à une solution plus intégrée. Six oui ou plus, elle correspond au type d’architecture recherché et doit entrer dans l’appel d’offres.

Ce qu’il faut obtenir avant de signer

Une réponse écrite vaut mieux qu’une note sur dix. Demandez la liste des fonctionnalités françaises déjà en production, les profils Factur-X acceptés, le mode de restitution des factures fournisseurs, le détail des engagements de service et la ventilation du prix par pays et par entité.

Classez ensuite chaque réponse en trois colonnes : confirmé par l’éditeur, non communiqué, contractuel. Cette grille est plus défendable qu’une note globale, et elle survit aux évolutions du produit. Les sources publiques utilisées ici sont datées et vérifiables.

Sources
  • impots.gouv.fr, liste des plateformes agréées immatriculées, consultée le 29 juillet 2026
  • impots.gouv.fr, rôle et obligations des plateformes agréées
  • Documentation développeur Fonoa, environnements et restrictions d’API
  • Fonoa, communication officielle sur son agrément français et ses formats

Aucun test en production n’a été réalisé pour cette analyse. Les éléments présentés proviennent des publications officielles de l’administration et de la documentation de l’éditeur, relevées à la date indiquée. Les points non confirmés sont signalés comme tels tout au long de la page.

À retenir
  • Plateforme agréée immatriculée le 29 avril 2026, entité irlandaise Fonoa Technologies Ltd
  • Trois formats du socle annoncés en émission et réception, e-invoicing et e-reporting couverts
  • Un seul module porte le rôle réglementaire français, les quatre autres sont optionnels
  • Intégration API obligatoire, avec onboarding, soumission puis webhook
  • Aucun prix public, coût total à reconstruire sur trois ans
  • Pertinente pour marketplaces, SaaS et groupes multi-pays, disproportionnée pour une TPE française
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Questions fréquentes

Fonoa remplace-t-elle un ERP ?

Non. La plateforme agit comme une couche de conformité et de transmission placée entre les systèmes existants et les administrations fiscales. L’ERP conserve la gestion commerciale, les stocks, les achats et la comptabilité. Fonoa reçoit les données de transaction, les valide, les met au format attendu par chaque juridiction, puis remonte les statuts. Une entreprise sans ERP ni moteur de facturation devra donc en conserver un, ou activer le module Invoicing de l’éditeur, qui reste une brique distincte du rôle de plateforme agréée.

Existe-t-il un essai gratuit de Fonoa ?

Aucun essai gratuit en libre-service n’est documenté publiquement. En revanche, la documentation décrit un environnement de bac à sable et un environnement de démonstration, distincts de la production. Leur accès passe par un cycle commercial et par la configuration du produit avec un ingénieur solutions. Autrement dit, il est possible de tester l’API avant de basculer en production, mais pas de créer un compte librement comme sur une plateforme agréée destinée aux petites structures.

Fonoa gère-t-elle l’archivage à valeur probante ?

Les pages officielles consultées ne le confirment pas explicitement. L’éditeur documente le suivi des soumissions et l’historique des transactions, ce qui n’équivaut pas à un archivage à valeur probante au sens français. Par ailleurs, la responsabilité de la conservation reste in fine celle de l’assujetti. Ce point doit donc figurer au contrat, avec la durée retenue, le volume couvert, le format de restitution et le coût associé si le service est facturé en supplément.

Une entreprise étrangère sans établissement en France peut-elle l’utiliser ?

Oui, et c’est même un cas d’usage cohérent avec son positionnement. Les entreprises non établies mais immatriculées à la TVA en France restent soumises à l’e-reporting pour leurs opérations taxables en France. Toutefois, la loi de finances pour 2026 a repoussé au 1er septembre 2027 l’échéance d’émission et d’e-reporting pour les grandes entreprises et les ETI non établies. Cette nuance de calendrier mérite d’être confirmée avec un conseil fiscal avant de figer un planning projet.

Faut-il des développeurs pour utiliser Fonoa ?

Dans la quasi-totalité des cas, oui. L’onboarding des entités, la soumission des transactions et la récupération des résultats par webhook supposent du développement côté client. S’y ajoutent le mapping des champs depuis l’ERP, la gestion des erreurs métier et la supervision des rejets. Une entreprise sans ressource technique interne devra donc passer par un intégrateur, ce qui alourdit le budget initial et allonge le délai de mise en production au-delà des cinquante jours annoncés.

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