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Cecurity facture électronique : avis sur la 8ᵉ plateforme agréée par la DGFiP

publié le 01/08/2026· mis à jour le 01/08/2026· 18 min de lecture

Cecurity figure dans le registre des plateformes agréées avec une date d’immatriculation au 18 décembre 2025, alors que son numéro d’ordre lui a été attribué dès le 2 septembre 2024. Ce décalage résume assez bien le personnage. L’éditeur travaille sur l’archivage à valeur probante depuis 2001, longtemps avant que la facture électronique ne devienne un sujet fiscal.

Sa plateforme agréée s’appelle eFacture. Elle apparaît dans la liste officielle des plateformes agréées sous le nom de l’éditeur, ce qui entretient une confusion utile à personne. Surtout, la majorité de ses utilisateurs ne l’ont jamais comparée à quoi que ce soit : elle leur arrive intégrée dans leur logiciel de facturation ou de comptabilité.

Le vrai critère de décision n’est donc pas la conformité réglementaire, acquise depuis décembre 2025. C’est le mode d’accès. Souscrite en direct, Cecurity reste une infrastructure sans prix public, taillée pour des organisations à fortes exigences de preuve. Distribuée par Batappli ou Factomos, elle devient une ligne incluse dans un abonnement que vous payez déjà.

L’essentiel

eFacture est éditée par Cecurity.com, société du groupe ISAGRI, immatriculée plateforme agréée le 18 décembre 2025. Formats Factur-X, UBL et CII, réseau Peppol, API REST et webhooks. Aucune grille tarifaire publique, mais une distribution large via des logiciels métiers qui l’incluent dans leur abonnement.

Aucun prix affiché chez Cecurity ?

Le diagnostic vous sort trois plateformes agréées classées, avec leurs tarifs publics.

Faire le diagnostic

Cecurity et eFacture en bref

Deux noms circulent pour un seul produit, et les comparatifs les mélangent régulièrement. Cecurity.com est l’éditeur. eFacture est l’offre commerciale immatriculée. Voici ce que recouvrent précisément ces deux entités, et pourquoi leurs dates d’immatriculation ne coïncident pas.

Un spécialiste de l’archivage devenu plateforme agréée

Cecurity.com appartient au groupe ISAGRI, éditeur picard connu pour ses logiciels agricoles et comptables. La société s’est construite sur le coffre-fort numérique et le système d’archivage électronique, certifiés NF Z42-013 puis NF 461. La facturation électronique est venue se greffer sur ce socle, pas l’inverse.

Cette généalogie explique la forme du produit. eFacture traite la facture comme un objet de preuve à conserver, avec empreintes, journaux horodatés et attestations de dépôt. Par conséquent, l’ergonomie de saisie n’a jamais été la priorité. Un détail le confirme : le module de saisie de facture n’est apparu qu’en version bêta, fin avril 2026.

Autrement dit, une plateforme agréée immatriculée depuis fin 2025 n’a proposé de créer une facture dans son interface qu’au printemps 2026. Ce n’est pas un défaut en soi. Cela indique simplement que le produit a été pensé pour recevoir des flux venus d’ailleurs, pas pour remplacer un logiciel de facturation.

Deux dates d’immatriculation, une seule bonne lecture

Les sources se contredisent en apparence. Cecurity a communiqué sur une immatriculation en septembre 2024, sous le numéro 0008. La liste actuelle de la DGFiP affiche le 18 décembre 2025. Les deux dates sont exactes, mais elles ne désignent pas la même chose.

PA n°0008· numéro attribué le 02/09/2024· immatriculation définitive le 18/12/2025

La procédure se déroule en deux temps. L’immatriculation sous réserve valide le dossier administratif. L’immatriculation définitive intervient après les tests d’interopérabilité avec le portail public de facturation. La DGFiP a publié sa première vague de statuts définitifs le 11 décembre 2025, et Cecurity y figure une semaine plus tard.

⚠ Confusion fréquente

Citer la date de septembre 2024 comme date d’agrément définitif est une erreur qu’on retrouve dans plusieurs comparatifs. Le numéro 0008 marque l’entrée dans la procédure, pas sa fin. Seule la date du 18 décembre 2025 atteste que les tests techniques ont été validés.

Utilisez-vous déjà Cecurity sans le savoir ?

C’est la question qui distingue vraiment cette plateforme des autres. Une entreprise peut être cliente de Cecurity sans avoir jamais visité son site, ni négocié le moindre devis. La plateforme lui arrive par son logiciel métier, activée en arrière-plan.

Les logiciels qui embarquent eFacture

La cartographie ci-dessous rassemble les circuits de distribution documentés publiquement par les éditeurs eux-mêmes. Elle est plus utile qu’une liste générique d’intégrations SAP ou Oracle, dont la disponibilité réelle reste rarement vérifiable.

LogicielPublic viséType d’intégrationCoût de la PA
BaBatappliLogiciel de devis BTP
Artisans du bâtiment Native, désignation en trois minutes Sans surcoût annoncé
FaFactomosFacturation en ligne
Indépendants et TPE Lien natif, prestation assurée par Cecurity Inclus dans l’abonnement
AgAGIRISProduction comptable
Cabinets et leurs clients Chaîne AMICOMPTA et ISACOMPTA Selon contrat AGIRIS
IsISAGRIComptabilité agricole
Exploitations et TPE Connectée aux logiciels du groupe Selon offre
IrIRIUMERP métier
Distributeurs et loueurs de matériels Technologie intégrée aux ERP Sur devis
SoSoluneERP et GPAO
Industrie et négoce Connecteur vers eFacture Non publié

Le cas Batappli est le plus explicite. L’éditeur annonce eFacture incluse pour tous ses clients sous abonnement en ligne ou contrat d’assistance, sans installation ni démarche supplémentaire. Factomos tient un discours voisin et mentionne la prestation comme assurée par Cecurity, en note de bas de page de sa grille tarifaire.

Ce que le mode d’accès change sur le prix et le support

Deux entreprises utilisant la même plateforme agréée peuvent avoir des conditions radicalement différentes. Celle qui passe par Batappli ne signe rien avec Cecurity : son interlocuteur contractuel reste son éditeur. Celle qui souscrit en direct relève des conditions générales SaaS de Cecurity, avec ses propres clauses de révision et de dépassement.

Le support suit la même logique. Les notes de version mentionnent explicitement le renvoi des demandes d’aide vers une adresse extérieure pour les partenaires qui assurent leur propre support. En clair, votre premier niveau d’assistance sera souvent l’éditeur du logiciel, pas Cecurity. C’est un confort quand la relation fonctionne, une couche de plus quand un flux bloque.

Cette architecture pose une question rarement formulée. Comparer Cecurity à Cegid ou à une plateforme grand public n’a de sens que si vous envisagez une souscription directe. Dans le cas contraire, la vraie comparaison porte sur les logiciels métiers qui la distribuent, et sur ce qu’ils facturent autour.

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Cecurity est-elle réellement prête pour la réforme ?

Toutes les plateformes agréées affirment être prêtes. Peu le prouvent autrement que par une page commerciale. Cecurity publie ses notes de version datées, accessibles librement, ce qui permet de suivre l’arrivée réelle de chaque brique réglementaire. Voici ce qu’elles montrent.

Ce que les notes de version prouvent, mois par mois

La bascule s’opère en février 2026. La version du 25 février introduit un mode appliquant les exigences de la réforme aux abonnements concernés, plus une fonction d’interrogation des adresses électroniques actives d’un SIREN ou d’un SIRET. Le contrôle d’origine des adresses IP arrive dans le même lot.

Le 4 mars 2026, la plateforme transmet le flux 1 à la DGFiP et remonte les statuts déposée, rejetée et refusée. Le 18 mars, elle gère les échanges de Factur-X, UBL, CII et CDAR avec les autres plateformes agréées. L’interopérabilité entre opérateurs, point de blocage classique, est donc livrée et datée.

Le 1er avril 2026 ajoute l’e-reporting des flux 10.1 et 10.3, soit les transactions B2C et internationales. Fin juin, la déclaration des encaissements et le statut encaissée rejoignent le lot, avec les schematrons Extended-CTC-FR. La version du 1er août 2026 sécurise l’annuaire contre l’effacement d’une adresse déjà affectée à une autre plateforme.

✓ Vérifié

Chaîne réglementaire complète et datée : mode réforme le 25/02/2026, statuts DGFiP le 04/03, échanges inter-plateformes le 18/03, e-reporting B2C et international le 01/04, encaissements fin juin. Conversion Factur-X vers Peppol BIS et self-billing Peppol livrés dès janvier 2026.

Le détail ultramarin que personne ne relève

La même version du 1er avril 2026 contient une ligne discrète : l’ajout des DROM et des COM dans la liste des pays autorisés pour le filtrage IP lorsque le mode français est actif. Sans ce correctif, une connexion depuis Pointe-à-Pitre ou Saint-Denis pouvait se heurter au contrôle d’origine introduit en février.

L’information reste étroite, mais elle intéresse toute entreprise installée en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte. Elle ne prouve toutefois rien sur le traitement fiscal des opérations ultramarines. L’accès technique et la couverture fiscale sont deux sujets distincts.

↪ Bon à savoir

Avant de signer depuis un département ultramarin, demandez par écrit la couverture exacte de la TVA non applicable, de l’octroi de mer, des territoires hors champ de TVA et des établissements multiples. Le filtrage IP corrigé ne présume en rien de ces cas de gestion.

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Que permet concrètement eFacture ?

L’offre se lit mieux en séparant les deux sens de circulation. Les fonctions de vente et celles d’achat ne mobilisent ni les mêmes modules ni les mêmes options facturables. La plateforme est modulaire, ce qui signifie aussi que tout n’est pas inclus par défaut.

Le cycle des factures clients

Le dépôt accepte des fichiers jusqu’à 100 Mo et des lots de 100 documents. La plateforme convertit vers les formats du socle, applique les contrôles antivirus, XSD et schematron, puis distribue selon le canal déterminé automatiquement à partir des données de la facture. L’annuaire local prime sur l’annuaire Peppol en cas de conflit.

Viennent ensuite le suivi des statuts, les échanges de messages avec le client et le lien de règlement avec QR code, ajouté en août 2025. La signature avec cachet qualifié eIDAS est disponible, tout comme la distribution vers Chorus Pro pour le secteur public. L’archivage probant reste une option distincte.

Le cycle des factures fournisseurs

Côté achats, la collecte se fait par dépôt, par email ou via Peppol. L’OCR lit les PDF non structurés jusqu’à 100 pages, avec vidéocodage des champs incertains. Les formats structurés sont lus directement, pièces jointes embarquées comprises depuis juin 2026.

Suivent la vérification, la validation, la gestion des litiges avec motifs de refus normalisés, puis le paiement par virement depuis la plateforme. Les connecteurs AMI Compta et InvoiceSync transmettent ensuite les pièces à la comptabilité. L’ensemble se pilote par API REST, avec webhooks disponibles sur les factures émises comme reçues.

On ne choisit pas vraiment Cecurity. On choisit un logiciel qui l’a déjà choisie pour vous.

Combien coûte Cecurity ?

Aucune grille publique, la réponse s’arrête souvent là. Elle mérite mieux, parce que les conditions générales publiées par l’éditeur décrivent précisément le mécanisme de facturation, même sans afficher de montant. Ce sont ces clauses qui déterminent la facture réelle sur trois ans.

Les variables qui font bouger le devis

Le modèle observé combine une part fixe d’abonnement et un coût lié au volume de documents. S’y ajoutent le nombre d’entités juridiques, le nombre d’utilisateurs autorisés, la capacité de stockage, l’OCR et le vidéocodage, l’archivage probant, les workflows de validation, le module de paiement, les connecteurs et l’accès aux API.

Deux postes passent souvent inaperçus au moment de la signature. La personnalisation en marque blanche, d’abord, que les éditeurs distributeurs utilisent massivement. L’accompagnement au déploiement, ensuite, avec des frais de déplacement refacturés à l’euro hors région parisienne pour les produits installés localement.

Les clauses tarifaires écrites dans les conditions SaaS

Trois dispositions méritent d’être lues avant de signer. Les tarifs sont révisés chaque 1er janvier par application de l’indice Syntec, selon une formule explicitée au contrat. Le dépassement du nombre d’utilisateurs autorisés déclenche une facturation complémentaire à la grille en vigueur au moment du dépassement.

Le dépassement de la capacité de stockage suit la même logique. Par ailleurs, l’abonnement est mensuel avec reconduction automatique, et une résiliation prend effet à la fin du mois suivant la notification. Tout mois entamé reste dû intégralement. La responsabilité cumulée de l’éditeur est plafonnée à 50 % du forfait annuel.

Une nuance s’impose : ces dispositions figurent dans les conditions générales d’abonnement SaaS publiées par Cecurity, qui couvrent l’ensemble de sa gamme. Un contrat négocié avec Cecurity, AGIRIS, Batappli ou un autre distributeur peut prévoir des modalités différentes. Les mêmes conditions mentionnent d’ailleurs une période d’essai de 30 jours, limitée à trois utilisateurs et un administrateur, alors que plusieurs comparatifs affirment qu’aucun essai n’existe. Le point mérite une question directe au commercial.

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Que se passe-t-il si vous quittez Cecurity ?

La sortie est le point aveugle de presque tous les comparatifs de plateformes agréées. Cecurity publie pourtant une politique de réversibilité détaillée, mise à jour fin juillet 2026. Elle décrit deux niveaux, dont un seul est autonome et gratuit.

Deux niveaux de réversibilité, un seul sans devis

Le niveau 1 laisse l’utilisateur totalement autonome. Il télécharge lui-même ses documents et ses attestations de dépôt, puis vérifie l’intégrité des archives XML et la cohérence des comptes rendus. Six contrôles de preuve sont proposés dans l’application. La charge de récupération pèse entièrement sur le client.

Le niveau 2 passe par un devis. Il produit une archive ZIP contenant les documents originaux, les éléments d’intégrité et de preuve, plus un fichier d’index conforme au référentiel technique du label FNTC TA V2-0. C’est ce livrable qui permet une réintégration réelle dans un autre environnement, et son prix n’est pas publié.

Un délai encadre le tout. Les données sont supprimées 30 jours calendaires après la date effective de résiliation, sans réclamation possible. La récupération doit donc être terminée avant cette échéance, ce qui laisse peu de marge si le projet de réversibilité assistée doit encore être chiffré et signé.

Les questions à poser avant de signer

Sept points méritent une réponse écrite. L’export comprend-il les factures originales, les statuts, les annexes et les pistes d’audit ? Dans quel format exact les données sont-elles restituées ? L’export massif est-il inclus dans l’abonnement ou facturé séparément ? Quel est le tarif de la réversibilité assistée ?

Restent trois questions sur la suite. Comment les archives à valeur probante sont-elles transférées sans rompre la chaîne de preuve ? Qui reste responsable de leur conservation après migration ? Enfin, comment changer de plateforme agréée sans interrompre la réception de vos factures fournisseurs pendant la bascule d’annuaire ?

Sécurité et archivage : employer les bons termes

C’est le domaine où Cecurity est objectivement forte, et c’est aussi celui où les raccourcis sont les plus fréquents. Deux formulations circulent dans les comparatifs, et aucune des deux n’est tout à fait exacte. La nuance a des conséquences juridiques.

Hébergé dans un environnement qualifié n’égale pas service qualifié

La formulation officielle est que le service eFacture est hébergé dans un environnement SecNumCloud, et que les documents sont traités et archivés en France. Les notes de version confirment ce basculement d’hébergement en février 2024, présenté comme une réponse aux attendus de la certification.

Écrire que « Cecurity est certifiée SecNumCloud » revient toutefois à attribuer au service la qualification obtenue par son hébergeur. Ce n’est pas la même chose du point de vue de l’ANSSI. Si votre marché public ou votre politique de sécurité interne exige une qualification du service lui-même, demandez l’attestation nominative.

L’archivage probant est une option, pas une conséquence

Le système d’archivage proposé est présenté comme certifié NF 461 et ISO 27001, avec conservation sur la durée légale de dix ans. AGIRIS le commercialise d’ailleurs explicitement en option dans son offre eFacture, pas en standard sur tous les paliers.

La distinction compte. Cecurity rappelle elle-même que le simple stockage d’un fichier ne constitue pas un archivage à valeur probante. Passer par une plateforme agréée ne vous en dote donc pas automatiquement. Le point mérite d’être tranché ligne par ligne sur le devis, avec son coût propre.

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Pour qui Cecurity est-elle réellement adaptée ?

La réponse dépend moins de votre taille que de votre point d’entrée. Une même TPE aura raison de l’activer dans un cas, et tort de la souscrire en direct dans l’autre. Voici comment trancher.

Les profils où le choix se justifie

Le cas le plus évident reste celui d’une entreprise dont le logiciel métier embarque déjà eFacture. Artisan sous Batappli, exploitation agricole sous ISAGRI, distributeur de matériels sous IRIUM : l’activation coûte peu et évite un abonnement séparé. Un cabinet équipé d’AGIRIS suit la même logique, avec une chaîne fermée jusqu’à la comptabilisation.

Le second profil est structurel. Groupes multi-entités, professions réglementées, organisations soumises à contrôle documentaire lourd, éditeurs souhaitant intégrer une plateforme agréée sous leur propre interface. Enfin, une entreprise qui échange avec plusieurs pays via Peppol trouvera ici une conversion Factur-X vers Peppol BIS déjà rodée.

Les profils qui devraient challenger le devis

Un micro-entrepreneur cherchant un outil gratuit passera son chemin. Un indépendant qui veut connaître son prix en trois clics aussi. Même chose pour une TPE en quête d’une application mobile simple, ou pour une société qui dispose déjà d’une plateforme agréée incluse dans sa banque ou son logiciel comptable.

Plutôt qu’une note arbitraire sur dix, le test de transparence ci-dessous résume ce que l’éditeur documente publiquement et ce qu’il réserve à la phase commerciale. C’est un meilleur indicateur de la négociation qui vous attend que n’importe quel score agrégé.

Ce que Cecurity publie
  • Notes de version datées et librement accessibles
  • Documentation API REST et webhooks identifiable
  • Politique de réversibilité en deux niveaux
  • Délais de support chiffrés : réponse sous deux jours ouvrables, prise en charge d’une anomalie bloquante en quatre heures
  • Partenaires intégrateurs nommément identifiables
  • Conditions générales d’abonnement SaaS complètes
Ce qui reste non public
  • Grille tarifaire, y compris un ordre de grandeur
  • Coût de la réversibilité assistée de niveau 2
  • Coût de l’archivage NF 461 en option
  • Tarif des dépassements d’utilisateurs et de stockage
  • Engagement de disponibilité chiffré sur la plateforme de facturation
  • Conditions réellement appliquées par chaque distributeur

Un point de vigilance sur la colonne de gauche : la politique de support publiée date de 2021 et vise nommément la plateforme d’archivage. Rien n’indique qu’elle couvre à l’identique les flux eFacture soumis aux délais de la réforme. Faites-la confirmer par écrit, ou négociez un engagement spécifique dans le contrat, comme sur n’importe quel critère de choix d’une plateforme agréée.

À retenir
  • eFacture, éditée par Cecurity.com (groupe ISAGRI), est immatriculée plateforme agréée depuis le 18 décembre 2025, le numéro 0008 de septembre 2024 marquant seulement l’entrée en procédure.
  • La plateforme se distribue surtout à travers des logiciels tiers : Batappli, Factomos, AGIRIS, ISAGRI, IRIUM, Solune. Le coût réel dépend alors de l’éditeur, pas de Cecurity.
  • Les notes de version publiques datent chaque brique réglementaire : mode réforme en février 2026, statuts DGFiP en mars, échanges inter-plateformes le 18 mars, e-reporting B2C et international le 1er avril.
  • Le prix reste sur devis. Les conditions SaaS publiées prévoient une révision annuelle par indice Syntec et une facturation des dépassements d’utilisateurs et de stockage.
  • La réversibilité autonome est gratuite, mais l’export complet avec valeur probante passe par un devis, et les données sont supprimées 30 jours après la résiliation.
  • L’archivage NF 461 est une option, et l’hébergement SecNumCloud ne vaut pas qualification du service lui-même.
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Questions fréquentes

Peut-on souscrire eFacture directement auprès de Cecurity ?

Oui, la commercialisation directe existe et relève des conditions générales d’abonnement SaaS de l’éditeur. Elle suppose la création d’un compte client, puis une commande précisant le nombre d’utilisateurs autorisés, la capacité de stockage et les options retenues. Dans les faits, la majorité des utilisateurs y accèdent par un logiciel partenaire. Une souscription directe se justifie surtout pour un groupe multi-entités, un éditeur intégrateur ou une organisation aux exigences de preuve élevées.

Cecurity propose-t-elle un essai gratuit ?

Les conditions générales d’abonnement SaaS publiées mentionnent une période d’essai gratuite de 30 jours sur les produits hébergés, limitée à trois utilisateurs et un administrateur. À l’issue de cette période, la commande doit être confirmée, faute de quoi les accès sont coupés et les données détruites. Plusieurs comparatifs affirment pourtant qu’aucun essai n’est proposé sur eFacture. La contradiction n’est pas tranchée publiquement : posez la question au commercial avant toute conclusion.

eFacture gère-t-elle les factures au secteur public via Chorus Pro ?

Oui, et les notes de version le documentent précisément. Elles mentionnent la gestion automatique des tentatives en cas d’indisponibilité de Chorus Pro, le mapping des numéros de marché pour les dépôts au format PDF avec CSV, ainsi que la correction d’anomalies sur les statuts renvoyés par la plateforme publique. Certains comparatifs indiquent que ce point n’est pas confirmé publiquement. Les notes de version le confirment, avec des dates vérifiables.

Peut-on émettre avec Cecurity et recevoir avec une autre plateforme ?

Techniquement oui, puisque les abonnements factures émises et factures reçues sont distincts dans l’administration de la plateforme. L’interopérabilité obligatoire entre plateformes agréées permet cette configuration, et eFacture gère les échanges de Factur-X, UBL, CII et CDAR avec les autres opérateurs depuis mars 2026. Reste à vérifier la cohérence de l’inscription à l’annuaire, puisque chaque adresse électronique est rattachée à une seule plateforme pour un usage donné.

Que faire si mon expert-comptable utilise une autre plateforme agréée ?

Rien d’obligatoire. Les plateformes agréées communiquent entre elles, et vos factures circuleront quelle que soit celle retenue par votre cabinet. La question se pose plutôt en termes de double saisie et de connecteur comptable. eFacture transmet ses pièces via AMI Compta et InvoiceSync, ce qui favorise un cabinet équipé AGIRIS ou ISAGRI. Avec un cabinet sur un autre outil, vérifiez le format d’export et la fréquence de synchronisation avant de vous engager.

Cecurity fait-elle autre chose que la facture électronique ?

Oui, et c’est même son activité historique. La même plateforme porte un module de dématérialisation de la paie, avec gestion des trains de bulletins, des annexes de type contrat de travail ou bilan social individuel, et des droits par typologie de document. L’éditeur commercialise également des coffres-forts numériques et des services de tiers-archivage. La facture électronique est une brique parmi d’autres, ce qui explique le vocabulaire documentaire de l’interface.

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